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09.03.2008

PLAN SOCIAL LE PROGRES, 200 FAMILLES

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FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.

Date :

Février 2008

Société :

Les quotidiens Le Progrès et La Tribune-Le Progrès (lyon)

Effectifs :

1000 salariés

Région, ville :

Lyon

Secteur, activité

Presse

Propriétaire :

L’EBRA (Est Bourgogne Rhône-Alpes), c’est le nom du groupe créé suite au rachat du pôle Rhône-Alpes de la Socpresse par l’Est Républicain de Gérard Lignac. Ce nouveau groupe de presse, contrôlé à 51% par l’Est Républicain et à 49% par le Crédit Mutuel Centre-Est Europe, regroupera une myriade de journaux régionaux : l’Est Républicain, les Dernières Nouvelles d’Alsace, La Liberté de l’Est, le Journal de Saône-et-Loire, le Progrès, le Dauphiné, le Bien Public, et 50% du Journal de la Haute-Marne. Concrètement, le Crédit Mutuel financera le rachat (pour une somme de 215 millions d’euros au total), tandis que l’Est Républicain assumera la dette du groupe Progrès, soit environ 185 millions d’euros.

Causes alléguées :

Après avoir programmé pour fin 2008 la destruction de près de 700 emplois dans les services techniques et administratifs des différentes entreprises, par le biais des départs volontaires subventionnés dans le cadre du PMS - ce qui implique d’importants transferts de charges vers les journalistes -, ce sont les rédactions qui sont désormais dans le viseur.

Objectif affiché des dirigeants d’Ebra : briser les barrières entre les titres, en multipliant les " synergies rédactionnelles ".

Depuis cet été, la stratégie de la mutualisation annoncée passe par des " discussions " convoquées au niveau du groupe, auxquelles les syndicats de journalistes ont toujours refusé de participer.

Nombre de salariés concernés :

200.

Actions des salariés :

Les quotidiens Le Progrès (Lyon) et La Tribune-Le Progrès (Saint-Etienne) étaient absents des kiosques jeudi 27 décembre en raison d'une grève des rotativistes de Chassieu (Rhône), où sont imprimés les deux journaux, à la suite d'un projet de plan social, a-t-on appris de source syndicale.
Les deux quotidiens ne sont pas parus dans cinq départements (Haute-Loire, Loire, Rhône, Ain, Jura) de leur zone de diffusion après un nouveau mouvement social à l'initiative d'une intersyndicale CGT-CFDT-FO-CGC des techniciens de Chassieu.

Divers infos :

Risque de licenciements secs au Progrès, absent des kiosques

27 déc. 07

SAINT-ETIENNE (AFP) — Les quotidiens Le Progrès et La Tribune-Le Progrès ne sont pas parus jeudi en raison d'une grève des rotativistes de Chassieu (Rhône), à la suite d'un projet de suppression de postes, a-t-on appris de source syndicale.

Les deux quotidiens sont absents des kiosques des cinq départements (Haute-Loire, Loire, Rhône, Ain, Jura) de leur zone de diffusion après un nouveau mouvement social provoqué par une intersyndicale CGT-CFDT-FO-CGC des techniciens de Chassieu.

C'était la première fois que l'imprimerie de Chassieu devait fabriquer La Tribune-Le Progrès, après la fermeture de l'imprimerie stéphanoise du groupe Ebra.

Face à ce durcissement, qui intervient une semaine après un précédent conflit social, la direction évoque des "licenciements secs" pour procéder aux départs prévus.

Les syndicats exigent pour les salariés du groupe une prime de 1.000 euros, cinq points d'augmentation d'indice représentant une augmentation mensuelle de 90 euros, ainsi que la généralisation des chèques restaurants.

Pour faire pression, ils ont une nouvelle fois refusé mercredi de signer le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) et le Plan de modernisation sociale (PMS) du groupe Progrès négociés depuis plusieurs mois avec leur direction.

A cause des intempéries qui ont touché l'est de la France, Gérard Colin, président du groupe Progrès et directeur général d'Est-Bourgogne-Rhône-Alpes (Ebra), contrôlé par l'Est Républicain et le Crédit Mutuel, n'a pas pu être présent, mercredi après-midi, à la réunion de négociation avec les organisations syndicales, a-t-on précisé.

Il leur a transmis un document, dont l'AFP a obtenu une copie, dans lequel il déclare qu'"à défaut des signatures nécessaires à l'entrée en vigueur du PSE (...), la direction sera dans l'obligation d'envisager de réaliser les départs prévus non plus dans le cadre du volontariat mais dans le cadre de +licenciements secs+".

Quelque 200 départs sont programmés sur le millier de salariés du groupe Progrès, qui devrait enregistrer une dizaine de millions d'euros de pertes en 2007 (contre 6,7 millions en 2006).

Sources

http://www.clubpresse.com/lyon/general/279/

http://www.acrimed.org/article1911.html

http://afp.google.com/article/ALeqM5h94lkJ3PQZmgxElYyx0ri...

Pétition et revendications des journalistes ici :

http://www.mesopinions.com/Pour-la-pluralite-de-la-presse...

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