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04.05.2008

PLAN SOCIAL STAF HENIN BEAUMONT, 7 FAMILLES

Depuis le 23 fevrier : 8103 familles.  
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FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.

Le nombre de salariés concernés est assez bas dans cette affaire.

Ce qui est notable, c’est la sauvagerie avec laquelle sont traités les employés.

Lisez les articles.

Date :

Avril 2008

Société :

Staf

Effectifs :

34 employés

Région, ville :

Hénin-Beaumont

Secteur, activité

Hénin-Beaumont

Causes alléguées :

Nombre de salariés concernés :

7

Actions des salariés :

?

Infos :

Tour de passe-passe des licenciés chez Staf

Coûte que coûte. Vaille que vaille. La teinturerie Staf d'Hénin-Beaumont a décidé de licencier sept personnes. Et rien ne semble pouvoir l'arrêter. Lors d'un entretien de prélicenciement hier, la direction s'est en effet rendu compte qu'elle ne pouvait pas renvoyer une employée en raison de son handicap. Qu'à cela ne tienne. Elle a fait appeler une de ses collègues qui manifestait justement devant l'usine en signe de soutien pour la congédier à sa place au pied levé. Celle-ci devrait recevoir sa lettre dans les jours à venir. Et son entretien est d'ores et déjà programmé à mercredi prochain.

" C'est un procédé inhumain, dénonce Pierre Ferrari, adjoint au maire socialiste d'Hénin-Beaumont présent dans la manifestation. Ce n'est pas réglementaire. " Cou­tumier du fait, le groupe italien qui possède l'usine héninoise avait déjà proposé des reclassements à ses sept salariés la semaine dernière. Au Brésil pour 315 euros par mois. Ou en Turquie pour encore moins. Des salariés licenciés ont décidé d'aller aux prud'hommes. " Et on va leur réclamer un maximum de pognon, assure l'un d'entre eux. Ils se sont foutus de nous, ils vont le regretter. "

Vincent Vantighem et Emma Carlier - ©2008 20 minutes

20 Minutes, éditions du 16/04/2008 - 07h03

**********

Licenciés pour avoir refusé un travail à 300 euros au Brésil ou en Turquie

Des reclassements au Brésil ou en Turquie pour 300 euros mensuels… L'anecdote a fait le tour du pays. Mais à Hénin, elle s'accompagne de cette sentence : ça ou rien. Hier, les salariés de la teinturerie STAF concernés par ces " propositions indécentes " attendaient, banderoles en main, de passer leur grand oral : l'entretien préalable au licenciement. Ambiance.
A ECOUTER : les interviews d'Alain Leclercq, l'un des salariés licenciés, et de Marie-Noëlle Lienemann, députée européenne.

Comme une impression de déjà vécu. Transie hier matin devant l'usine, Chantal sourit, blasée. Licenciée en 1996 de l'usine textile Leblanc (Lille) après dix-sept ans de services, elle avait été embauchée en 1998 chez STAF, à l'ouverture du site. " On était bien contents ! STAF avait repris plusieurs "Leblanc", on se disait qu'on était tranquilles... "

Comme une impression de déjà vécu. Transie hier matin devant l'usine, Chantal sourit, blasée. Licenciée en 1996 de l'usine textile Leblanc (Lille) après dix-sept ans de services, elle avait été embauchée en 1998 chez STAF, à l'ouverture du site. " On était bien contents ! STAF avait repris plusieurs "Leblanc", on se disait qu'on était tranquilles " Dix ans plus tard, on prend les mêmes, et on recommence. Avec ses anciens collègues "Leblanc", Sylvain et Claudine, Chantal, 45 ans, est dans le plan social. S'ils l'ont vu venir ? " C'est pareil qu'il y a dix ans ! Ça craint pour ceux qui restent " Philippe acquiesce. À 24 ans, son étiquette de " petit dernier " du plan, il s'en serait bien passé. " Quand on a vu une machine partir au Brésil, on s'est dit qu'il se passait quelque chose Mais soi-disant qu'il y avait un projet grandiose ! Ils ont même racheté des machines avant l'été. Elles n'ont jamais servi. Elles prennent la poussière. Ça décore ! " Matériel délocalisé, jours chômés " On a fini par s'inquiéter, mais au début de l'année, ils ont dit que tout allait bien. " Un mois après, Claudine, Chantal, Sandra, Sylvain, Philippe, Jeannine et Alain recevaient cette fameuse proposition : reclassés au Brésil ou en Turquie pour les salaires locaux, soit 230 et 315 E (notre édition du 3 avril). Sinon ? Licenciés. S'ils y ont réfléchi ? Rires. " Franchement, pour 2 000 E, j'y vais La plage " Philippe plaisante, mais le coeur n'y est pas. Comment envisager de tout quitter pour ça ? " N'importe quoi "

