25.10.2008

AUTOMOBILE, DELOCALISATION MOLEX VILLEMUR, 300 FAMILLES.

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http://www.ladepeche.fr/article/2008/10/24/483871-Villemu...

Publié le 24/10/2008 09:18 | Recueilli par J.-F L.-G.

Villemur. Molex supprime 300 emplois

Le groupe américain de connectique automobile a annoncé hier la fermeture de son usine de Villemur-sur-Tarn, sur fond de délocalisations.

Une Allemande est venue déposer sa candidature chez Molex, hier après-midi, à Villemur-sur-Tarn. « Ce n'est pas la peine », souffle l'hôtesse d'accueil. Une heure avant, le groupe américain de connectique automobile a annoncé à ses salariés la fermeture du site, en juin 2009. Avec la suppression de plus de 300 postes : 275 CDI, 22 CDD et 10 intérimaires. Molex prévoit aussi de réduire ses effectifs d'Ettlingen (Allemagne).

Malgré les rumeurs alarmistes et insistantes qui couraient depuis plusieurs mois, c'est un coup de massue pour le personnel. « Les gens ont pleuré. Certains pensaient à un plan social pour les plus âgés, mais pas à une fermeture définitive. ça nous est tombé sur la tête », confie Denis Parise, secrétaire CGT du comité d'entreprise. Devant l'usine, lors d'une réunion impromptue, les mots fusent. « Je ressens de la haine, de la colère, de la rage d'avoir été baladée par la direction », crie une jeune femme. Tous parlent d'« écœurement ». « On a fait 640 000 € de bénéfices en 2006-2007, 1,2 million en 2007-2008. Comment peut-on justifier le licenciement économique, alors que nous avons le savoir-faire et la productivité ? », s'étonne Denis Parise. « Il y a quelques mois, on nous a reçus, avec des petits fours, pour nous remercier, nous dire qu'on était les meilleurs du groupe. Les Américains ne pensent qu'au profit », insiste Michel Tourret, délégué CFDT, qui a changé cinq ou six fois d'employeur, en 32 ans d'ancienneté sur le même site. « Molex justifie la fermeture par la crise économique. Mais depuis le rachat, le… 1er avril 2004 à la SNECMA, pour une bouchée de pain, ils n'ont pas investi un kopeck ici. Ils se sont servis de nous pour récupérer nos brevets, un ticket d'entrée chez de gros clients comme Peugeot. Nous avons mis au point des produits qui ont été développés ailleurs, là où ça coûte moins cher, où la concurrence est déloyale. La pression des clients incite à la délocalisation », maugréent Denis Paryse et Thierry Bonhoure, délégué FO. « » En quatre ans, nous avons perdu 65 emplois, le site de Kosice, en Slovaquie, en a gagné 600. ça veut tout dire », glisse Guy Pavan, délégué CGT.

La résistance s'organise. Les employés apprécient assez peu la présence d'un huissier et des gendarmes : « On nous vire, et les bandits, c'est nous ! ». Pas question de violence cependant : « On ne cassera rien ». Pas de grève avant le comité d'entreprise qui lancera la procédure, le 6 novembre. « On va venir chaque jour, on pointera, on rentrera dans les ateliers. Mais on ne va pas travailler, surtout pas produire pour les autres. Plus rien ne sortira d'ici », avancent les délégués syndicaux. « On n'a plus rien à perdre, on a perdu notre emploi. Alors, il faut qu'on arrive à démontrer à la justice que tout était orchestré depuis longtemps », lance Thierry Bonhoure. L'entreprise va fermer 15 jours en décembre : « On sera vigilants, pas question qu'ils emportent les machines ». Les salariés demandent le soutien des élus, « on a besoin de faire monter la pression ». Une réunion publique est prévue mardi, avant une opération ville morte. Pour Villemur, secteur enclavé, où le taux de chômage est le plus fort du département, le coup est rude.


