21.03.2009

AUTOMOBILE, FAURECIA AUCHEL, 179 FAMILLES.

 

DEPUIS LE 23 FEVRIER 2008:

45 715 FAMILLES

Faurecia ferme le site d'Auchel et supprime 179 postes

05/03/2009
Social
Faurecia, filiale de PSA-Peugeot-Citroën, a annoncé jeudi la fermeture d'ici à la fin 2010 de son site d'Auchel (Pas-de-Calais) et la suppression de 179 emplois sur 508. Dans un communiqué, le premier équipementier automobile français précise que le site d'Auchel accuse un « déficit structurel d'activité » et ne présente aucune « perspective économiquement viable dans son cadre industriel actuel ».

Le projet de Faurecia prévoit par ailleurs, le redéploiement de 329 postes vers deux autres sites du Pas-de-Calais. Quelque 172 postes rejoindront ainsi le site de Marles-les-Mines, distant de 4 kilomètres, où seront transférées les activités de fabrication pour la Renault Kangoo en août 2009, puis celles pour les monospaces Fiat, Lancia, Citroën et Peugeot en août 2010. Les 157 autres seront réattribués au site d'Hénin-Beaumont, distant de 50 kilomètres, avec le transfert de la production d'équipements pour la Toyota Yaris en août 2009, et pour Volvo en août 2010.

Les 179 salariés concernés par les suppressions de postes, bénéficieront, selon Faurecia, d'un « dispositif d'accompagnement de la mobilité externe » destiné à reclasser localement le plus grand nombre d'entre eux.

A l'annonce de cette fermeture, les salariés présents dans l'usine ont aussitôt cessé le travail et bloqué les deux accès au site. Une assemblée générale des salariés a décidé jeudi après-midi, « à l'unanimité », la poursuite du blocage jusqu'à nouvel ordre. Les ouvriers font notamment, valoir que le transfert de 329 postes ne représente nullement une garantie d'emploi à long terme, les sites de Marles-les-Mines et de Hénin-Beaumont enregistrant eux-mêmes une sérieuse baisse de charge depuis plusieurs mois.

Après avoir enregistré en 2008, une perte de 547,8 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires en baisse de 3,7%, Faurecia a annoncé pour 2009, un programme de réduction de coûts de 600 millions d'euros avec notamment 1 215 suppressions d'emplois en France étalées jusqu'en 2011, auxquelles s'ajouteront les réductions d'effectif annoncées jeudi.

Sylvain Dépée

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