" Cynisme "
Corinne et Lysiane ne sont pas concernées par le plan. Hier matin, elles étaient présentes par solidarité. Et aussi un peu par lucidité : " On se dit qu'on n'en a plus pour longtemps " Le reste des 34 employés ? Au boulot. L'appel à la grève a fait long feu. " Faut pas leur en vouloir, balance Philippe. C'est argent ! Argent ! Plus personne n'a d'heures d'avance ; ils ont pas les moyens de faire grève ! Faut bouffer ! " Dans ces conditions, la solidarité peine à s'organiser. Alors, entourés d'une poignée de politiques, de syndicalistes et de pas mal de médias, les " STAF " attendent le retour de Jeannine, qui ouvrait le bal des entretiens. À sa sortie, elle annonce : " Ils changent rien aux propositions. Ben j'ai dit non. Ils ont fait des excuses, mais franchement leurs excuses " À 15 h, coup de théâtre pendant l'entretien de Chantal : dossier COTOREP oblige, elle ne fait plus partie de la " charrette ". C'est comme ça que Lysiane apprend qu'elle la remplace sur le banc des licenciés. Le choc ! Sur le fond, et sur la forme. " Simple maladresse ", explique la direction à la délégation reçue en fin d'après-midi Maladresse pour les uns, " cynisme dégueulasse " pour les autres. Un syndicaliste conclut : " STAF : j'crois qu'on n'a pas fini d'en entendre parler. " •

ANNA MORELLO

mercredi 16.04.2008, 08:38

Sources :

http://www.20minutes.fr/article/225685/Lille-Tour-de-pass...

http://www.lavoixeco.com/actualite/Secteurs_activites/Tex...

03.05.2008

PLAN SOCIAL EDS, 80 FAMILLES.

Depuis le 23 fevrier : 8096 familles.  
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FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.

Date :

Avril 2008

Société :

EDS

Effectifs :

Sites de Villeneuve d'Ascq (Nord), Freyming-Merlebach (Moselle) et Lingolsheim (Bas-Rhin). Des unités qui emploient au total 140 salariés

Région, ville :

Villeneuve d'Ascq (Nord), Freyming-Merlebach (Moselle) et Lingolsheim (Bas-Rhin).

Secteur, activité

Informatique

Propriétaire :

Le groupe EDS emploie 138 000 salariés dans le monde

Causes alléguées :

La direction dans un communiqué souligne que la recherche de gains de productivité pour maintenir sa compétitivité, la conduit à regrouper ses centres de production. " La présence d'EDS dans les régions Nord et Est, datant du début des années 1990, était liée historiquement à des contrats d'infogérance. Aujourd'hui du fait de la structure du marché local associée à la concurrence déjà établie et à la stratégie du groupe, cette présence ne se justifie plus ", poursuit la direction.

Nombre de salariés concernés :

80

Actions des salariés :

?

Infos :

EDS France réorganise ses activités en régions

24/04/2008

Lors du comité d'entreprise extraordinaire qui s'est tenu hier, la direction d'EDS France, filiale du n° 2 mondial de l'informatique, a présenté un projet de réorganisation de ses implantations en régions. Il prévoit notamment la fermeture des sites de Villeneuve d'Ascq (Nord), Freyming-Merlebach (Moselle) et Lingolsheim (Bas-Rhin). Des unités qui emploient au total 140 salariés, dont une majorité d'ingénieurs.

" Un plan de sauvegarde de l'emploi lié à ces fermetures ne concernera pas la totalités de postes rattachés à ces trois sites mais un maximum de 80, soit moins de 3,5% des effectifs d'EDS France potentiellement affectés ", indique la direction dans un communiqué. Elle souligne que la recherche de gains de productivité pour maintenir sa compétitivité, la conduit à regrouper ses centres de production. " La présence d'EDS dans les régions Nord et Est, datant du début des années 1990, était liée historiquement à des contrats d'infogérance. Aujourd'hui du fait de la structure du marché local associée à la concurrence déjà établie et à la stratégie du groupe, cette présence ne se justifie plus ", poursuit la direction.