« Qu'est-ce qu'on va devenir ? »

« C'est une catastrophe pour le canton, c'est surtout une catastrophe sociale. Que vont devenir les salariés ? Il y a peu d'emplois industriels ici » s'inquiète Jean-Marc Dumoulin, conseiller général UMP. Le voisin de Molex, Labinal (700 salariés) connait lui aussi une baisse d'activité…

Comme les pâtes Brusson, aujourd'hui fermées, qui ont employé plusieurs centaines de personnes, les câbleries auto faisaient partie du patrimoine de Villemur depuis la guerre. L'entreprise a changé de nom plusieurs fois, avec des restructurations à la clé. Des générations, des familles entières y ont travaillé. « Pas la peine de faire de longues études, on aura du boulot » disait-on à l'époque. « La reconversion sera difficile. On va être obligés de trouver autre chose, mais quoi ? » soupire Serge Canitrot, 49 ans, 28 ans d'ancienneté.

« La moyenne d'âge est de 45 ans, on a un métier très spécifique. Hormis les quatre fraiseurs et les logisticiens, le reclassement sera compliqué », frémit Denis Parise. « J'ai un BTS de plasturgie, j'avais eu du mal à trouver mon job » renchérit un jeune technicien. « Comment vont faire ceux qui ont des crédits immobiliers, des gosses en bas âge ? » lancent plusieurs voix. « Il va falloir continuer à payer l'essence, les impôts, manger. J'ai deux gosses » fulmine Philippe Larroque. Son couple galère depuis des années : « Ma femme travaillait chez Valéo, à Labastide-Saint-Pierre. Après la fermeture de l'usine, elle s'est battue 3 ans pour récupérer 12 000 € lors du procès. Elle a mis beaucoup de temps à retrouver un travail, pas terrible, à 1 000 € par mois, dans les travaux publics, qui vont très mal en ce moment. Elle a peur pour elle aussi. Hier, elle a pleuré. Psychologiquement, c'est très dur. Le travail, c'est l'équilibre de la vie ». Il restait 3 ou 4 ans de carrière à Nicole, 37 ans de présence dans l'usine. Elle y a connu son mari, ils y travaillent tous les deux. « On fait partie des murs. Mais on se sent impuissants. On dépouille la France de ses compétences. Que restera-t-il à nos enfants ? »


Molex : «Garder la compétitivité»

Le DRH de Molex Europe, Stéphane Kellar, est venu sur place. Interview.

Pourquoi cette fermeture ?

Nous devons garder notre compétitivité sur le marché. Le coût du site, le plus élevé d'Europe, des matières premières nous oblige à proposer (sic) la fermeture de l'usine à nos partenaires sociaux. Dans un contexte de mondialisation, le site n'est pas compétitif. Il n'avait surtout aucun projet, alors que la connectique automobile ne se porte pas bien.

L'usine faisait pourtant des bénéfices...

Nous avons eu des chiffres en hausse, mais rien ne dit que nous n'en aurions pas eu en baisseà l'avenir. Nous devons commencer à prendre des précautions. Il y a bien sûr une dimension humaine, 300 familles avec enfants, mais Molex compte 30 000 salariés dans le monde. La décision, la meilleure pour le groupe, dépasse la dimension de la région.

Que va devenir le personnel ?

Nous allons discuter avec eux. Molex est connu dans le monde entier pour ses bonnes relations avec son personnel. Nous chercherons les meilleures solutions pour leur reclassement. Nous sommes très conscients de nos responsabilités.


Réactions

Pierre Izard, président du conseil général de Haute-Garonne. Les élus du conseil général ont déposé un vœu, hier,, sur la situation du groupe Molex. Dénonçant la « logique » du groupe américain, ils demandent à la ministre de l'Économie « les mesures qu'elle compte prendre pour assurer la préservation de l'emploi dans ce bassin de vie ». « Trois cents emplois, c'est énorme, ça va déstabiliser toute une région. Je suis très inquiet pour l'avenir de la sous-traitance en Haute-Garonne, et pas seulement dans l'aéronautique. Je vais prendre contact avec le préfet pour voir si l'aide aux entreprises qui avait été annoncé va se réaliser » a précisé Pierre Izard.

