31.03.2009

SERVCES, LSO INTERNATIONAL, 54 FAMILLES

 

 

DEPUIS LE 23 FEVRIER 2008:

48 990 FAMILLES

 

LSO international : en liquidation 
l'entreprise va licencier ses 54 salariés 
Sans repreneur, le tribunal de commerce d’Antibes a déclaré la liquidation de LSO International, l’une des plus importantes sociétés françaises spécialisée dans le réceptif incentive et tourisme d’affaires.

 

Les hôteliers, restaurateurs, transporteurs, loueurs de sites sur la Côte d'Azur pour les grandes manifestations professionnelles ont du souci à se faire... 
La disparition de LSO International risque de conduire les organisateurs à faire appel à des prescripteurs extérieurs moins commodes au niveau des contrats. 

C'est donc un mauvais coup pour le tourisme d'affaires de la Côte d'Azur au moment où les autorités locales CRT en tête entament une grande campagne de séduction internationale de la destination pour l'accueil de congrès, salons ou incentive. 

Lso International, dont le siège est à Sophia-Antipolis, va licencier ses 54 salariés. Un premier plan social était déjà intervenu à la fin 2008 avec 38 personnes dont plus de vingt au siège. La société avait été fondée en 1979 par Lenny Spangberg. 

Elle avait été revendue en 2002 à un groupe hollandais. Le plan de poursuite de l'activité proposait le maintien de cinq emplois. Mais considérant l'importance du passif le tribunal a estimé que LSO n'était plus viable selon le dirigeant de la société, Menno C.L. Meyer. 

LSO disposait également de quatre autres implantations à Monaco, Aix-en-Provence, Lyon et Paris. Les difficultés remontent à trois ans, la société comptait alors une centaine de salariés. La crise, depuis septembre, a donné le coup de grâce. 

Menno Meyer, qui a pris la direction de l'entreprise en octobre 2008, met directement en cause "une gestion hasardeuse conduite par les précédents dirigeants de l'entreprise depuis deux, trois ans et par un refus des actionnaires de soutenir la société. Il n'exclut pas d'interpeller les tribunaux." 

La région perd un acteur local
Pour la Côte d'Azur, la disparition de LSO va au-delà de la simple disparation d'une entreprise. La région qui veut conserver sa place sur le marché du tourisme d'affaires perd un acteur local. 

Ce qui signifie à terme que les grands congrès ou manifestations qui se dérouleront à Cannes, Nice ou Monaco feront intervenir des sociétés extérieures qui en l'absence de point d'ancrage locale ne feront pas de cadeaux aux prescripteurs locaux (restaurants, hôtels, transporteurs...). Or la plupart de ces sociétés sont étrangères 

Michel BOVAS
Dimanche 29 Mars 2009

FRUEHAUF ET VALEO RECULENT, UN PEU !

Les salariés de Fruehauf respirent...30/03/2009
Social
Fruehauf, fabricant de semi-remorques implanté à Auxerre (Yonne), a décidé de suspendre jusqu'à fin mai son dernier plan social prévoyant 78 suppressions de postes. L'entreprise maintient toutefois 13 licenciements de personnels administratifs. Des mesures de chômage partiel et de prise anticipée de RTT sont néanmoins prévues ces deux prochains mois.

... quand ceux de Valeo Dijon étouffent

Les 140 salariés du site de Valeo, à Dijon (Côte-d'Or), spécialisé dans la production de serrures et antivols de voiture, commencent leur seconde semaine de grève. Ils refusent le plan social touchant 31 suppressions de postes liées au transfert de fabrication au profit de l'unité de Nevers (Nièvre).

Le personnel de l'équipementier dénonce aussi le non-respect des engagements de leur direction, pris devant François Rebsamen, sénateur-maire PS de Dijon, prévoyant aucun licenciement jusqu'en 2010.

De notre correspondant en Bourgogne-Franche-Comté, Didier Hugue

TEXTILE, VENDEE MAILLE, 49 FAMILLES.

 

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DEPUIS LE 23 FEVRIER 2008:

48 936 FAMILLES

 

 

TextileLiquidation du fabricant de chaussettes Vendée maille
24/03/2009
Social
La société Vendée maille, basée à Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée), a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de Commerce de La Roche-sur-Yon.