Selon un représentant syndical, EDS France n'envisage pas de garder ses sites en région en raison de pertes annuelles chiffrées à 30 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 355 millions d'euros.
" Les fermetures déjà annoncées sont la conséquence de délocalisations d'activités vers des pays à faibles coûts tels que la Hongrie, l'Inde ou la Chine ", insiste le syndicaliste qui estime à 600 -sur les 2 300 actuels - le nombre de postes qui seraient supprimés d'ici à début 2009.

Le groupe EDS emploie 138 000 salariés dans le monde pour un chiffre d'affaires de 22,3 milliards de dollars en 2007.
De notre correspondant en Lorraine, Pascal Ambrosi

Source :

http://www.usinenouvelle.com/article/eds-france-reorganis...

PLAN SOCIAL GDX AUTOMOTIVE, 148 FAMILLES.

Depuis le 23 fevrier : 8016 familles. 

FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.

Date :

Avril 2008.

Société :

GDX Automotive

Effectifs :

148

Région, ville :

Saint-Nicolas-de-la-Taille (Seine-Maritime),

Secteur, activité

spécialisée dans la fabrication de joints d'étanchéité pour l¹industrie automobile .

ex-filiale du fonds d¹investissement américain Cerberus,

Causes alléguées :

mise en liquidation

Nombre de salariés concernés :

148 salariés

Actions des salariés :

?

Divers infos :

GDX Automotive : la liquidation

25/04/2008

En redressement judiciaire depuis le 2 mars 2007, l'usine GDX Automotive de Saint-Nicolas-de-la-Taille (Seine-Maritime), ex-filiale du fonds d¹investissement américain Cerberus, a été mise en liquidation par le tribunal de commerce du Havre aujourd'hui.

L'instance juridique n'a pas validé l¹offre de reprise de l'ultime repreneur potentiel, le holding Orphea, pour cette usine de 148 salariés, spécialisée dans la fabrication de joints d'étanchéité pour l¹industrie automobile. Le tribunal a cependant accordé un délai d'activités de trois mois afin que les dernières commandes soient assurées. Une cellule de reclassement devrait être mise en place prochainement.

Estimant que l'usine n'était pas assez rentable, Cerberus l'avait déclarée en cessation de paiement à la fin du mois de février 2007. Les salariés s'étaient depuis battus avec l'administrateur pour y maintenir une activité.

Source :

http://www.usinenouvelle.com/article/gdx-automotive-la-li...

PLAN SOCIAL TRELLEBORG CARQUEFOU, 450 FAMILLES

Depuis le 23 fevrier : 7868 familles. 
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FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.

Date :

Avril 2008.

Société :

Trelleborg

Effectifs :

311

Région, ville :

Carquefou.

Secteur, activité

Equipementier automobile.

Causes alléguées :

Trelleborg entend ainsi cesser les productions les moins rentables de ce site : les tuyaux et l'activité mélanges de caoutchouc.
La première, fortement demandeuse de main d'œuvre, sera délocalisée en Turquie et en Pologne. La seconde sera transférée vers des sites de Clermont-Ferrand, Reims et en République tchèque. " Nous étions le dernier producteur de tuyaux en France ", note François Guérin, directeur de la division transferts de fluides. L'activité extrusion-soufflage sera également revue à la baisse. Le groupe doit en effet faire face au désengagement de Renault, son principal client pour cette production.

Nombre de salariés concernés :

450

suppression de 311 emplois et le non renouvellement de 140 postes d'intérimaires sur son site industriel de Carquefou

Actions des salariés :

Un débrayage était prévu mardi 29 avril. D'autres actions pourraient suivre, "plus dures", assurent les syndicats.

Divers infos :

Trelleborg supprime 450 postes à Carquefou

29/04/2008

Social

L'équipementier suédois Trelleborg annonce la suppression de 311 emplois et le non renouvellement de 140 postes d'intérimaires sur son site industriel de Carquefou, près de Nantes (Loire-Atlantique). Ce plan est programmé entre janvier 2009 et mars 2010. Le complexe industriel spécialisé dans les pièces en polymères pour l'automobile compte 1 030 salariés en CDI et 350 intérimaires. Trelleborg entend ainsi cesser les productions les moins rentables de ce site : les tuyaux et l'activité mélanges de caoutchouc.