Martin Malvy, président du conseil régional. « La fermeture de Molex est dramatique. Je suis particulièrement inquiet des conséquences sur le bassin d'emploi et sur l'activité économique de la zone de Villemur ». Si aucune solution de reprise n'est envisageable, il appartiendra aux représentants de l'État en Région de veiller à ce qu'un plan social respectueux des intérêts des salariés soit mis en œuvre et que soient examinées toutes les pistes de recréation possibles d'emplois. La Région est disponible pour y participer ».

Jean-Claude Boudet, maire de Villemur. « J'ai une profonde colère. Comment une entreprise qui a réalisé des bénéfices peut-elle avoir l'indécence de fermer un site ? Cette mesure inadmissible n'est guidée que par la pure obsession d'une rentabilité financière, et par le mépris à l'égard de ceux et celle qui l'ont rendu possible. C'est une entreprise préméditée. Molex est arrivé avec l'intention de puiser notre substance et de nous réduire à l'inactivité ».

Gérard Bapt, député. « Molex poursuit sa stratégie d'ensemble qui consiste à prendre des positions sur les marchés européens, puis à délocaliser vers les pays à bas salaires, au-delà de la Slovaquie, vers la Chine. Cette entreprise au cash-flow important obéit aux règles de la politique libérale visant à « optimiser les coûts » en direction de ses actionnaires. Il faut agir au plus vite pour la réindustrialisation du site et la conversion de salariés ».

Jean-Marc Dumoulin, conseiller général. « On peut parler de patrons voyous. Dire que les salariés de Villemur ont formé ceux de Kosice ! Ils ont bénéficié d'argent public, il faut retarder l'échéance, polluer leur décision. Ils ont racheté l'entreprise en 2004 pour les brevets, l'accès aux constructeurs français »

 

24.10.2008

TEXTILE, DELOCALISATION DIM, 86 FAMILLES.

DEPUIS LE 23 FEVRIER : 

 32 148 FAMILLES

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Delocalisations, encore et toujours !

Dim réajuste ses dessous à Autun

24/10/2008
Le fabricant de sous-vêtements redéploie jusqu'en janvier prochain, ses activités industrielles à Autun (Saône-et-Loire) où il emploie 1 000 salariés sur un effectif total de 1 800 personnes en France. La fabrication de lingerie rejoindra des ateliers en Roumanie. Cet arrêt concerne 86 personnes qui se verront proposer une mesure de reclassement interne.

Dans le même temps, Dim SAS (300 millions d'euros de chiffre d'affaires) muscle son activité « chaussant », constitué des collants, bas et mi-bas, en dotant son parc d'équipement de 30 machines supplémentaires. L'investissement porte sur un montant supérieur à 500 000 euros. La filiale du groupe DBApparel (Sun Capital Partners), depuis son rachat à Sara Lee en février 2006, compte aussi renforcer sa plate-forme logistique et lui donner un rayonnement plus européen.

Dim sort d'un plan social qui a touché plusieurs centaines de salariés, notamment en Bourgogne où l'unité de Château-Chinon (Nièvre) a été fermée. Sur un marché très concurrentiel, l'industriel doit aujourd'hui privilégier le positionnement de collections à rotation plus rapide. Il est intégré à un groupe solide (12 000 personnes en Europe), qui commercialise de nombreuses autres marques très connues comme Wonderbra, Unno ou encore Playtex.

De notre correspondant en Bourgogne-Franche-Comté, Didier Hugue

PORCELAINE, DESHOULIERES LIMOGE, 82 FAMILLES.

