04.02.2009
NAUTISME, J-EUROPE ACTILONNE, 48 FAMILLES.
43 673 FAMILLES
mercredi 04 février 2009
Nautisme : 48 licenciements chez J-Europe
La crise a frappé le chantier installé à Actilonne. Plus de la moitié des 90 salariés en font les frais.L'entreprise réduit la toile pour s'extraire des vents contraires.
« Tout ce que j'ai connu jusqu'ici, les mois un peu moins bien, était gérable. Ce qu'on a vécu depuis septembre ne l'est pas », commente le patron de J-Europe. « Nous vendions 7 à 8 bateaux par mois. C'est le nombre qu'on vient de faire en cinq mois », illustre Max Raëz.
La transition a été brutale et sans concession : « On venait de boucler notre meilleure année, avec un chiffre d'affaires de 18 millions, en progression de 20 %. On a bien senti un ralentissement avant l'été qu'on pouvait imputer à la dévaluation du dollar et de la livre. Cela nous a d'ailleurs amenés à nous séparer de nos 25 CDD et intérimaires. A la rentrée, les commandes ont carrément chuté. En octobre, on courait à la catastrophe. Il fallait faire quelque chose. »
« On va se battre »
Le « quelque chose » s'est traduit dans l'ouverture d'une procédure de sauvegarde, le 19 novembre, au tribunal de commerce. Cette procédure permet à une entreprise en difficulté, considérée comme économiquement viable, de poursuivre son activité. « Nous avons de bons produits, des compétences, un savoir-faire. Mais tout ça est dépendant des ventes. » L'entreprise a alors six mois pour élaborer un plan de réorganisation.
« Nous nous adaptons à un fonctionnement à 40 % du chiffre d'affaires de la dernière année. Ce qui nécessite de réduire nos effectifs. Nous supprimons 48 de nos 90 contrats à durée indéterminée. »
Parmi les licenciés, le directeur général, Didier Le Moal, poste repris par Max Raëz. Didier Le Moal est à l'origine de l'aventure des J-boats en Europe. « On a toujours besoin de lui, précise le président de J-Europe. Il a beaucoup contribué aux choix techniques sur les modèles fabriqués en France. Avec la direction américaine, on souhaite qu'il devienne le Monsieur Europe pour lamarque. »
Max Raëz ne veut pas céder à l'éventualité du dépôt de bilan : « J'ai confiance dans notre nouveauté, le J 97 (1). Le futur ne s'annonce pas trop mal. On va se battre pour survivre dans un premier temps. Ensuite, j'ai bon espoir de redonner du travail ici, en priorité à ceux qui nous ontquitté. »
(1) Les coques des J boats sont dessinées aux Etats-Unis. Les choix techniques et les aménagements sont conçus en France. Le J 97 est un petit croiseur (moins de 10 m) qui offre le même confort que son grand frère, le J 109.
La transition a été brutale et sans concession : « On venait de boucler notre meilleure année, avec un chiffre d'affaires de 18 millions, en progression de 20 %. On a bien senti un ralentissement avant l'été qu'on pouvait imputer à la dévaluation du dollar et de la livre. Cela nous a d'ailleurs amenés à nous séparer de nos 25 CDD et intérimaires. A la rentrée, les commandes ont carrément chuté. En octobre, on courait à la catastrophe. Il fallait faire quelque chose. »
« On va se battre »
Le « quelque chose » s'est traduit dans l'ouverture d'une procédure de sauvegarde, le 19 novembre, au tribunal de commerce. Cette procédure permet à une entreprise en difficulté, considérée comme économiquement viable, de poursuivre son activité. « Nous avons de bons produits, des compétences, un savoir-faire. Mais tout ça est dépendant des ventes. » L'entreprise a alors six mois pour élaborer un plan de réorganisation.
« Nous nous adaptons à un fonctionnement à 40 % du chiffre d'affaires de la dernière année. Ce qui nécessite de réduire nos effectifs. Nous supprimons 48 de nos 90 contrats à durée indéterminée. »
Parmi les licenciés, le directeur général, Didier Le Moal, poste repris par Max Raëz. Didier Le Moal est à l'origine de l'aventure des J-boats en Europe. « On a toujours besoin de lui, précise le président de J-Europe. Il a beaucoup contribué aux choix techniques sur les modèles fabriqués en France. Avec la direction américaine, on souhaite qu'il devienne le Monsieur Europe pour lamarque. »
Max Raëz ne veut pas céder à l'éventualité du dépôt de bilan : « J'ai confiance dans notre nouveauté, le J 97 (1). Le futur ne s'annonce pas trop mal. On va se battre pour survivre dans un premier temps. Ensuite, j'ai bon espoir de redonner du travail ici, en priorité à ceux qui nous ontquitté. »
(1) Les coques des J boats sont dessinées aux Etats-Unis. Les choix techniques et les aménagements sont conçus en France. Le J 97 est un petit croiseur (moins de 10 m) qui offre le même confort que son grand frère, le J 109.
Ouest-France
11:57 Publié dans FICHES PLAN SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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