La première, fortement demandeuse de main d'œuvre, sera délocalisée en Turquie et en Pologne. La seconde sera transférée vers des sites de Clermont-Ferrand, Reims et en République tchèque. " Nous étions le dernier producteur de tuyaux en France ", note François Guérin, directeur de la division transferts de fluides. L'activité extrusion-soufflage sera également revue à la baisse. Le groupe doit en effet faire face au désengagement de Renault, son principal client pour cette production.

Globalement, la marque au losange représente près de 60 % de l'activité du site qui fut sa filiale jusqu'en 1994. Demeureront à Carquefou des activités d'injection plastique, de pièces antivibratoires de type supports moteurs et articulation de trains (Modyn), la production de soufflets pour transmission (Prodyn) ainsi que des centres techniques associés. Une petite équipe de R&D sur les antivibratoires rejoindra l'Allemagne. Seules ces activités fortement mécanisées peuvent toujours être rentables en France, estime la direction. " L'activité industrielle sera maintenue et nous allons continuer à investir ", affirme François Guérin. " Depuis la reprise du site par Trelleborg, en 2000, 45 millions d'euros ont été investis ici. " Dans sa nouvelle configuration, le site réalisera près de 110 millions d'euros de chiffre d'affaires contre 155 millions d'euros à présent.
De notre correspondant en Pays de la Loire, Emmanuel Guimard

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Le monde :

Ce lundi 28 avril, en soirée, Claude Guillet n'est pas à la fête. Le maire de Carquefou (divers droite, Loire-Atlantique) n'a pas été informé de l'ampleur du "projet de restructuration" échafaudé par la direction de Trelleborg. L'équipementier automobile suédois emploie près de 1 400 salariés (intérimaires compris) sur cette commune de l'agglomération nantaise. L'élu veut croire que ce plan ne touchera "que les intérimaires pour l'essentiel".

Erreur. Quelques heures avant, la direction a dévoilé sa stratégie de "repositionnement" à l'occasion d'un comité central d'entreprise extraordinaire. Le coût social est lourd. La direction annonce "la suppression de 311 emplois en contrat à durée indéterminée et le non-renouvellement de 140 postes intérimaires d'ici à 2010". Le groupe promet de favoriser les solutions de reclassement. Mais ce plan "entraînera inévitablement des licenciements", concède François Guérin, président de la Business Unit Fluid Solutions, principale unité touchée par ce plan.

"COUP DE MASSUE"

Deux activités - les divisions Tuyaux et Mélanges - sont rayées de la carte. La première, qui concerne la fabrication de durites en caoutchouc, est délocalisée dans les pays de l'Est. La faute "à une concurrence mondiale trop agressive. Sur ce type de produits, la bataille économique est inégale, indique M. Guérin. Nos clients ne cessent de vouloir tirer les prix vers le bas. Nous sommes le dernier site en France à fabriquer ce type de pièces. Tous nos concurrents ont délocalisé leur production dans des pays à bas coût de main-d'oeuvre." Trelleborg ne dérogera donc pas à la règle. "L'activité sera progressivement transférée sur d'autres sites du groupe en Pologne et en Turquie", précise M. Guérin.

L'activité Mélanges plastiques va être répartie sur les sites de Clermont-Ferrand et de Reims, mais va aussi partir en République tchèque. "Une partie minoritaire sera aussi prise en charge par des sous-traitants." Enfin, une troisième branche - Extrusion soufflage - va être revue à la baisse, après la perte d'un important marché avec Renault.

Parallèlement à cette imposante opération, la direction entend remettre en cause certains accords, notamment dans le domaine des 35 heures. "L'équipement automobile est promis à un avenir difficile, il s'agit d'un domaine qui doit faire face à de fortes pressions économiques, explique M. Guérin. Il faut donc trouver des leviers supplémentaires. Nous devons tous nous mettre autour d'une table pour parler sereinement de la question du temps de travail."

