Comme prévu, le gouvernement a relevé, par un arrêté publié samedi au Journal Officiel, le nombre annuel maximal d’heures de chômage partiel, à 800 au lieu de 600. Dans le textile, l’habillement-cuir et l’automobile (sous-traitants et commerçants inclus), le contingent est augmenté à 1 000 heures. A 35 heures par semaine, ces plafonds correspondent à un mois de plus par an (22 semaines au lieu de 17), et même à deux mois dans l’automobile et le textile (28 semaines, soit plus de six mois). Indemnisé à 60 % du salaire brut – somme partagée entre l’entreprise et l’Etat –, le chômage partiel avait fortement diminué entre 1995 et 2005. En 2007, 117 800 salariés ont été en chômage partiel. Mais le gouvernement anticipe une utilisation du dispositif « beaucoup plus importante » en 2009 en raison de la crise.
« Les gens vont pointer, mais ils ne travaillent plus... » L'atelier de fabrication d'enveloppes de Sepieter, à l'arrêt depuis décembre faute d'activité, ne redémarrera pas. La direction, qui avait présenté à l'automne un plan de redressement, projetait de le fermer. Déjà, l'imprimerie est alimentée avec des enveloppes fabriquées par d'autres filiales du groupe Hamelin. « J'avais demandé à ce qu'il y ait encore de la fabrication sur place, mais ce n'était pas dans les projets de la direction », se désole Pascal Decottignies, délégué FO.
Les 41 salariés qui assuraient la production sur place (sur un effectif de 136 salariés), recevront d'ici un mois leurs lettres de licenciement. « On a réussi à améliorer le plan social », se félicite Olivier Labruyère, délégué CGT. De deux à cinq mois de salaire brut ont été accordés, au-delà des primes extra-légales. Pas plus : le rapport de force n'était pas suffisant pour que les salariés obtiennent davantage. Des primes seront accordées aux personnes créant une entreprise. La période de reclassement, de 4 à 6 mois, s'accompagnera de primes en fonction de l'âge et de la rapidité du retour à l'emploi. Une quinzaine de reclassements auraient été proposés dans les régions d'Évreux et d'Angoulême, mais les syndicats doutent que les salariés en profitent. Enfin, il a été demandé à ce que des salariés de l'imprimerie (qui ne sont pas touchés par la restructuration) puissent bénéficier du plan social afin de laisser leur place à des personnes licenciées. Mais rien ne garantit que cela sera possible.
Pour l'avenir, le directeur du site promettrait une organisation pour retrouver clientèle et rentabilité. Si FO déplore que la stratégie échappe plus encore à Sepieter au profit d'Hamelin, du côté de la CGT, on craint que ce plan social ne soit « qu'une première étape » d'une restructuration plus sévère encore. •
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