21.03.2009

DISTRIBUTION, FNAC, 400 FAMILLES

DEPUIS LE 23 FEVRIER 2008:

47 896 FAMILLES

A la Fnac Bastille, le combat des 60 salariés qui refusent la fermeture de leur magasin

REPORTAGE

L'enseigne supprime 400 postes en France: 200 à Paris, 50 au siège et 150 en province. A Bastille, les 60 salariés vont être invités avant fin 2009 à oeuvrer dans d'autres enseignes parisiennes ou en banlieue. Ils tentent de résister.

François Pinault, propriétaire de la Fnac, a beau également posséder l'hebdomadaire le Point, il y a des moments où la liberté de la presse n'est pas une priorité. Il est 15h30 ce vendredi à la Fnac Bastille, à Paris (XIIe), et le service de sécurité interdit – poliment - au journaliste de parler aux (très rares) clients présents pour leur demander leur sentiment sur ce qui se passe dehors. Il faut dire que si le magasin, qui vend essentiellement des CD et des DVD musicaux, est quasi désert, c'est que le personnel occupe le parvis. En grève depuis 13 heures contre la fermeture pure et simple de son lieu de travail.

En France, la Fnac va supprimer 400 postes: 200 à Paris, 50 au siège et 150 en province. A Bastille, les 60 salariés vont être invités avant la fin de l'année à aller oeuvrer d'autres enseignes parisiennes ou en banlieue: la Fnac possède 25 enseignes à Paris et en grande couronne parisienne. Car si leurs postes sont supprimés, ils ne seront pas licenciés. «J'ai déjà connu cette situation il y a trois ans quand la Fnac Italiens a fermé, indique Fatiha, salariée de la Fnac depuis dix-neuf ans. C'était le même scénario qu'ici: on faisait quasiment exclusivement de la musique. A la différence que le magasin a perdu de l'argent dès son ouverture. Et ça a duré quinze ans. Le loyer était trop cher et l'amplitude horaire d'ouverture dans un quartier peu fréquenté coûtait très cher. L'histoire s'est achevée en avril 2006.»

«500.000 euros de pertes»

Trois ans plus tard, le coût d'exploitation et les bénéfices en berne à Bastille motivent la même décision de la part de la direction de la Fnac. Si cette dernière se refuse à évoquer sur les pertes du magasin en 2008, Sébastien Boury, délégué syndical CGT, très transparent, parle de «500.000 euros de pertes l'an passé».

«Je ne peux rien vous dire là-dessus, car on ne communique pas sur les chiffres magasin par magasin, tranche une porte-parole de l'enseigne. Mais ce que je peux vous dire, c'est que c'est un magasin spécialisé en musique, et qui subit donc de plein fouet les difficultés du marché du disque, CD et DVD, depuis quelques années.» La jeune femme parle de 45% de pertes pour le marché du disque depuis cinq ans et souffle que la tendance dans ce magasin serait peu ou prou du même ordre.

«C'est vrai que le disque souffre, reconnaît Sébastien Boury. Mais quand le marché est en baisse, la Fnac [entre 31% et 33% de parts de marché sur le disque en France, ndlr] ne s'en sort pas trop mal. Enfin plutôt mieux que les autres. Mais là, pour justifier cette fermeture, ils donnent dans le catastrophisme. La Fnac a les moyens de mener une autre politique par rapport au disque.»

«Pôles d'excellence»

C'est exactement ce que la direction souhaite faire. Son credo: créer des «pôles d'excellence», c'est-à-dire des enseignes spécialisées dans différents genres musicaux. Ainsi, la Fnac Ternes va étendre son offre en musique classique, celle des Halles en variété internationale, electro et jazz. «Mais nous sommes le premier magasin de disques classiques de France! tranche le syndicaliste CGT. Et cette section marche très bien. Cela fait partie des propositions que nous avons faites à la direction. Mais elle ne veut pas en entendre parler...»