DEPUIS LE 23 FEVRIER : 

 32 062 FAMILLES

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  La nouvelle est tombée : 82 licenciements ! ici:

La porcelaine se brise : bientôt des licenciements

Ce matin, la réunion du comité central d’entreprise du groupe Deshoulières sera douloureuse. La question est de savoir combien il y aura de licenciements.

C ’est encore plus catastrophique que ce que nous pressentions. C’est au-delà de nos prévisions les plus noires. Les syndicalistes CGT du groupe Deshoulières à Chauvigny n’en diront pas plus jusqu’à ce matin. Le comité central d’entreprise extraordinaire des sociétés Porcelaine de Sologne, Deshoulières SA, Société Financière et Porcelaine de Limoges et du Dorat, fera le reste dès 9 h. Pendant toute la journée, les 178 ouvriers chauvinois vont attendre de voir le couperet d’un plan social tombé. Il n’y aura pas qu’eux : les 80 salariés des sites de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher), les quarante et un du Dorat (Haute-Vienne) et les 84 de la société financière sont aussi concernés par ce plan de licenciement de grande ampleur. On évoque des chiffres (plus de 60 à Chauvigny) et des fermetures de site… Il n’y a malheureusement pas de réelle surprise à cette annonce. Le 1er octobre dernier, La NR avait évoqué l’épuration organisée à la tête du groupe par les actionnaires. Le patron et membre du conseil d’administration, Yann Deshoulières, avait été écarté de ses fonctions et remplacé par Cyrille Roze pendant que Gérard Zinck était nommé responsable de la société financière.

Deshoulières vit sous perfusion depuis 2002

Leur but ? Atteindre l’équilibre du groupe en douze mois. Les actionnaires russes n’attendront pas un mois de plus. Quand le capital parle, c’est la compression de personnel qui trinque. La méthode est connue et éprouvée. Les actionnaires suisses d’Aubade avaient fait la même chose à Saint-Savin il y a deux ans : 140 petites mains à la porte. Mais à la différence d’Aubade qui était encore bénéficiaire, Deshoulières vit sous perfusion de capitaux étrangers depuis 2002, année du rachat du groupe par le milliardaire Nikolay Tsevtkov. Des dizaines de millions d’euros ont été injectés chaque année par les Russes pour sauver l’entreprise. Aujourd’hui, ils ont décidé de couper le robinet et de vidanger le trop plein. Ce sont les ouvriers français qui épongeront.

Xavier Benoit
la Nouvelle République

BATIMENT, FFMT LE FOSSAT, 12 FAMILLES.

Publié le 24/10/2008 09:11 | J.-Ph.C.

Le Fossat. 12 licenciements à la FFMT

Emploi. Mauvaise passe pour la société qui fabrique la "maison transportable" dans la vallée de la Lèze.

 

 

La nouvelle est tombée sur le Fossat avec la même force que la pluie de grêle voilà quelques mois. Elle va aussi laisser des traces. La FMTT va licencier douze de ses salariés, sur les trente-cinq qu'elle compte actuellement. Les délégués du personnel ont été officiellement avertis de la décision. Il s'agit de licenciements économiques dictés par la situation financière de l'entreprise et les répercussions de la crise de l'immobilier.

La FMTT construit des maisons transportables, une idée qui avait séduit le fondateur de l'entreprise et ancien maire du Fossat Hubert Razès en 2005. Hubert Razès décédé voilà quelques mois dans un tragique accident d'ULM à Toulouse.

