05.02.2009
TEXTILE, LIQUIDATION DE LAGRASSIERE CONFECTION, 65 FAMILLES.
44 700 FAMILLES
Lagrassière Confection. Le dépôt de bilan au tribunal de commerce
5 février 2009
Les dirigeants de l'entreprise hennebontaise Lagrassière Confection ont bien présenté hier, au tribunal de commerce de Lorient, leur dépôt de bilan comme ils l'avaient annoncé vendredi à leurs 65 salariés (Le Télégramme de lundi). Le tribunal de commerce étudiera donc dès demain matin, lors de son audience hebdomadaire, ce dossier et se prononcera sur la mise en liquidation judiciaire. De son côté, Gérard Perron, le maire et conseiller général d'Hennebont, ne veut pas baisser les bras et continue à se mobiliser pour sauver l'entreprise, la dernière usine de confection d'Hennebont.
Les salariés viendront en car demain matin
Il a écrit dès mardi au préfet du Morbihan pour qu'il intervienne, «afin qu'une solution soit trouvée pour assurer la continuité de l'entreprise. Au cas où elle aurait des créances publiques, celles-ci pourraient éventuellement être échelonnées, réglant ainsi, du moins partiellement, le problème de trésorerie», explique-t-il. Gérard Perron est également intervenu auprès du conseil général et de Cap l'Orient afin de les alerter pour que ces collectivités puissent «les accompagner et les aider afin de trouver des solutions permettant de garantir l'emploi et l'entreprise». Car «Lagrassière Confection, créée en 1932, ce sont 65 emplois essentiellement féminins avec beaucoup d'ancienneté qui auront d'énormes difficultés à retrouver du travail dans le pays de Lorient qui aujourd'hui compte peu d'entreprises de textile». Des salariés qui ont décidé hier qu'ils viendraient tous demain, dès 9h, en bus au tribunal de commerce de Lorient pour assister à l'audience qui scellera, peut-être, l'avenir de leur entreprise.
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TONNELERIE, EGUIN-MOREAU SIGOGNE, 34 FAMILLES.
44 635 FAMILLES
Gros coup de froid hier matin dans les locaux de la tonnellerie Seguin-Moreau à Merpins, où le P-DG Philippe Rapacz avait convoqué un comité d'entreprise extraordinaire afin de présenter un projet de «réorganisation pour sauver l'entreprise». «J'ai annoncé aux représentants du personnel la suppression de 34 postes répartis sur l'ensemble des services et la fermeture de notre site de Sigogne où nous fabriquons uniquement des fûts», précise Philippe Rapacz. La vingtaine de salariés de Sigogne sera rapatriée à Merpins. Cette décision intervient alors qu'en octobre, Seguin-Moreau s'était déjà séparé de ses intérimaires et de ses personnels en CDD, soit une douzaine de personnes.
«C'est chaud, peste Jean-Claude Zimmer, le délégué FO de la tonnellerie encore sous le choc. C'est un moyen de se séparer des gens indésirables, parmi lesquels pas mal de syndiqués, ou des gens qui viennent juste d'être promus dans de nouvelles fonctions et qui sont aujourd'hui concernés par ces licenciements.»
Pour la direction, cette décision est prise «avant qu'il ne soit trop tard». «Nous avons beaucoup investi ces quatre dernières années pour remonter la pente grâce à la qualité de nos produits. Et si nous ne voulons pas mettre en péril ces acquis, il fallait agir rapidement en instaurant ce plan d'économie», justifie Philippe Rapacz.
Faible récolte
et marché illisible
Pour le patron de la société - qui appartient au groupe Oeneo et a réalisé 56 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2007, dont 80% à l'export -, la fin 2008 a sonné le premier coup de semonce. «Les récoltes faibles dans le Bordelais et surtout en Californie où se situe l'essentiel de nos débouchés, ont conduit nos clients à ne pas réajuster leurs stocks de barriques comme ils le font d'habitude. Certains ont même encore des fûts neufs qu'ils n'ont pas besoin d'utiliser», témoigne Philippe Rapacz.
Aux conditions climatiques qui ont conduit à de faibles vendanges, est venu s'ajouter, début 2009, un manque de lisibilité du marché dans un contexte de crise mondiale. «Du coup, nos clients américains sont attentistes alors que notre marché de grands contenants a subi lui aussi un coup d'arrêt, à l'image des maisons de cognac, qui représentent plus de la moitié de notre chiffre d'affaires dans cette activité, qui ont remis leurs commandes à une date ultérieure. Mais quand tout cela redémarrera-t-il», s'inquiète le P-DG.
Et le monde de la tonnellerie n'est peut-être pas encore au bout de ses surprises. Les marchés espagnols et portugais, jusqu'ici à peu près épargnés, pourraient à leur tour flancher. «Et nous n'avons pas encore été touchés en Europe par l'effet des copeaux qui peuvent désormais servir à faire vieillir le vin. Les conditions actuelles risquent de favoriser cette méthode...», soupire Philippe Rapacz.
09:48 Publié dans FICHES PLAN SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
TEXTILE, GSA, 80 FAMILLES.

44 601 FAMILLES
jeudi 05 février 2009
GSA va supprimer 80 postes à
Villedieu-la-Blouère
Le groupe Salmon Arc-en-ciel (Sucre d'orge, Berlingot...), frappé par la crise, se réorganise. Un comité d'entreprise est prévu vendredi.
Le doudou en chute libre
« Tous les secteurs de l'entreprise sont touchés », dit la direction dans un communiqué. Qu'il s'agisse de l'habillement, de la layette ou du marché des 2-14 ans. Même le doudou est en chute : le marché a baissé de 8,6 % en un an.
