07.01.2009

ELECTRONIQUE, PLAN SOCIAL EMERSON, 36 FAMILLES.

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DEPUIS LE 23 FEVRIER : 

 40 930 FAMILLES

 

mardi 06 janvier 2009

Les salariés d'Emerson en grève contre les suppressions de postes

Écoeurés, les 71 salariés d'Emerson ne se font pas d'illusion sur l'avenir de leur entreprise. Hier, ils étaient en grève devant le site de la Zac des Rolandières pour protester contre le nouveau plan social que veut mettre en place la direction. La filiale du gros groupe américain souhaite transférer son activité énergie électronique en Slovaquie et supprimer 36 postes.

 

Le site de Dol à réindustrialiser

Quinze autres salariés, attachés à la fabrication d'alimentation, sont aussi sur la sellette. « On nous a annoncé que nous étions rachetés par Martek, un autre gros groupe américain, mais on ne sait pas du tout dans quelles conditions ni où on pourrait être basé », lâche Yann, l'un des quinze concernés. Les salariés ont demandé à un cabinet d'expertise de rendre son diagnostic, gelant ainsi la situation jusqu'au 22 janvier.

Hier, les élus du pays de Dol sont venus leur apporter leur soutien et ont rencontré la direction. « On nous a confirmé la suppression des 36 emplois. 22 postes resteraient sur le site », résument Denis Rapinel, le maire de Dol, et Jean-Luc Bourgeaux, le conseiller général et maire de Cherrueix. « Nous allons chercher des repreneurs dans le domaine de l'électronique ou du câblage. On a un an pour réindustrialiser le site ». Les élus comptent également se mettre en rapport avec Martek pour les motiver à s'installer sur Dol avec les quinze salariés. L'Américain a pour l'instant quelques représentants du côté de Jugon-Les-Lacs.

« Ce qui est incroyable, c'est qu'Emerson préfère travailler avec ses concurrents plutôt qu'avec nous. Dol affiche plus d'un million d'euros de perte mais c'est un jeu financier car, en fait, l'argent rentre ailleurs dans le groupe », analysent, désabusés les grévistes. Depuis la mi-décembre, la production navigue à vue. « On nous demande de préparer le transfert en Slovaquie mais en fait, ils attendent qu'on leur offre notre savoir-faire et avec le sourire en plus », dénoncent les salariés.

Hier après-midi, la direction a demandé aux représentants du comité d'établissement la reprise du travail, arguant que le carnet de commandes est plein pour les deux prochains mois. Pour les convaincre, elle leur propose une prime, jugée insuffisante par le personnel.

« Beaucoup sont pour la reprise plutôt que de tourner en rond mais pas à n'importe quel prix », reconnaît Pascal Thébault, secrétaire du CE. De nouvelles discussions sont prévues ce matin. Lors du dernier plan social en 2007, les salaires avaient été quasiment doublés pour remotiver les futurs licenciés.

 

Karin SOULARD.

Ouest-France

Commentaires

fils de pute emerson

Écrit par : mes couilles | 21.01.2010

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