Ce sont ses enfants qui ont pris la suite aussitôt, alors même qu'ils étaient déjà associés à la marche de l'entreprise. « Il a fallu envisager une restructuration, explique Frédéric Razès. Dès le départ il faut bien reconnaître que l'effectif était trop important pour l'activité de la société. Et puis nous avons cumulé des pertes dès les premiers exercices. Au bout d'un moment, il faut s'arrêter, pour assurer la pérennité de l'entreprise, sur la base d'un concept auquel nous croyons fermement. Nous en sommes persuadés, mais le contexte, avec la crise de l'immobilier, n'est pas porteur actuellement ! »

La FMTT ferait apparaître une situation provisoire plombée sur 2 008 par une perte de 1 million d'euros. C'est en tout cas ce que les dirigeants de l'entreprise ont écrit aux délégués du personnel, en rappelant les pertes cumulées depuis le lancement de la société. Sont mis également en avant l'augmentation des prix des matières premières en 2007, la réduction des marges « qui ne peuvent pas être répercutées sur les clients », la réduction du crédit aux particuliers, qui par voie de conséquence, casse les reins du marché immobilier et des commandes.

Frédéric Razès dit croire au plan draconien que la société va mettre en œuvre pour redresser la barre : une politique commerciale plus offensive, une meilleure communication, un abaissement des coûts de fonctionnement (dont les licenciements) et malgré tout, il faut s'y résoudre, une augmentation des tarifs. « L'effet de cette politique se produira plus tard », pense Frédéric Razès. Encore faut-il que le marché se ressaisisse. En attendant, douze salariés vont perdre leur emploi. Une manifestation aura lieu aujourd'hui, à 12 heures, devant la mairie du Fossat

DISTRIBUTION, CAMIF, 500 FAMILLES.

 DEPUIS LE 23 FEVRIER : 

 31 968 FAMILLES

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Nous avions déjà comptabilisé le plan social CAMIF pour 509 familles.

Aujoud'hui la fermeture totale de l'entreprise est inéluctable et les effectifs totaux se montent à environ 1000 salariés.

Nous comptabilisons donc 500 suppressions d'emploi de plus.

Ici : http://lesplanssociaux.hautetfort.com/archive/2008/10/07/...

Camif Particuliers et Camif SA en cessation de paiements
[ 24/10/08  ] -

Etranglé par des problèmes de trésorerie, le spécialiste niortais de la vente à distance d'ameublement a déposé son bilan, entraînant celui de son ancienne maison mère, la coopérative Camif SA.

Le groupe niortais Camif Particuliers et son ancienne maison mère Camif SA déposent leur bilan. En proie depuis des années à de graves difficultés économiques et financières, le spécialiste de la vente à distance d'ameublement Camif Particuliers, qui emploie 780 personnes, a annoncé hier avoir été contraint de se déclarer en cessation de paiements, invoquant des « tensions de trésorerie » et le « contexte de crise économique ».

Ancienne filiale de vente aux particuliers du groupe mutualiste Camif, la société avait été rachetée à hauteur de 66 % du capital en décembre dernier par le fonds d'investissement Osiris Partners, spécialisé dans la reprise d'entreprises en difficulté. L'ancienne maison mère Camif SA conservait les 34 % restants. Le sauvetage avait coûté près de 50 millions d'euros à Camif SA, Osiris apportant pour sa part 25 millions. Cet effort s'inscrivait dans le cadre d'un projet de retour à l'équilibre d'exploitation en 2009. Mais, à la fin juin, la trésorerie de Camif Particuliers se dégradait à nouveau du fait d'une baisse très forte de l'activité. Aussi, les deux actionnaires convenaient-ils en août d'une nouvelle augmentation de capital de 6 millions d'euros, dans le cadre d'un budget ramenant l'objectif annuel de chiffre d'affaires de 310 à 230 millions. Or, souligne Camif Particuliers, « après des mois de juillet et août conformes aux prévisions, l'activité du mois de septembre a été affectée notamment par l'annonce d'un plan social rigoureux », portant, de source syndicale, sur 365 suppressions d'emplois. Puis, « en dépit d'une reprise de l'activité en octobre », la situation de la trésorerie était une nouvelle fois devenue intenable.

