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02.03.2008

PLAN SOCIAL B2S RENNES, 83 FAMILLES

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FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.

83 salariés 

Date :

Février 2008

Société :

Le centre d'appels b2s

Effectifs :

2000 salariés

Région, ville :

Rennes

Secteur, activité

Centre d’appel téléphonique.

Propriétaire :

société par actions simplifiée

Président M. DIDIER Maxime

DG M. TIRCAZES Olivier

Causes alléguées :

Il y a une dizaine de jours, l'entreprise b2s, soutraitant notamment de Neuf cegétel, annonçait la suppression de son centre d'appels rennais. 83 employés qui restent sur le carreau. En effet, de plus en plus pour réduire les coûts, les entreprises préfèrent exporter ces services à l'étranger. Aujourd'hui, ils manifestent pour dénoncer le plan social.

Nombre de salariés concernés :

83 salariés concernés

Actions des salariés :

Manifestation. samedi 1 mars 2008 samedi 1 mars 2008

Divers infos :

Le centre d'appels b2s coupé par la concurrence offshore b2s rennes licenciement plan social

Il y a une dizaine de jours, l'entreprise b2s, soutraitant notamment de Neuf cegétel, annonçait la suppression de son centre d'appels rennais. 83 employés qui restent sur le carreau. En effet, de plus en plus pour réduire les coûts, les entreprises préfèrent exporter ces services à l'étranger. Aujourd'hui, ils manifestent pour dénoncer le plan social.

" b2s veut nous virer ! b2s doit assumer ! b2s doit payer ! 83 salariés concernés ". Le message est clair. Sur la place de la mairie, les employés de l'entreprise b2s sont dégoûtés. " En novembre, le Comité d'entreprise décidait la délocalisation de l'antenne vers Le Mans. Il y a une dizaine de jours, le PDG arrive et dit stop au déménagement. Il annonce simplement la suppression du site. "

Les employés sont devant le fait accompli. Au total 83 se retrouvent sur le carreau. " On arrive toujours pas à comprendre ", lâche Boris Carer, délégué syndical de la CGT. " Le Comité d'Entreprise a établi la viabilité économique du Les centres d'appels prennent la direction offshore

Mais voilà, l'antenne rennaise subit la dure loi du marché. Une employée explique : " Notre travail, c'est de nous occuper du service d'appels d'entreprises comme Neuf cegetel, Orange, Gaz de France. Le problème, c'est que Neuf a dit : "on veut payer le prix que l'on paie au Maroc". Alors b2s préfère faire du offshore ! ".

Vous comprenez maintenant pourquoi lorsque vous appelez un service client, il est de plus en plus fréquent d'avoir au bout du fil quelqu'un qui est à des milliers de kilomètres de chez vous. Question d'économie, bien souvent au détriment du service. " Aujourd'hui, neuf fois sur dix quand vous essayer de joindre un service client vous vous retrouvez au Maroc. D'ici peu, ce sera systématique ", reprend une employée.

Un constat dur à avaler : " On travaille à la chaîne. On ne touche que le Smic avec quelques primes malgré ça, on a un vrai savoir faire. Beaucoup d'entre nous sont ici depuis plus de 5 ans. Pour un centre d'appel, c'est vraiment pas mal ! ", assure Boris Carer.

http://www.rennes-infhonet.fr/article-societe-127...

B2S Rennes : les salariés ne veulent pas se faire balader

Téléphonie . Un projet de déménagement du centre d’appels s’est transformé subitement en cessation d’activité.

Une structure rachetée cinq fois en sept ans, des salariés aussi jeunes que mal payés et un plan social téléguidé depuis Paris : bienvenue dans le monde de la hotline. À B2S Rennes, centre d’appels de 84 salariés, le CE doit se prononcer aujourd’hui sur la fermeture du site. Or, il y a 15 jours, la direction parlait encore de déménager le centre au Mans. Les syndicats ont la furieuse impression de s’être fait avoir. D’autant qu’incohérences, coïncidences et autres bizarreries émaillent la procédure.