Cette vieille entreprise vendéenne, reprise en 2004 par trois de ses salariés, était spécialisée dans la fabrication de chaussettes. Elle basait son activité sur le « made in France », la créativité et le travail de matières nobles (soie, fil d'écosse, angora). Elle employait 49 personnes.

De notre correspondant en Pays de la Loire, Emmanuel Guimard (usine nouvelle)

BIENS DE CONSOMMATION, VILLEROY&BOCH, 900 FAMILLES.

 

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DEPUIS LE 23 FEVRIER 2008:

48 887 FAMILLES

 

Villeroy & Boch supprime 10 % de son effectif23/03/2009
Social
Le sarrois Villeroy & Boch a annoncé, le 20 mars, un plan de suppression de 900 emplois, soit près de 10 % de ses effectifs totaux, d'ici à 2010.

Une mesure dictée par la crise économique qui, selon un communiqué du porcelainier, l'oblige à accélérer les mesures de restructuration du groupe qui a réalisé en 2007 un chiffre d'affaires de l'ordre de 850 millions d'euros. Selon certaines sources, il serait en baisse de 1 % en 2008 et les ventes en février 2009 ont chuté de 20 % par rapport à février 2008.

Cette restructuration devrait permettre d'économiser 50 millions d'euros par an, mais va impacter négativement le résultat 2009 à hauteur de 60 millions d'euros. Parmi les mesures déjà annoncées figure la fermeture de son site de production de Rollingergrund, au Grand Duché du Luxembourg, qui emploie 230 salariés.

Déjà, en février 2006, pour résister aux importations en provenance des pays à faible coût de production, Villeroy & Boch avait supprimé 180 emplois (sur 480) sur ce site, spécialisé dans les tasses et produits blancs destinés au secteur de l'hôtellerie.

Les sites sarrois de Mettlach (- 70 emplois) et de Merzig (- 140 emplois), sont également particulièrement concernés par ce plan de réorganisation.

De notre correspondant en Champagne-Ardenne, Pascal Ambrosi (usine nouvelle)

PLASTIQUE, RHODIA, 91 FAMILLES.

 

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DEPUIS LE 23 FEVRIER 2008:

47 987 FAMILLES

Rhodia gomme 91 emplois sur l'autel de la compétitivité20/03/2009

Pour réduire les coûts de ses branches Polyamide et Novecare, le chimiste français compte supprimer 132 postes et en créer 41 sur ses sites français de Melle (Poitou-Charentes), Belle-Etoile et Valence (Rhône-Alpes). La disparition de ces 91 emplois s'inscrit dans son plan structurel d'économies de 150 millions d'euros par an à l'horizon 2011 (dont 130 dans la production et 20 dans les fonctions support). Un programme mondial de compétitivité, dont les mesures hors France n'ont pas été précisées.

La CGT a qualifié ce plan social d'injustifié au regard de la trésorerie du groupe. « Rhodia a les moyens financiers de traverser la crise sans casse sociale. La baisse de production est certes importante, mais la crise est une aubaine pour supprimer des emplois. La direction veut aussi geler les salaires et nous imposer une flexibilité accrue, en décidant elle-même de la prise des RTT et congés », dénonce à l'AFP Jacques Lacaille, secrétaire CGT du CE Rhodia France.

Dans le détail, l'ex-branche chimie de Rhône-Poulenc, qui emploie 14 500 personnes dans le monde dont 4 700 dans l'Hexagone, démolit 80 postes, pour 35 créés, à Valence. La production de fibres polyamides (pour l'automobile, l'ameublement et le textile) y sera concentrée sur une seule ligne de polymérisation.

Sur le site Polyamide Belle-Etoile, 40 emplois vont disparaître, pour 4 nouveaux postes. Rhodia veut y accroître les synergies industrielles et d'organisation entre les activités Plastiques techniques et la chaîne Intermédiaires et Polymères.

Enfin, à Novecare Melle, les actions d'amélioration des procédés industriels, de réorganisation et de développement des compétences déboucheront sur la suppression de 12 postes et la création de 2 emplois.