"Ce plan est inacceptable", rétorque Michel Bourdinot, délégué CFDT, syndicat majoritaire dans l'entreprise, qui évoque "un véritable coup de massue". "On ressent énormément de colère. Cela fait des années que l'on demande à la direction de se diversifier. On a l'impression que l'on nous laisse mourir à petit feu", lâche le syndicaliste. Les éventuelles propositions de reclassement ? "On n'y croit pas, tempête M. Bourdinot. On est sur un site qui compte beaucoup de gens qui ont entre 50 et 55 ans et qui souffrent de problèmes de santé du fait de la pénibilité de leurs postes. Reclasser ces personnes-là sera très difficile."

"On ne va pas se laisser faire, assure Claudine Saïche, 34 ans d'ancienneté, déléguée syndicale CGT. Notre coeur de métier, c'est la transformation du caoutchouc. On a la possibilité de faire autre chose pour maintenir les emplois. On l'a prouvé par le passé, en travaillant pour l'électroménager. Aux commerciaux de faire leur boulot." Un débrayage était prévu mardi 29 avril. D'autres actions pourraient suivre, "plus dures", assurent les syndicats.

Yan Gauchard

Article paru dans l'édition du 30.04.08.

Sources :

http://www.usinenouvelle.com/article/trelleborg-supprime-...

http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/04/29/le-sued...

DREUX VILLE MORTE ?

 

L'intersyndicale appelle à bloquer Dreux contre les plans sociaux

Publié le 28 avril 2008 - 00:05

Le 15 mai prochain, les syndicats joueront une partie importante dans leur lutte contre les plans de licenciements chez Klarius et Philips EGP. Ils appellent à bloquer la ville au cours d'une manifestation départementale.

À ceux qui se poseraient encore des questions sur la capacité de mobilisation des salariés face au drame des disparitions d'emplois, les salariés de Klarius (ex-Rosi) envoient un message très clair : " pas question de mourir en silence ", lance Jean-Pierre Leroy, délégué syndical de la CFDT, " et tant qu'à faire autant essayer de ne pas mourir ", renchérit Didier Koch, syndicaliste de Force ouvrière. Dès jeudi matin, la plupart des salariés de la première équipe de la journée a observé un débrayage. Ceux de l'après-midi devaient prendre le relais. Les salariés de l'usine de la ZI Nord sont bien décidés à se battre pour éviter la liquidation de leur entreprise qui vient d'être mise en redressement judiciaire.

" Nous organisons cette mobilisation pour nous faire entendre. Elle se terminera, en fin d'après-midi, à l'assemblée générale organisée par les unions locales FO et CGT ", expliquait Gérard Bourgeois en espérant que " ceux de Philips-EGP soient aussi mobilisés que nous ".

" Plans de sabordage de l'emploi "
En fin de journée, à la salle de fêtes de Vernouillet, ils étaient plus de 200 à participer à une assemblée générale destinée à mettre en place les actions à envisager dans les prochains jours. Des salariés des deux usines concernées, bien sûr, mais aussi des employés des labos pharmaceutiques et des hospitaliers, des enseignants, des postiers, tous rassemblés contre " ces plans de sabordage de l'emploi. "
Et s'il était déjà prévu de manifester le 15 mai prochain en appelant à une journée ville morte, c'est sous la pression de salariés excédés que la décision de " bloquer la ville " a été prise. " Il est temps de montrer ce dont nous sommes capables. " Ils ont témoigné longuement de leur désarroi, un professeur est venu dire " les drames familiaux et les effets sur les enfants dont les parents ne peuvent plus payer la cantine... et qui me rient au nez quand je leur dis qu'ils travaillent pour leur avenir. "
Mais quel avenir dans une ville où l'industrie a quasiment disparu en une décennie ? " il faut qu'on sauve l'industrie à Dreux, " a lâché Jacky Langellier, secrétaire de l'union locale CGT. Des salariés qui se sont inquiétés du silence des élus " qui devraient être ici avec nous, " alors qu'un syndicaliste Force ouvrière venait d'annoncer que les premières discussions entre la direction de Philips et le cabinet d'expertise laissent entrevoir " une fermeture du site à court terme. "

Dominique Maillot a lu un message de soutien de Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière avant de proposer une résolution votée à l'unanimité : une grève départementale public-privé, le 15 mai prochain. " Il faut bloquer cette ville une bonne fois pour toutes. " Parce qu'il est temps à leurs yeux " de mettre la pression. "

V Beaudoin et Y. Le Calvez

http://www.larep.com/temps_forts_28-4586.html

fiche plan social Philips : http://lesplanssociaux.hautetfort.com/archive/2008/03/29/...

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