" Depuis le rachat en 2004, B2S a dupliqué nos "process client", transféré nos compétences et les appels de notre client majeur, Neuf, au Maroc. ", explique Phillipe Briouze (CFTC) " Ils nous ont pressurisés ", dénonce Boris Carrère (CGT), qui égrène les concessions faites par les salariés : " suppression du 13e mois et de la sixième semaine de congés payés, transformation de la majoration salariale du samedi en prime sur objectif. " La porte-parole de la direction parle d’une " décision structurelle ". L’avocate du CE, Évelyne Bledniak, en doute : " En 2004, ils ont filiarisé le site (créé une nouvelle structure). Pourquoi parler aujourd’hui de coût de structure trop important ? " B2S se justifie aussi en soutenant qu’il possède trop de surface immobilière. Or, " le centre d’Aix, qui travaille avec Orange, va être agrandi. Notre PDG refuse de transférer une partie des appels chez nous et préfère agrandir Aix car, selon lui, le client n’accepterait pas. Mais, il n’a rien demandé à Orange ! ", dénonce Phillipe Briouze, qui se demande si " le site d’Aix n’a pas bénéficié de subventions du conseil général des Bouches-du-Rhône ".

La solution : le marché d’État du 3939 signé entre B2S et la Documentation française (sous la tutelle du premier ministre). B2S Paris, pour faire face au flux d’appels croissant, doit transférer des appels 3939 vers la province. Ce " débordement ", d’abord octroyé à Rennes, sera finalement traité au Mans. " La direction a menti au client en parlant de problèmes techniques inexistants ", s’insurge Boris Carrère. Le projet du cabinet d’expert mandaté par le CE confirmait la viabilité du site, moyennant le maintien du contrat 3939 à Rennes et quelques suppressions d’emplois. Selon Phillipe Briouze, " la direction a balayé le projet en taxant Syndex d’incompétence ". Voilà qui fera plaisir à ce cabinet d’experts-comptables, pourtant l’un des plus réputés…

En attendant, les salariés bouillonnent. Certains soulignent les relations amicales de Maxime Didier, le PDG, et Jean-Louis Borloo ou encore le fait que Le Mans est le fief politique de François Fillon. Une lettre a d’ailleurs été transmise aux services du premier ministre pour tenter de ramener le client 3939 à Rennes. Contacté hier par l’Humanité, Pierre Molanger, conseiller en charge de l’affaire, était également injoignable.

Mehdi Fikri

http://www.humanite.fr/2008-02-29_Politique_B2S-Rennes-le...

Maxime Didier le PDG ds un extrait d’un article de l’express sur le contrôle des salariés:

Autre justification de l'existence de ce contrôle accru: l'évaluation de la performance individuelle. "Aujourd'hui, analyse Hubert Bouchet, membre de la Cnil et auteur du rapport sur la cybersurveillance des salariés, les technologies de contrôle se sont installées au cœur même du processus de travail." Sur les plates-formes téléphoniques, par exemple, la présence et la productivité des téléopérateurs sont mesurées grâce à des systèmes informatiques. Chez B2S, sous-traitant spécialisé dans la relation client par téléphone, chaque salarié est averti par son contrat: il est tracé. Son premier geste de la journée? Entrer son code personnel sur l'ordinateur. Durée et nombre des communications, pause-pipi, pause-café-cigarette… Tout est enregistré. "Chez nous aussi, il y a des cadences à respecter et nous sommes obligés de mesurer le rendement", justifie Maxime Didier, PDG de B2S.

Les écoutes téléphoniques aléatoires permettent aussi de mesurer la qualité de la prestation. Règne du client roi oblige. "Dans notre métier, les écoutes sont le seul moyen de mesurer le service offert et d'évaluer les salariés, ajoute le PDG de B2S. Ce sont aussi des gages de qualité que nous présentons à nos propres clients." Chaque téléopérateur est écouté, en moyenne, cinq fois par mois. Le résultat est ensuite formalisé par un logiciel qui établit les "notes d'écoute" et les progressions de chacun. Mais cette belle mécanique suscite des grincements de dents. "La productivité prime sur la qualité, regrette Sandra Demarcq, 34 ans, salariée de B2S et représentante syndicale SUD. Nous sommes continuellement sous pression, stressés, parce que l'on se sait fliqués en permanence."

http://www.lexpress.fr/services/archives/consultation.asp...

Sources

Commentaires

Ils ne partiront pas avec les indemnités de Gauthier-Sauvagnac ... Ils ne sont pas méritants eux.

Ecrit par : agathe | 02.03.2008

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