04.10.2008

PLAN SOCIAL CYMBELINE, 10 FAMILLES.

 

DEPUIS LE 23 FEVRIER :

23 547
FAMILLES.


Nous incrémentons le compteur de 10 familles, les 8 salariés de Cymbeline et deux ouvrières à domicile.

Nous retrouverons les autres entreprises évoquées ultérieurement, sans illusions.

« C’est notre savoir-faire qui part en Asie ! »
CATHERINE ROY, coupeuse chez Cymbeline depuis 1980P.V. | 03.10.2008, 07h00

«MARDI soir, lors d’un comité d’entreprise, j’ai appris que l’atelier de coupe de nos collections de robes allait être transféré en Asie. Je fais partie d’une équipe de 8 personnes qui doivent être licenciées. C’est notre savoir-faire qui part en Asie ! C’est dur à avaler après vingt-huit ans de bons et loyaux services chez le leader mondial de la robe de mariée, explique Catherine Roy, coupeuse chez Cymbeline depuis 1980 .

Beaucoup d’employés ont peur que ce ne soit qu’une étape dans le démantèlement de l’entreprise. En 2007, il y avait 107 personnes qui travaillaient pour Cymbeline. Nous ne sommes plus que 50 à Nemours. La fermeture de l’atelier de coupe va avoir d’autres répercussions. Il employait deux autres ouvrières à domicile. Une entreprise locale procédait au montage des robes. Je suis très inquiète pour l’avenir de mes collègues. »

Le Parisien

Ils dénoncent 200 suppressions d’emplois

ILS ÉTAIENT près de 300 à manifester hier après-midi dans les rues de Nemours, pour dénoncer de futurs plans sociaux dans la région et un « pôle industriel fragilisé ». Voilà les sites qui, selon les syndicats, sont menacés.

NEMOURS
Cymbeline.
Cette célèbre entreprise spécialisée dans la fabrication de robes de mariées (50 salariés) a organisé mercredi soir son comité d’entreprise (voir encadré) .

D’après les syndicats, « l’entreprise prépare la délocalisation d’une partie de sa fabrication en Asie. Huit emplois seront supprimés. Mais une fermeture du site n’est pas à écarter dans l’avenir. »
Nestlé-Friskies. Cette entreprise de stockage et de revente d’accessoires pour animaux domestiques fait travailler 32 employés. La CGT prétend que « le site va fermer en 2009, avec un regroupement des services à Noisiel, un des sièges sociaux de Nestlé ». Valérie Bignon, directrice des relations extérieures de Nestlé, dément. « C’est une fausse information. »

SAINT-PIERRE- LES-NEMOURS
Quartz-et-Silice (Saint-Gobain).
D’après Isabelle Bouquet, secrétaire générale de l’Union départementale CFDT, « c’est 87 emplois sur 128 qui doivent être supprimés, avec une fermeture du site en 2010 ». En juin dernier, le comité d’entreprise avait annoncé seulement 70 suppressions d’emplois. Les autres salariés doivent être mutés dans une autre usine du groupe, située à Saint-Pierre. Le maire UMP de Saint-Pierre, Bernard Rodier, se veut rassurant. « Le conseil municipal vient de voter la vente d’un terrain pour agrandir cette nouvelle usine du groupe Saint-Gobain. Je pense que les emplois vont se multiplier là-bas. » La direction a promis « un reclassement exemplaire » des autres salariés.
Henkel. La CGT craint des retombées après l’annonce du groupe allemand de supprimer 3 000 emplois en Europe : « Une quinzaine de licenciements est annoncée. » Gérard Kervendal, directeur du site, remet les pendules à l’heure : « C’est un laboratoire de recherche qui va être transféré à Düsseldorf. Ce sont 7 postes qui vont être supprimés, avec un reclassement. Actuellement, nous sommes 150 personnes dans cette usine pour la fabrication de lessive liquide et de produit vaisselle. Et notre marché est porteur. Nous allons acheter un terrain à la commune, pour un éventuel agrandissement. »

BAGNEAUX
Société Corning.
Les syndicats craignent de nouveaux licenciements chez le leader mondial du verre optique. A la fin 2000, il y avait 500 salariés. On en compte 350 maintenant. « Nous savons que l’entreprise prépare un nouveau plan social. Entre 20 et 50 emplois vont être supprimés. Cela fait trois ans que la direction fait le coup. Nous pensons que ce groupe doit se restructurer et se tourner vers la haute technologie. Sinon, l’ensemble des salariés pourraient avoir une plus mauvaise surprise », affirme la CFDT. Le maire affirme « n’être pas au courant de ce plan social ». Pascal Villebeuf

 

Le Parisien

Pour les syndicats CGT et CFDT, plus de 200 emplois seraient encore menacés sur le bassin de Nemours. Hier, ils ont organisé une manifestation.

Pascal Villebeuf | 03.10.2008, 07h00

 http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/ils-denoncent-...

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