Argument de la Fnac pour fermer son enseigne de Bastille: la taille du magasin - «c'est le plus petit de France, il fait 970 m2 alors qu'en moyenne une Fnac fait 2.500 m2», dit la Fnac - ne permet pas de proposer des produits plus en phase avec l'époque: lecteurs MP3 et téléphonie mobile qui sont présents dans les rayons mais en offre trop limitée. «Car les murs ne sont pas extensibles.» «Faux, répond le cégétiste. Nous sommes locataires des murs qui appartiennent à l'opéra Bastille. Et ce dernier a des extensions libres dans ses locaux à nous proposer. Mais la direction a décidé de fermer ce magasin sans lui laisser la possibilité de vivre. Elle préfère distribuer les centaines de millions d'euros de bénéfices réalisés chaque année à ses actionnaires plutôt que de faire vivre l'emploi.»

Et le syndicaliste de lancer, amer: «Depuis des années, la Fnac se désinvestit du disque. Et pourtant, 80% de nos clients achètent des produits éditoriaux [CD, DVD, livre, ndlr].»

«Je suis disquaire, eh bien, c'est fini»

Reste la question des «reclassements» dont parle la direction, qui dit qu'ils se feront «dans le respect des qualifications, des salaires et des horaires contractuels de chacun. Nous proposerons aussi des formations aux salariés qui souhaitent évoluer vers d'autres métiers plus en croissance au sein de l'enseigne.» «Faux, répondent des salariés de la Fnac Bastille. Moi, je suis disquaire, eh bien, c'est fini. Ils ne vont pas nous proposer de postes de disquaires ou de libraires, qui sont nos métiers, mais de vendre des téléphones ou des MP3. Et puis la majorité des postes proposés sont en banlieue ou en province. Et si on refuse, eh bien c'est le licenciement...»

La fermeture de la Fnac Bastille n'est peut-être que la première de quelques autres. Selon le délégué CGT, quelques autres enseignes (Ternes, Champs-Elysées, Saint-Germain), jugées pas ou peu rentables, seraient dans le viseur de la direction.

http://www.liberation.fr/economie/0101555231-a-la-fnac-ba...

BAISSES DE SALAIRE MODE D'EMPLOI, CHEZ HP.

HP France propose une baisse illimitée des salaires sans garantie sur l’emploi 

Par David Castaneira Le 18 mars 2009 (16:47)

Alors que la baisse des salaires annoncée mi-février au niveau mondial est déjà à l’œuvre aux Etats-Unis, le projet français vient d’être soumis aux salariés. Des baisses de 5 à 10 % pour les principaux cadres et de 2,5 à 5 % pour les autres employés seront proposés individuellement. Mais aucune limitation dans le temps n’est prévue et, surtout, aucune garantie n’est apportée pour l’emploi. Les syndicats rejettent d’ores et déjà le projet et craignent pour l’avenir.
La direction de HP France a dévoilé à ses salariés ainsi qu’à ceux de sa filiale EDS les modalités de la baisse de salaires imposée mi-février par Mark Hurd – le patron du groupe – à l’ensemble des effectifs dans le monde. Sans surprise, selon le compte rendu qu’en a fait la CFTC, la direction estime que « en raison de la crise économique mondiale actuelle, le groupe HP est amené à envisager de prendre des mesures visant à sauvegarder sa compétitivité ».

Au programme pour les salariés de l’Hexagone, une baisse de la rémunération de base de 5 à 10 % pour les principaux managers, applicable à compter du 1er mai. Les autres connaîtraient un petit répit puisque « à compter du 1er octobre 2009, la société proposerait dans une deuxième étape à tous les autres salariés une baisse de 2,5 % pour les non cadres et 5 % pour les cadres ». Un projet en ligne avec ceux déjà à l’œuvre en Belgique par exemple, mais plutôt plus favorable que ce qui est imposé aux salariés américains, et notamment à ceux d’EDS, qui viennent de se voir annoncer une amputation supplémentaire de leur rémunération pour le mois d’avril.