Matthieu Maury

 

29.03.2009

THOINARD, BLOG NOSTALGIE.

 

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A la suite de ce billet sur le plan social GIRARD THOINARD, de nombreux commentaires ont alimenté le fil.

La société Thoinard possédait une vrai culture d'entreprise et de nombreux salariés sont malheureux de constater sa disparition.

Un de ceux là a même créer un blog que je vous invite à visiter.

D'ailleurs je lui pique 2 photos.

Blog ici et en lien.

 

 

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21.03.2009

DISTRIBUTION, FNAC, 400 FAMILLES

DEPUIS LE 23 FEVRIER 2008:

47 896 FAMILLES

A la Fnac Bastille, le combat des 60 salariés qui refusent la fermeture de leur magasin

REPORTAGE

L'enseigne supprime 400 postes en France: 200 à Paris, 50 au siège et 150 en province. A Bastille, les 60 salariés vont être invités avant fin 2009 à oeuvrer dans d'autres enseignes parisiennes ou en banlieue. Ils tentent de résister.

François Pinault, propriétaire de la Fnac, a beau également posséder l'hebdomadaire le Point, il y a des moments où la liberté de la presse n'est pas une priorité. Il est 15h30 ce vendredi à la Fnac Bastille, à Paris (XIIe), et le service de sécurité interdit – poliment - au journaliste de parler aux (très rares) clients présents pour leur demander leur sentiment sur ce qui se passe dehors. Il faut dire que si le magasin, qui vend essentiellement des CD et des DVD musicaux, est quasi désert, c'est que le personnel occupe le parvis. En grève depuis 13 heures contre la fermeture pure et simple de son lieu de travail.

En France, la Fnac va supprimer 400 postes: 200 à Paris, 50 au siège et 150 en province. A Bastille, les 60 salariés vont être invités avant la fin de l'année à aller oeuvrer d'autres enseignes parisiennes ou en banlieue: la Fnac possède 25 enseignes à Paris et en grande couronne parisienne. Car si leurs postes sont supprimés, ils ne seront pas licenciés. «J'ai déjà connu cette situation il y a trois ans quand la Fnac Italiens a fermé, indique Fatiha, salariée de la Fnac depuis dix-neuf ans. C'était le même scénario qu'ici: on faisait quasiment exclusivement de la musique. A la différence que le magasin a perdu de l'argent dès son ouverture. Et ça a duré quinze ans. Le loyer était trop cher et l'amplitude horaire d'ouverture dans un quartier peu fréquenté coûtait très cher. L'histoire s'est achevée en avril 2006.»

«500.000 euros de pertes»

Trois ans plus tard, le coût d'exploitation et les bénéfices en berne à Bastille motivent la même décision de la part de la direction de la Fnac. Si cette dernière se refuse à évoquer sur les pertes du magasin en 2008, Sébastien Boury, délégué syndical CGT, très transparent, parle de «500.000 euros de pertes l'an passé».

«Je ne peux rien vous dire là-dessus, car on ne communique pas sur les chiffres magasin par magasin, tranche une porte-parole de l'enseigne. Mais ce que je peux vous dire, c'est que c'est un magasin spécialisé en musique, et qui subit donc de plein fouet les difficultés du marché du disque, CD et DVD, depuis quelques années.» La jeune femme parle de 45% de pertes pour le marché du disque depuis cinq ans et souffle que la tendance dans ce magasin serait peu ou prou du même ordre.

«C'est vrai que le disque souffre, reconnaît Sébastien Boury. Mais quand le marché est en baisse, la Fnac [entre 31% et 33% de parts de marché sur le disque en France, ndlr] ne s'en sort pas trop mal. Enfin plutôt mieux que les autres. Mais là, pour justifier cette fermeture, ils donnent dans le catastrophisme. La Fnac a les moyens de mener une autre politique par rapport au disque.»