GSA souhaite donc réduire ses coûts ; ce qui passe par un plan social. L'annonce a été faite lundi lorsque l'ordre du jour du prochain comité d'entreprise a été fixé. Ce comité se réunira en séance normale vendredi prochain.
« La tempête de 2009 nécessite une réduction de voilure et un changement de cap », dit encore la direction. Qui assure que les salariés « seront accompagnés dans la recherche d'une solution réelle et durable ».
Nouvelle organisation
Quels postes vont être touchés ? On sait qu'il n'y a quasiment plus de fabrication à Villedieu-la-Blouère. Les vêtements sont fabriqués en Chine ou au Maroc. Ne reste que quelques piqueuses pour des échantillons, des commandes de dernière minute.
La réduction d'effectifs risque alors d'atteindre d'autres services. A Villedieu-la-Blouère, GSA concentre les services de création, de fabrication des prototypes, des collections, de qualité. Le groupe fabrique sept millions de pièces par an. 3,7 millions transitent par Villedieu.
La direction dit vouloir réagir vite pour « se repositionner durablement », avec une « nouvelle organisation ». « L'objectif est de conforter les emplois qui restent », souligne Hélène Seguin, responsable de la communication.
En mai dernier, le groupe avait déjà dû procéder à 18 licenciements pour raisons économiques. Il reste 349 salariés dans l'entreprise. GSA a réalisé, en 2007, un chiffre d'affaires de 46,5 millions d'euros.
09:25 Publié dans FICHES PLAN SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
PHARMACIE, GSK, 848 FAMILLES.
44 521 FAMILLES

Le groupe pharmaceutique GSK supprime
848 emplois en France
France Info - 07:58
Le groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) a annoncé hier une réorganisation de ses sites basés en France. Près de 850 emplois seront supprimés d’ici trois ans. L’Essonne est le département le plus touché par ces licenciements.
Glaxo, c’est terminé, et la ville d’Évreux dans l’Essonne est sous le choc. Le groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) vient en effet de confirmer la suppression de 850 emplois en France sur ses 6.000 postes environ d’ici 2011-2012.
Si la réduction des effectifs se fera site par site, c’est bien les pôles basés dans l’Essonne qui essuieront le plus de départs. L’entreprise laissera 798 personnes sur le carreau d’ici le mois de juin. Une quarantaine d’emplois vont aussi être supprimés au centre de recherche et développement des Ulis.
“ Sur le site industriel d’Evreux, malgré des bénéfices important sur l’année 2008, GSK décide de fermer son unité de recherche et de développement, de supprimer presque la moitié des effectifs de sa production”, a confirmé la CFE-CGC.
GlaxoSmithKline se réorganise et supprime
près de 850 emplois en France
PARIS (AFP) — Le groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) a annoncé mercredi une réorganisation et près de 850 suppression d'emplois en France d'ici 2011-2012, y compris dans ses centres de recherche d'Evreux (Eure) et des Ulis (Essonne).
"Sur le site industriel d?Evreux, malgré des bénéfices important sur l?année 2008, GSK décide de fermer son unité de recherche et de développement (96 licenciements secs), de supprimer presque la moitié des effectifs de sa production (702 licenciements sur un effectif de 1.652 salariés) et également 37 emplois sur le site de recherche des Ulis", a indiqué la CFE-CGC.
Selon ce syndicat, d'autres plans sociaux suivront pour la finance, l?informatique et les ressources humaines.
Treize autres emplois (CDD et intérimaires) seront aussi supprimés à Notre-Dame-de-Bondeville (Seine-Maritime).
La direction a confirmé à l'AFP "une diminution de 848 effectifs à l'horizon 2011 ou 2012, selon les sites, sur 6.000 emplois environ en France", en précisant que "ce plan était sans lien avec la crise" mais dû "à une mutation structurelle de l'industrie pharmaceutique".
Outre la concurrence des génériques, GlaxoSmithKline estime devoir faire "de gros efforts de productivité" pour répondre à "la demande en médicaments 30 à 50% moins chers dans des pays comme l'Inde, le Brésil, la Russie et la Chine", et aux contraintes budgétaires pesant sur la santé publique en Europe, et bientôt aux Etats-Unis "qui va devenir un marché régulé" après l'élection d'Obama.
"GSK ne quitte pas la France, on ne va pas vers du low cost", a soutenu la direction, alors que la CGT dénonce "une décision précipitée" pour "assurer un taux de profitabilité optimum pour les actionnaires".
Selon la direction, "tout collaborateur amené à quitter le groupe continuera à être rémunéré à 100% au moins un an" et bénéficiera d'une aide au reclassement, l'ensemble des mesures devant encore être négociées.
A Evreux, où 798 emplois doivent être supprimés et où toute l'équipe de chercheurs et techniciens dédiée au projet de traitement anti-asthmatique sous forme aérosol sera licenciée d'ici juin, les syndicats ont prévu un arrêt de travail de deux heures jeudi.
"C'est dramatique, les conséquences vont être lourdes, on ne s'attendait pas à ça", a affirmé Philippe Lecoq, délégué FO.
Créé en 1968, le site d'Evreux (aérosols, poudres à inhaler, comprimés effervescents) est le plus important du groupe en France, avec 2.000 salariés.
Selon la direction, demeureront "950 postes permanents à l'horizon 2012".
Le maire DVG d'Evreux Michel Champredon a annoncé la mise en place d'une cellule de crise dans les prochains jours.
Au centre de recherche des Ulis, la suppression d'une quarantaine de postes coïncide avec un agrandissement du site, désormais focalisé sur le traitement du diabète et de l'obésité.
La construction d'un nouveau site pour les vaccins à Saint-Amand-Les-Eaux (Nord) n'est pas remis en question.
09:15 Publié dans FICHES PLAN SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