Plan d'équilibre pour 2009-2010

Le dépôt de bilan de Camif Particuliers, hier matin, a entraîné quelques minutes plus tard celui de Camif SA. Lors d'une conférence de presse à Niort, son président, Louis Mallet, a annoncé que la coopérative qui emploie quelque 200 personnes s'est à son tour déclarée en cessation de paiements. Camif SA indique en effet ne plus disposer de réserves après la recapitalisation de son ancienne filiale à la fin 2007. En outre, Camif Particuliers ne la rémunère plus pour les prestations effectuées pour son compte (informatique, comptabilité, charges locatives, redevance de marque). Camif SA, qui avait également en août lancé un plan social portant sur 144 suppressions de postes, propose au tribunal de commerce de Niort « un plan d'équilibre pour 2009 et 2010 ». Le tribunal se réunira en début de semaine prochaine. Outre sa participation dans Camif Particuliers, la coopérative gère quatre filiales (Camif Collectivités, Camif Habitat, Romactis et Léon Fargues) qui ne sont pas concernées par la procédure.

Cette double faillite intervient dans un contexte très tendu pour les groupes de vente à distance : mardi, La Redoute a annoncé un plan d'économies devant se solder par la suppression de 672 postes

http://www.lesechos.fr/info/distri/4789044.htm

AGROALIMENTAIRE, KRONEMBOURG, 214 FAMILLES.

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Kronenbourg lance une « mutation radicale »

et réduit ses effectifs

23/10/2008
Thomas Amstutz, nommé P-DG des Brasseries Kronenbourg après leur rachat par le danois Carlsberg au printemps dernier, a annoncé, ce matin, lors d'un comité central d'entreprise « un plan global de relance » qui « devrait impacter, d'ici fin 2010, 214 salariés en CDI ».

Le brasseur français, qui détient 34 % du marché national, affiche un chiffre d'affaires de 855 millions d'euros en 2007. Il emploie 1 400 personnes, principalement au siège social de Strasbourg et dans sa brasserie d'Obernai (Bas-Rhin).

« Le marché de la bière en France décline depuis plusieurs décennies et son déclin s'accélère depuis 2 ans. Il est soumis à des contraintes légales fortes qui se renforcent et à un environnement économique morose. Leader du marché, les Brasseries Kronenbourg connaissent un recul marqué de leurs positions », indique un communiqué publié jeudi.« Notre plan stratégique doit nous permettre de relancer nos ventes et de restaurer notre rentabilité afin de rester compétitifs face à nos concurrents », déclare Thomas Amstutz dans ce communiqué.

Cette réorganisation, qualifiée de « mutation radicale », concerne « tous les sites, toutes les fonctions et toutes les catégories professionnelles », précise la direction. « Elle vise à redéfinir tous les processus de fonctionnement, à revoir tous les organigrammes et à repréciser tous les postes de travail ».

« En deux ans, notre rentabilité a été divisée par deux », précise un porte-parole de Kronenbourg. La brasserie d'Obernai a produit 7,5 millions d'hectolitres en 2006, contre 6,5 à 6,6 millions attendus cette année.

« Tous les niveaux hiérarchiques sont touchés, depuis le comité exécutif jusqu'à l'employé », précise le porte-parole de Kronenbourg. Selon lui, la réduction d'effectifs concerne 121 postes de la fonction « supply-chain » (production et logistique), 52 liés aux « fonctions de support » et 42 au niveau de l'administration commerciale. « On veut remettre en place une organisation qui soit plus efficace et on va investir massivement dans la relance de nos marques auprès des clients, car le problème aujourd'hui n'est pas un problème de qualité, mais un problème d'image », affirme-t-il.

De notre correspondant en Alsace, Thomas Calinon

http://www.usinenouvelle.com/article/kronenbourg-lance-un...

23.10.2008

EUROCOPTER OU INDOCOPTER ? SCANDALE DES DELOCALISATIONS.