Les syndicats vent debout

Des niveaux de baisse que dénonce la CFTC pour qui « le côté définitif et disproportionné de ces propositions par rapport aux rémunérations des dirigeants est inacceptable et immoral. Alors qu’on va demander aux non cadres 2,5 % et aux cadres 5 % de réduction de salaire, les 20 % de réduction « apparente » du salaire de Mark Hurd ne représentent en fait que 0,7 % de réduction de ses revenus 2008. (…) Même en France, dans le bilan social 2008 d'HP France, nous constatons que si les dix salaires les plus bas ont augmenté de 2,6 %, ceux des dix managers les plus hauts ont augmenté de 27 %, soit dix fois plus relativement ! » Du coup, le syndicat rejette le projet de baisse de salaire présenté au CE et se déclare « totalement solidaire des salariés qui exprimeront leur refus ».

Car c’est le grand hic pour la direction française par rapport à ses homologues dans le groupe : la baisse des salaires n’est absolument pas prévue par la loi. Il faut donc obtenir l’accord individuel des salariés. Il semble que la voie de la négociation de gré à gré ait été privilégiée, plutôt que celle de l’accord d’entreprise qui implique une négociation avec les syndicats. Consciente du problème, la direction explique que « même si la société espère convaincre l’ensemble de ses salariés de la pertinence du projet en question et de la nécessité pour chacun d’y adhérer, chaque salarié resterait libre d’accepter ou non la proposition de modification de son contrat de travail. Aucun licenciement pour motif économique consécutif à ce refus n’est donc envisagé ». Reste qu’une résistance trop forte en France pourrait bien valoir le courroux de la direction américaine qui goûterait sans doute peu de devoir imposer partout un effort dont seul la France serait, de fait, exempt.

Aucune contrepartie sur l’emploi dans l’avenir

D’un côté donc, les salariés sont incités à participer. Mais, de l’autre, la direction envoie un signe particulièrement inquiétant. Car si le plan de restructuration qui est prévu pour toucher plus de 24 000 salariés dans le monde - et 680 en France - est lié à la fusion entre HP et EDS, aucun licenciement relatif à la crise économique n’est pour l’heure annoncé là où les principaux concurrents de HP (notamment IBM ou encore Sun) y sont allés de leurs charrettes de suppressions de postes. La direction prend donc bien garde d’expliquer, selon le document publié par la CFTC, que « ce projet est indépendant de toutes autres mesures ou projets qui pourraient être pris, à l’avenir, afin de faire face à la crise économique mondiale. En conséquence, même si tous les salariés de la société acceptaient la proposition de modification du contrat de travail proposée, la société n’est actuellement pas en mesure de garantir que ce projet soit à court, moyen ou long terme suffisant pour sauvegarder la compétitivité du groupe ».

En clair, l’effort demandé et qui, à l’origine, - de l’aveu même de Mark Hurd - visait à éviter les licenciements ne se traduit désormais plus par aucune garantie. Une déclaration qui risque de mettre le doute dans la tête de salariés qui ont pu suivre ces derniers jours les mouvements sociaux chez le fabricant de pneumatique Continental, où après avoir consenti des efforts d’organisation et de réduction du temps de travail – donc de rémunération –, les salariés vivent la fermeture de leur usine de Claroix, dans l’Oise.

Un calendrier social particulièrement chargé

Dans les commentaires publiés sur le blog de la CFTC suite à l’annonce, des anonymes font état de discussions avancées autour d’une prochaine vague de licenciements aux Etats-Unis mais aussi de sites de production arrêtés depuis plusieurs mois. Si aucune de ces rumeurs n’est pour l’heure avérée, il n’en reste pas moins que le doute s'est immiscé dans les esprits et que le travail de persuasion de la direction de HP dans les mois à venir risque d’être difficile.

D’autant que son calendrier est particulièrement chargé avec la vente programmée du gros de l’activité TMA d’EDS France (un CE est convoqué à ce sujet le 24 mars durant lequel le nom de l’éventuel repreneur pourrait être dévoilé), puis la mise en place du plan de réduction des effectifs – 580 postes donc – lié à la fusion avec EDS... Une fusion qui n'est pas encore effective puisque les effectifs de HP services ne devraient intégrer EDS France que le 15 mai. Une importante réunion du CE est convoquée le 26 mars sur ce sujet et rien ne dit que les délais pourront être tenus alors que la date a déjà été reportée par deux fois.

http://www.lemagit.fr/article/salaires-hp-eds-licenciemen...

