09.04.2008
PLAN SOCIAL LE MONDE, 130 FAMILLES.

FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.
Date : Avril 2008.
Société :
Groupe " Le Monde "
Effectifs :
1600 salariés
Région, ville :
Paris.
Secteur, activité
PRESSE.
Propriétaire :
..
causes alléguées :
"Les sociétés de personnel soulignent qu’après sept années d’exercice déficitaires et plus de 160 millions d’euros de pertes cumulées, ce plan, prévu depuis plusieurs mois, est malheureusement inévitable pour assurer la pérennité des titres qui composent [le groupe]", estime de manière réaliste un communiqué des sociétés de personnel, actionnaires internes, à l’issue du conseil de surveillance d’hier. Il juge également qu’il est "a fortiori nécessaire pour maintenir l’indépendance économique et éditoriale, alors que des projets de recapitalisation les menacent".
Nombre de salariés concernés :130 salariés.
Actions des salariés :
Réunis en assemblée générale en fin de matinée, quelque 300 salariés de la Société éditrice du Monde (SEM, une des entités du groupe Le Monde chapeautant le quotidien) ont décidé à une écrasante majorité "une grève de 24 heures lundi 14 avril, avec non parution de l'édition du mardi", selon des sources syndicales.
Infos :
samedi 5 avril 2008
Les 1 600 salariés du groupe Le Monde le craignaient, le choc est encore plus rude que prévu: 130 suppressions d’emplois au quotidien, et des cessions de filiales. FRÉDÉRIQUE ROUSSEL QUOTIDIEN :Il était attendu le 19 décembre. Mais rien ne s’était alors passé comme prévu. Le directoire avait démissionné en bloc. Près de quatre mois après, la crise de gouvernance passée, le plan de redressement est sur la table. Les 1 600 salariés du groupe Le Monde le craignaient, le choc est encore plus rude qu’ils ne l’envisageaient. Soit 130 suppressions d’emplois prévues, dont les deux tiers à la rédaction. "Méchant, beaucoup plus méchant que prévu" , lâche un journaliste.
Déprimé. La douloureuse a été concoctée par Eric Fottorino, élu à la présidence du directoire en janvier, et son vice-président, David Guiraud. Elle a été présentée hier en conseil de surveillance. L’état des comptes réclamait du drastique, avec pour objectif de retrouver l’équilibre financier dès l’année prochaine. Le groupe a en effet accusé une perte de 20 millions d’euros en 2007. Si la vente des Journaux du Midi a permis de le désendetter en partie, la situation financière reste difficile. Dans un environnement publicitaire très déprimé. Les mesures envisagées dans ce plan de redressement 2008-2010 permettraient de faire "une économie structurelle minimum de 15 millions d’euros sur deux ans". Equilibre en 2009, résultat positif en 2010.
Pour en arriver là, un projet de plan social jamais vu au Monde, qui a déjà souffert en 2005, a été avancé. Sur les quelque 580 salariés que compte la société éditrice du Monde (SEM), 130 postes, c’est un sur cinq. Deux tiers de ces 130 concernent la rédaction, soit 85 journalistes sur 340 au Monde . Dans l’ordre de l’inédit aussi, le quotidien va connaître des licenciements, puisque le directoire envisage un plan en deux étapes : d’abord un plan de départs volontaires et ensuite un plan de départs contraints. En imaginant qu’il n’y aura évidemment pas le nombre de candidats au départ suffisant. De quoi lourdement plomber l’ambiance et de promettre une négociation serrée avec les syndicats.
Autre coup de bambou, le plan prévoit de céder des "entités déficitaires ou non stratégiques". En clair, la partie édition et magazines qui perdent de l’argent. Il s’agit de Fleurus Presse (groupe d’édition jeunesse), des Editions de l’Etoile (la société qui édite les Cahiers du Cinéma), du mensuel Danser et du réseau de librairies spécialisées en littérature religieuse La Procure. Les grands titres, bénéficiaires comme Télérama, Courrier international ou la Vie ne sont pas concernés.
Le plan prévoit aussi, dans un second temps et sans plus de détails, de "moderniser les systèmes (rédaction, gestion, abonnements) afin de mutualiser les coûts et simplifier les structures". Enfin, il est prévu de "revisiter les implantations immobilières". Le Monde Interactif pourrait par ailleurs être rapatrié dans le giron de la maison mère, ce qui ne fait pas que des heureux. Très vague encore, le directoire prévoit "une nouvelle approche de l’offre éditoriale du quotidien et de ses suppléments"à l’automne. Eric Fottorino et David Guiraud comptent clore la première partie du programme avant l’été. De recapitalisation, en embuscade depuis décembre, il n’a pas été question.
"Les sociétés de personnel soulignent qu’après sept années d’exercice déficitaires et plus de 160 millions d’euros de pertes cumulées, ce plan, prévu depuis plusieurs mois, est malheureusement inévitable pour assurer la pérennité des titres qui composent [le groupe]", estime de manière réaliste un communiqué des sociétés de personnel, actionnaires internes, à l’issue du conseil de surveillance d’hier. Il juge également qu’il est "a fortiori nécessaire pour maintenir l’indépendance économique et éditoriale, alors que des projets de recapitalisation les menacent".