DEPUIS LE 23 FEVRIER :

31 254 FAMILLES

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Aeronautique
EADS : Eurocopter sous-traitera des Super Puma en Indonésie
22/10/2008
Le leader mondial des hélicoptères, filiale d'EADS, a signé un accord de coopération avec le groupe public indonésien PTDI (PT. Dirgantara Indonesia), concernant le fuselage de Super Puma MKII. D'une valeur de 42 millions de dollars, ce contrat court sur 10 ans. La production de série démarrera en 2011. Auparavant, une équipe Eurocopter apportera son assistance technique et son savoir-faire technologique à PTDI, à Bandung. Une initiative sûrement appréciée par les autorités indonésiennes à l'heure de passer de nouvelles commandes.

Pour le compte d'Eurocopter, le sous-traitant aéronautique PTDI, qui emploie près de 3 800 salariés, a déjà réalisé, sous licence, 118 BO105, 11 Puma SA330 et 19 Super Puma AS332. Il participe également au programme A380 d'Airbus, sur la partie aérostructure.

M.M.

http://www.usinenouvelle.com/article/eads-eurocopter-sous-traitera-des-super-puma-en-indonesie.149825

CONJONCTURE.

DEPUIS LE 23 FEVRIER :

31 254 FAMILLES


Les défaillances d'entreprises s'envolent au troisième trimestre
22/10/2008
Entre juillet et septembre, pas moins de 11 407 entreprises françaises ont ouvert des procédures, soit + 17 % par rapport au deuxième trimestre, selon une étude du cabinet Altares. Un signal inquiétant pour l'économie.

Moins de clients et moins de crédits. Telle est la dangereuse combinaison qui a mené tout droit à la défaillance près de 11 407 entreprises françaises au troisième trimestre, selon Thierry Million, responsable des études chez Altares. Soit en hausse de 17% entre juillet et septembre par rapport au deuxième trimestre, du jamais vu depuis 1997 (+12 000) selon l'enquête réalisée par ce cabinet d'études.  Avec ce constat aggravant : 67% d'entre elles sont des liquidations directes.

Une faillite sur quatre due aux retards de paiement
Les tensions, présentes depuis 2006, se sont accélérées au cours de l'été, en même temps que la crise financière. "Soit les entreprises ont eu du mal  à trouver des clients, analyse le responsable. Soit elles ont été confrontées à des difficultés de trésoreries dues à la raréfaction du crédit et au fait qu'elles avaient déjà puisé dans leurs ressources pour résister au premier semestre". Et l'argent se faisant plus rare, les entreprises ont subi des retards de paiement de 32 jours en moyenne, multipliant par six le risque de défaillance, constate l'étude. Or les retards de paiement sont à l'origine d'une faillite sur quatre...

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L'industrie dans le rouge
Résultat, les défaillances se sont donc à la fois multipliées et propagées à tous les secteurs d'activité. Dans l'industrie, elles ont fait un bond de 23% : + 13% dans les biens d'équipements, + 22% dans les biens intermédiaires et +31% dans les  biens de consommation, alors que ces deux dernières branches restaient encore bien orientées au premier semestre. "Même les secteurs les plus solides, comme la mécanique, la chaudraunerie ou l'aérospatial, ont été impactés par la crise financière et la récession aux Etats-Unis", poursuit Thierry Million. 

L'ensemble de l'économie vit dans le rouge : + 22% des défaillances dans les services aux particuliers, + 13% dans le bâtiment, + 11% dans le commerce. Dans les transports, elles ont explosé  à + 49% dans les transports et la palme revient à l'immobilier avec + 55%.

53 000 défaillances à la fin 2008
Autre point saillant de l'étude, alors que par le passé les défaillances touchaient d'abord les jeunes entreprises, plus vulnérables (- de 5 ans), les défaillances se propagent aux PME depuis le début 2008 et touchent désormais les grandes entreprises (+48% pour les entreprises de plus de 20 salariés). Celles-ci davantage tournées vers l'international, ont été frappées de plein fouet par la conjoncture internationale. Au total, 53 000 entreprises devront passer par les tribunaux d'ici à la fin 2008. Et pas de rebond attendu pour 2009, tant les tensions risquent de perdurer malgré les efforts du gouvernement pour soutenir le crédit et malgré "une meilleure écoute" des banques".   "Une banque acceptera-t-elle d'avancer le paiement d'une facture qui risque de toutes les manières de rester impayée ?", s'interroge Thierry Millon.

http://www.usinenouvelle.com/article/les-defaillances-d-e...