SIDERURGIE, CBS, 71 FAMILLES

DEPUIS LE 23 FEVRIER 2008:

47 496 FAMILLES

La procédure de fermeture de CBS-Louvroil enclenchée

samedi 14.03.2009, 04:50 - La Voix du Nord

Les choses ne traînent pas à l'usine CBS de Louvroil, dont la fermeture a été annoncée à échéance du mois de juillet, jeudi en comité central d'entreprise. Les procédures administratives seront enclenchées dès le lundi 23 mars.

 

Dans le jargon, on appelle cela « ouverture du livre IV », une étape qui prépare, pour résumer, à un licenciement collectif et qui détermine les dispositions sociales et possibilités de reclassement destinées aux salariés. A l'usine CBS de Louvroil, où travaillent cinquante-sept personnes dans la production de pièces profilées pen acier pour le bâtiment, ce sera le lundi 23 mars.

Comme on a pu le lire dans notre édition d'hier, les six sites français de CBS-France, du groupe Corus, lui-même détenu par le géant indien de l'acier Tata, sont concernés par une restructuration qui va se traduire par 133 suppressions de postes sur un effectif total de 223 salariés et la création de 62 postes, soit une perte sèche de 71 emplois. Trois sites vont fermer, en l'occurrence Allinges, en Haute-Savoie, Camaret-sur-Aigues, dans le Vaucluse et Louvroil, le plus important centre de production de CBS en France. Il s'agit notamment, selon la direction, qui s'exprime par communiqué, de « recentrer la production », sur les trois unités restantes.

Le choc de l'annonce encaissé, les salariés, et leurs représentants, tentent d'appréhender la situation. « Les gens sont demandeurs d'une action.

Ils se sentent lésés », disait hier devant l'usine Chérif Bouzidi, délégué CGT, secrétaire du CE et membre du comité central de groupe, accompagné de Thierry Bouchez, du syndicat Force ouvrière. Lundi, le directeur général et le directeur industriel de CBS sont attendus à Louvroil, où ils devraient venir s'expliquer devant le personnel. Une première action, sous la forme d'un rassemblement, pourrait avoir lieu dès le lendemain. •

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Maubeuge/actualite/Sec...

AUTOMOBILE, FRUEHAUF AUXERRE, 78 FAMILLES.

DEPUIS LE 23 FEVRIER 2008:

47 425 FAMILLES

Fruehauf détruit 78 emplois à Auxerre

20/03/2009
Social
La valse des plans sociaux s'accélère chez Fruehauf, fabricant de semi-remorques implanté à Auxerre (Yonne) et propriété du fonds capitalistique MBO Partenaires. Aux 104 suppressions de postes décidées en novembre dernier, se rajoute depuis hier le projet de 78 nouveaux départs. Cette décision résulterait d'une baisse de moitié des commandes.

Le seul site industriel du fabricant employait 387 personnes l'an dernier. Il accueillait également 350 intérimaires à temps complet, dont 30 ouvriers polonais, victimes du premier dégraissage, et produisait jusqu'à 28 semi-remorques par jour. «On se savait plus où les mettre avant expédition », indique un représentant de la CGT.

L'entreprise (150 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont 10% à l'exportation) a subi plusieurs rachats successifs ces dernières années. Elle prévoyait d'investir 6 millions d'euros dans ses équipements jusqu'en 2010.

De notre correspondant en Bourgogne-Franche-Comté, Didier Hugue

http://www.usinenouvelle.com/article/fruehauf-detruit-78-...


DELOCALISATION EN DOUCE ?

Aircelle Harfleur délocalise vers le Maroc

20/03/2009
Social
De source syndicale, la direction de l'usine Aircelle de Harfleur, en Seine-Maritime, également siège social de l'entreprise, a annoncé aux représentants du personnel la délocalisation de ses fabrications de petites nacelles au Maroc.

Filiale du groupe français Safran, Aircelle est spécialisée, avec 1 480 salariés, dans la fabrication de nacelles et d'inverseurs pour l'aéronautique.