«Pôles d'excellence»

C'est exactement ce que la direction souhaite faire. Son credo: créer des «pôles d'excellence», c'est-à-dire des enseignes spécialisées dans différents genres musicaux. Ainsi, la Fnac Ternes va étendre son offre en musique classique, celle des Halles en variété internationale, electro et jazz. «Mais nous sommes le premier magasin de disques classiques de France! tranche le syndicaliste CGT. Et cette section marche très bien. Cela fait partie des propositions que nous avons faites à la direction. Mais elle ne veut pas en entendre parler...»

Argument de la Fnac pour fermer son enseigne de Bastille: la taille du magasin - «c'est le plus petit de France, il fait 970 m2 alors qu'en moyenne une Fnac fait 2.500 m2», dit la Fnac - ne permet pas de proposer des produits plus en phase avec l'époque: lecteurs MP3 et téléphonie mobile qui sont présents dans les rayons mais en offre trop limitée. «Car les murs ne sont pas extensibles.» «Faux, répond le cégétiste. Nous sommes locataires des murs qui appartiennent à l'opéra Bastille. Et ce dernier a des extensions libres dans ses locaux à nous proposer. Mais la direction a décidé de fermer ce magasin sans lui laisser la possibilité de vivre. Elle préfère distribuer les centaines de millions d'euros de bénéfices réalisés chaque année à ses actionnaires plutôt que de faire vivre l'emploi.»

Et le syndicaliste de lancer, amer: «Depuis des années, la Fnac se désinvestit du disque. Et pourtant, 80% de nos clients achètent des produits éditoriaux [CD, DVD, livre, ndlr].»

«Je suis disquaire, eh bien, c'est fini»

Reste la question des «reclassements» dont parle la direction, qui dit qu'ils se feront «dans le respect des qualifications, des salaires et des horaires contractuels de chacun. Nous proposerons aussi des formations aux salariés qui souhaitent évoluer vers d'autres métiers plus en croissance au sein de l'enseigne.» «Faux, répondent des salariés de la Fnac Bastille. Moi, je suis disquaire, eh bien, c'est fini. Ils ne vont pas nous proposer de postes de disquaires ou de libraires, qui sont nos métiers, mais de vendre des téléphones ou des MP3. Et puis la majorité des postes proposés sont en banlieue ou en province. Et si on refuse, eh bien c'est le licenciement...»

La fermeture de la Fnac Bastille n'est peut-être que la première de quelques autres. Selon le délégué CGT, quelques autres enseignes (Ternes, Champs-Elysées, Saint-Germain), jugées pas ou peu rentables, seraient dans le viseur de la direction.

http://www.liberation.fr/economie/0101555231-a-la-fnac-ba...

BAISSES DE SALAIRE MODE D'EMPLOI, CHEZ HP.

HP France propose une baisse illimitée des salaires sans garantie sur l’emploi 

Par David Castaneira Le 18 mars 2009 (16:47)

Alors que la baisse des salaires annoncée mi-février au niveau mondial est déjà à l’œuvre aux Etats-Unis, le projet français vient d’être soumis aux salariés. Des baisses de 5 à 10 % pour les principaux cadres et de 2,5 à 5 % pour les autres employés seront proposés individuellement. Mais aucune limitation dans le temps n’est prévue et, surtout, aucune garantie n’est apportée pour l’emploi. Les syndicats rejettent d’ores et déjà le projet et craignent pour l’avenir.
La direction de HP France a dévoilé à ses salariés ainsi qu’à ceux de sa filiale EDS les modalités de la baisse de salaires imposée mi-février par Mark Hurd – le patron du groupe – à l’ensemble des effectifs dans le monde. Sans surprise, selon le compte rendu qu’en a fait la CFTC, la direction estime que « en raison de la crise économique mondiale actuelle, le groupe HP est amené à envisager de prendre des mesures visant à sauvegarder sa compétitivité ».

Au programme pour les salariés de l’Hexagone, une baisse de la rémunération de base de 5 à 10 % pour les principaux managers, applicable à compter du 1er mai. Les autres connaîtraient un petit répit puisque « à compter du 1er octobre 2009, la société proposerait dans une deuxième étape à tous les autres salariés une baisse de 2,5 % pour les non cadres et 5 % pour les cadres ». Un projet en ligne avec ceux déjà à l’œuvre en Belgique par exemple, mais plutôt plus favorable que ce qui est imposé aux salariés américains, et notamment à ceux d’EDS, qui viennent de se voir annoncer une amputation supplémentaire de leur rémunération pour le mois d’avril.

