01.10.2008

PLAN SOCIAL SCT BAZET, 42 FAMILLES.

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DEPUIS LE 23 FEVRIER :
 

22 325
  FAMILLES.

Publié le 01/10/2008 à 09:42 | Gérald Camier.

Bazet. Mobilisation permanente pour

les salariés de la SCT

Social. Comité d'entreprise crucial, hier, pour les salariés de la Société des céramiques techniques en proie aux licenciements.

Quatorze délégués du personnel et syndicaux (CFDT, CGC, CGT et CFTC) se sont enfermés, hier matin (de 9 h 30 à midi), avec le nouveau directeur de la Société des céramiques techniques (SCT à Bazet), Charles Billières, nommé le 15 septembre, pour un comité d'entreprise qui « n'a pas été houleux », dixit Jean-Marc Massip (délégué CFDT), mais qu'on imagine tendu. La SCT- est-elle toujours l'un des fleurons du pôle de compétitivité de la céramique selon la définition des élus ?- traverse une nouvelle passe difficile de son existence. 42 emplois, sur un effectif total de 160 personnes, sont actuellement menacés de licenciements et, dès le 28 novembre, les courriers partiront. Du coup, en se regroupant, hier matin, devant la grille de la société, les salariés de la SCT ont voulu montrer qu'ils ne sont pas dupes des conséquences que va engendrer le plan social décrété à la hâte en février dernier.

plan social

Le plan social se déclinera en plusieurs phases appelées « livres ». Le livre 3 est d'ailleurs une singulière littérature par ces temps qui courent : on y cause, pêle-mêle, de 2 mois de salaire supplémentaires pour tout volontaire au départ ; d'un cabinet chargé d'orienter les gens vers le reclassement ; de l'assistance d'un cabinet d'experts-comptables pour soutenir les salariés dans leurs contre-propositions. « Quand on voit que la SCT est dans le pôle de compétitivité dont on n'entend plus parler, on se demande où sont les élus qui s'en targuaient, mais on ne voit personne », regrette Jean-Marc Massip qui assure que la « plupart des gens sont aujourd'hui remontés contre les élus ».

Pour les syndicats, il ne fait aucun doute que la situation de la SCT, mis à part les aléas de la conjoncture, n'est que le fruit des choix de la direction. Notamment en privilégiant 50 % du chiffre d'affaires de la SCT avec un seul gros client américain, spécialisé dans l'imagerie médicale. « La SCT perd ce client à la fin de l'année, il ne renouvelle pas son contrat qui arrive au terme de ses 5 ans et le trouverait trop contraignant », indique la CFDT.

Les salariés cherchent donc à rebondir et assurer leurs arrières et les délégués syndicaux de draguer la direction départementale du travail pour l'obtention d'un bon nombre de départs en préretraite pour des gens âgés entre 56 et 57 ans, « financés à 50 % par l'État mais livrés au compte-gouttes », précise M. Massip.

source : http://www.ladepeche.fr/article/2008/10/01/478749-Bazet-M...

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