INDUSTRIE ELECTRIQUE, SAE GARBY BARENTIN, 109 FAMILLES

SAE Gardy : suppression de 109 postes

21/10/2008
Social
Filiale du français Schneider Electric, l'entreprise Gardy de Barentin (Seine-Maritime) va pratiquer une nouvelle coupe claire dans l'effectif du site. Spécialisé avec désormais seulement 284 salariés, contre 480 il y a 5 ans, dans la production de disjoncteurs et d'appareillages électriques, le site normand va se séparer de 109 collaborateurs à partir du mois de juin 2009. Les réductions se feraient en 3 ans ou plus selon la direction, mais sans doute plus rapidement selon les représentants syndicaux.

Motif de ces suppressions de postes : la délocalisation de certaines fabrications dans les pays de l'Est où la main d'œuvre est moins chère, selon les précités. La direction invoque pour sa part des doutes sur l'avenir industriel des disjoncteurs produits sur le site. Elle indique cependant que des postes seront proposés à différents salariés dans d'autres usines du groupe, notamment dans l'Eure où Schneider Electric dispose de 4 sites. Les syndicats de l'usine s'interrogent, toutefois, sur ces affirmations du groupe, avant même que le plan de gestion prévisionnelle ne soit complètement arrêté, et sur sa capacité à proposer des alternatives.

De notre correspondant en Normandie, Patrick Bottois

http://www.usinenouvelle.com/article/sae-gardy-suppressio...

ELECTRONIQUE, TEXAS INSTRUMENT, 300 FAMILLES.

 

DEPUIS LE 23 FEVRIER :

31 145 FAMILLES

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Texas Instruments supprime 300 à 350

emplois sur son site de Villeneuve-Loubet

22/10/2008
La crise économique touche le site de Texas Instruments France à Villeneuve-Loubet, l'un des acteurs clés du pôle mondial de compétitivité SCS (solutions communicantes sécurisées).
Christian Tordo, directeur général de Texas Instruments France (920 ingénieurs) à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), annonce la réorganisation des activités « mobile » au sein du groupe avec la suppression de 300 à 350 postes sur le site.

Le groupe, dont le siège est à Dallas (Etats-Unis), a décidé au niveau mondial la suppression de 650 emplois dans la conception de produits et systèmes pour la téléphonie mobile, dont la moitié en France à Villeneuve-Loubet. Pour assurer sa sauvegarde, le site doit se recentrer sur les activités à fort développement comme les processeurs d'application pour la 3G, les jeux et la TV et les outils de connectivité comme le Wi-Fi, GPS ou Bluetooth. La baisse du taux de croissance des ventes de mobiles, la chute des prix des produits et la concurrence plus forte sont les causes de cette restructuration. La direction du site prévoit la cession d'une partie de l'activité mobile à un repreneur qui récupérerait de 100 à 150 ingénieurs licenciés.

Mais les syndicats sont inquiets, car la moyenne d'âge des salariés du site (38 ans) les rend moins transférables. Le contexte local est plus difficile pour les activités de haute technologie, notamment à Sophia-Antipolis. Les réductions d'effectifs en cours chez NXP ex Philips Semi-conducteurs illustrent localement les effets combinés de la crise et de la délocalisation vers les pays émergents, des activités à haute valeur ajoutée. La création des pôles de compétitivité, comme SCS où figure Texas Instruments, IBM ou NXP, n'a pas pu empêcher les réductions et les transferts d'activités.

De notre correspondant en Alpes-Maritimes, Michel Bovas

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