Les syndicats vent debout

Des niveaux de baisse que dénonce la CFTC pour qui « le côté définitif et disproportionné de ces propositions par rapport aux rémunérations des dirigeants est inacceptable et immoral. Alors qu’on va demander aux non cadres 2,5 % et aux cadres 5 % de réduction de salaire, les 20 % de réduction « apparente » du salaire de Mark Hurd ne représentent en fait que 0,7 % de réduction de ses revenus 2008. (…) Même en France, dans le bilan social 2008 d'HP France, nous constatons que si les dix salaires les plus bas ont augmenté de 2,6 %, ceux des dix managers les plus hauts ont augmenté de 27 %, soit dix fois plus relativement ! » Du coup, le syndicat rejette le projet de baisse de salaire présenté au CE et se déclare « totalement solidaire des salariés qui exprimeront leur refus ».

Car c’est le grand hic pour la direction française par rapport à ses homologues dans le groupe : la baisse des salaires n’est absolument pas prévue par la loi. Il faut donc obtenir l’accord individuel des salariés. Il semble que la voie de la négociation de gré à gré ait été privilégiée, plutôt que celle de l’accord d’entreprise qui implique une négociation avec les syndicats. Consciente du problème, la direction explique que « même si la société espère convaincre l’ensemble de ses salariés de la pertinence du projet en question et de la nécessité pour chacun d’y adhérer, chaque salarié resterait libre d’accepter ou non la proposition de modification de son contrat de travail. Aucun licenciement pour motif économique consécutif à ce refus n’est donc envisagé ». Reste qu’une résistance trop forte en France pourrait bien valoir le courroux de la direction américaine qui goûterait sans doute peu de devoir imposer partout un effort dont seul la France serait, de fait, exempt.

Aucune contrepartie sur l’emploi dans l’avenir

D’un côté donc, les salariés sont incités à participer. Mais, de l’autre, la direction envoie un signe particulièrement inquiétant. Car si le plan de restructuration qui est prévu pour toucher plus de 24 000 salariés dans le monde - et 680 en France - est lié à la fusion entre HP et EDS, aucun licenciement relatif à la crise économique n’est pour l’heure annoncé là où les principaux concurrents de HP (notamment IBM ou encore Sun) y sont allés de leurs charrettes de suppressions de postes. La direction prend donc bien garde d’expliquer, selon le document publié par la CFTC, que « ce projet est indépendant de toutes autres mesures ou projets qui pourraient être pris, à l’avenir, afin de faire face à la crise économique mondiale. En conséquence, même si tous les salariés de la société acceptaient la proposition de modification du contrat de travail proposée, la société n’est actuellement pas en mesure de garantir que ce projet soit à court, moyen ou long terme suffisant pour sauvegarder la compétitivité du groupe ».

En clair, l’effort demandé et qui, à l’origine, - de l’aveu même de Mark Hurd - visait à éviter les licenciements ne se traduit désormais plus par aucune garantie. Une déclaration qui risque de mettre le doute dans la tête de salariés qui ont pu suivre ces derniers jours les mouvements sociaux chez le fabricant de pneumatique Continental, où après avoir consenti des efforts d’organisation et de réduction du temps de travail – donc de rémunération –, les salariés vivent la fermeture de leur usine de Claroix, dans l’Oise.

Un calendrier social particulièrement chargé

Dans les commentaires publiés sur le blog de la CFTC suite à l’annonce, des anonymes font état de discussions avancées autour d’une prochaine vague de licenciements aux Etats-Unis mais aussi de sites de production arrêtés depuis plusieurs mois. Si aucune de ces rumeurs n’est pour l’heure avérée, il n’en reste pas moins que le doute s'est immiscé dans les esprits et que le travail de persuasion de la direction de HP dans les mois à venir risque d’être difficile.