"Irresponsable". Au Monde, on a effectivement le sentiment de payer les pots cassés pour des années de mauvaise gestion. "Cette hémorragie annoncée est le résultat d’une gestion irresponsable de l’entreprise par les précédents directoires et d’une vigilance inexistante de la part du conseil de surveillance" , souligne l’intersyndicale (SNJ, CGT, CFDT), qui juge le plan "inacceptable". "C’est un plan à la fois indispensable, du fait de la situation économique, et qui doit être fait dans l’efficacité et l’équité" , estime quant à lui Eric Fottorino, qui précise que ce projet "doit être adopté par les partenaires sociaux".
De fait, un comité d’entreprise extraordinaire est programmé dès la semaine prochaine. Et une assemblée générale le 8 avril.
Le Monde: grève historique lundi contre le plan de redressement
Il y a 21 heures
PARIS (AFP) — Les salariés du Monde ont voté mardi un mot d'ordre historique de grève pour lundi prochain avec non-parution du quotidien, afin de protester contre le "coup de massue" qui leur a été infligé avec l'annonce par la direction d'un plan prévoyant 130 suppressions d'emploi.
Réunis en assemblée générale en fin de matinée, quelque 300 salariés de la Société éditrice du Monde (SEM, une des entités du groupe Le Monde chapeautant le quotidien) ont décidé à une écrasante majorité "une grève de 24 heures lundi 14 avril, avec non parution de l'édition du mardi", selon des sources syndicales.
Le président du directoire, Eric Fottorino, a "regretté" qu'un mouvement de grève soit décidé "de façon informelle, à main levée" sans qu'il ait pu s'exprimer devant le comité d'entreprise.
M. Fottorino avait prévu de s'adresser aux salariés lundi prochain, mais "le comité d'entreprise a refusé en estimant qu'il s'agirait d'un délit d'entrave", a-t-il expliqué, ajoutant : "dès que le risque de délit d'entrave sera écarté, je parlerai".
Selon l'historien et spécialiste du Monde, Patrick Eveno, il s'agit seulement de la troisième menace de grève impliquant la rédaction depuis la création du titre en 1944.
Les deux précédents mouvements, en 1951 et 1984, avaient finalement été suspendus, a précisé M. Eveno qui vient de publier "La presse quotidienne nationale: fin de partie ou renouveau ?" (ed. Vuibert).
Cette grève, qui ne concerne pas les autres entités du groupe, permettra aux salariés de "débattre" des documents sur le plan de redressement que la direction doit remettre aux syndicats lors d'un premier comité d'entreprise (CE) extraordinaire de la SEM vendredi, a expliqué à l'AFP Michel Delberghe (CFDT).
D'après les syndicats, la direction souhaite ouvrir la procédure d'information-consultation sur le plan social dès le mardi suivant.
La direction du groupe, déficitaire et lourdement endetté, a présenté vendredi en conseil de surveillance un "plan de redressement" prévoyant la suppression de 130 emplois à la SEM, à la fois par des départs volontaires et contraints, et la cession de plusieurs entités "déficitaires ou non stratégiques" (Fleurus Presse, Les Cahiers du Cinéma, Danser...).
En comptant ces projets de cession, quelque 300 salariés selon les syndicats seraient menacés dans le groupe, dont un quart de la rédaction du quotidien. Le plan doit permettre de restaurer l'équilibre du quotidien et de ses suppléments à l'échéance de 2010.
Mardi lors de l'assemblée générale à laquelle ont participé des délégations des autres entités du groupe, les salariés "assommés" se sont insurgés contre ce "coup de massue énorme", certains dénonçant les "dépenses du directoire" et les "errements des dirigeants", selon des témoins.
Dans une motion présentée par l'intersyndicale SNJ-CFDT-CGT, le personnel a dénoncé la "brutalité" et la "sévérité sans précédent" des mesures envisagées.
"Cette hémorragie annoncée est le résultat d'une gestion irresponsable de l'entreprise par les précédents directoires et d'une vigilance inexistante de la part du conseil de surveillance", s'insurge-t-il dans cette motion.
Le document a ensuite été remis par les syndicats à la direction.
Lors de cette rencontre, "nous avons insisté sur le fait que nous ne voulons pas de licenciements" (contraints) et "qu'il y a probablement d'autres pistes à explorer que de couper des têtes", a indiqué à l'AFP Christiane Chombeau (SNJ).
Les salariés du pôle magazine doivent se réunir en assemblée générale jeudi après-midi.
Sources
http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/319473.FR.php
http://afp.google.com/article/ALeqM5hHi5Ruk73bqDJodAkc3zi...
10:22 Publié dans FICHES PLAN SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : plan, social, le-monde



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