D’autant que son calendrier est particulièrement chargé avec la vente programmée du gros de l’activité TMA d’EDS France (un CE est convoqué à ce sujet le 24 mars durant lequel le nom de l’éventuel repreneur pourrait être dévoilé), puis la mise en place du plan de réduction des effectifs – 580 postes donc – lié à la fusion avec EDS... Une fusion qui n'est pas encore effective puisque les effectifs de HP services ne devraient intégrer EDS France que le 15 mai. Une importante réunion du CE est convoquée le 26 mars sur ce sujet et rien ne dit que les délais pourront être tenus alors que la date a déjà été reportée par deux fois.

http://www.lemagit.fr/article/salaires-hp-eds-licenciemen...

SIDERURGIE, CBS, 71 FAMILLES

DEPUIS LE 23 FEVRIER 2008:

47 496 FAMILLES

La procédure de fermeture de CBS-Louvroil enclenchée

samedi 14.03.2009, 04:50 - La Voix du Nord

Les choses ne traînent pas à l'usine CBS de Louvroil, dont la fermeture a été annoncée à échéance du mois de juillet, jeudi en comité central d'entreprise. Les procédures administratives seront enclenchées dès le lundi 23 mars.

 

Dans le jargon, on appelle cela « ouverture du livre IV », une étape qui prépare, pour résumer, à un licenciement collectif et qui détermine les dispositions sociales et possibilités de reclassement destinées aux salariés. A l'usine CBS de Louvroil, où travaillent cinquante-sept personnes dans la production de pièces profilées pen acier pour le bâtiment, ce sera le lundi 23 mars.

Comme on a pu le lire dans notre édition d'hier, les six sites français de CBS-France, du groupe Corus, lui-même détenu par le géant indien de l'acier Tata, sont concernés par une restructuration qui va se traduire par 133 suppressions de postes sur un effectif total de 223 salariés et la création de 62 postes, soit une perte sèche de 71 emplois. Trois sites vont fermer, en l'occurrence Allinges, en Haute-Savoie, Camaret-sur-Aigues, dans le Vaucluse et Louvroil, le plus important centre de production de CBS en France. Il s'agit notamment, selon la direction, qui s'exprime par communiqué, de « recentrer la production », sur les trois unités restantes.

Le choc de l'annonce encaissé, les salariés, et leurs représentants, tentent d'appréhender la situation. « Les gens sont demandeurs d'une action.

Ils se sentent lésés », disait hier devant l'usine Chérif Bouzidi, délégué CGT, secrétaire du CE et membre du comité central de groupe, accompagné de Thierry Bouchez, du syndicat Force ouvrière. Lundi, le directeur général et le directeur industriel de CBS sont attendus à Louvroil, où ils devraient venir s'expliquer devant le personnel. Une première action, sous la forme d'un rassemblement, pourrait avoir lieu dès le lendemain. •

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Maubeuge/actualite/Sec...

AUTOMOBILE, FRUEHAUF AUXERRE, 78 FAMILLES.

DEPUIS LE 23 FEVRIER 2008:

47 425 FAMILLES

Fruehauf détruit 78 emplois à Auxerre

20/03/2009
Social
La valse des plans sociaux s'accélère chez Fruehauf, fabricant de semi-remorques implanté à Auxerre (Yonne) et propriété du fonds capitalistique MBO Partenaires. Aux 104 suppressions de postes décidées en novembre dernier, se rajoute depuis hier le projet de 78 nouveaux départs. Cette décision résulterait d'une baisse de moitié des commandes.

Le seul site industriel du fabricant employait 387 personnes l'an dernier. Il accueillait également 350 intérimaires à temps complet, dont 30 ouvriers polonais, victimes du premier dégraissage, et produisait jusqu'à 28 semi-remorques par jour. «On se savait plus où les mettre avant expédition », indique un représentant de la CGT.

L'entreprise (150 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont 10% à l'exportation) a subi plusieurs rachats successifs ces dernières années. Elle prévoyait d'investir 6 millions d'euros dans ses équipements jusqu'en 2010.

De notre correspondant en Bourgogne-Franche-Comté, Didier Hugue

http://www.usinenouvelle.com/article/fruehauf-detruit-78-...


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