« Cette délocalisation, qui a déjà commencé avec un premier inverseur parti au Maroc, un second en cours de transfert et un troisième dont le départ est prévu pour l'été prochain, aura une double conséquence », commente Laurent Coussin, secrétaire de la CGT du site normand, « D'une part, nous aurons perdu 120 postes en production et une trentaine dans les structures.

D'autre part, le site va rester avec une monoproduction pour l'A380 et avec un seul client, Airbus, ce qui est dangereux pour l'avenir du site. Surtout en cette période de crise économique où le carnet de commandes d'Airbus pourrait être revu à la baisse ». Les salariés ont d'ailleurs alerté la préfecture sur la situation de l'entreprise. De son côté, la direction n'était pas joignable.

De notre correspondant en Normandie, Patrick Bottois

AUTOMOBILE, AUTOLIV, 140 FAMILLES.

DEPUIS LE 23 FEVRIER 2008:

47 347 FAMILLES

Autoliv France supprime 140 postes à Gournay-en-Bray

19/03/2009
Social
L'équipementier Autoliv France, spécialisée dans les airbags et boucles pour ceintures de sécurité à Gournay-en-Bray (Seine-Maritime), doit de nouveau faire face à la crise du secteur automobile et à la baisse de ses commandes. La direction de cette filiale du suédois Autoliv a annoncé mardi, lors d'un comité d'entreprise, la suppression de 140 postes, sur le mode du départ volontaire, d'ici à la fin 2009. L'usine compte actuellement avec 1 000 salariés.

« En théorie », souligne Noam Lesueur, délégué CFDT, « car si la direction prévoit bien d'avoir obtenu 60 départs volontaires au 31 juillet, 100 au 31 octobre et 140 au 31 décembre 2009, elle précise également qu'à chaque étape le déficit de départs volontaires sera comblé par des départs contraints ».

Par ailleurs, le délégué se montre inquiet pour l'avenir car ce plan intervient après un précédent en 2008 qui a vu le départ de 87 CDI et d'une centaine d'intérimaires alors que les salariés subissent deux jours de chômage partiel hebdomadaire depuis le mois de février.

La direction du site n'était pas joignable ce jour.

De notre correspondant en Normandie, Patrick Bottois

METALLURGIE, FMGC SOUDAN 72 FAMILLES.

DEPUIS LE 23 FEVRIER 2008:

47 207 FAMILLES

FMGC supprime 72 emplois et reporte ses investissements

16/03/2009
Social
La fonderie FMGC à Soudan (Loire-Atlantique) a annoncé le 13 mars, lors d'un comité d'entreprise, un plan social visant à supprimer 72 de ses 342 emplois dont 62 licenciements secs.

Le leader européen du contrepoids en fonte subit de plein fouet le ralentissement de ses principaux donneurs d'ordre comme Manitou, Volvo et Toyota. La filiale du groupe Farinia n'avait pas reconduit au cours des derniers mois les contrats d'une soixantaine d'intérimaires et connaît du chômage partiel depuis novembre. Elle avait également procédé à l'automne dernier à la fermeture de sa filiale bulgare (80 personnes) jugée insuffisamment compétitive.

La société pensait ces mesures suffisantes pour résister à la crise mais, depuis le début de l'année, la détérioration de l'activité s'est encore aggravée. Du coup, son projet d'investissement est reporté : en juin 2008, FMGC avait annoncé qu'elle renonçait à s'implanter en Chine au profit de son usine à Soudan pour laquelle une enveloppe de 25 millions d'euros était prévue entre 2009 et 2012. Il s'agit de la doter de nouvelles capacités de fusion pour répondre notamment au développement des parcs éoliens qui nécessitent eux-mêmes de grosses grues pour leur mise en place.

En Pays de la Loire, Jacques Le Brigand

AUTOMOBILE, VALEO ABBEVILLE, 100 FAMILLES.

DEPUIS LE 23 FEVRIER 2008:

47 135 FAMILLES

Valeo supprime une centaine de postes à Abbeville

03/03/2009
Social

L'équipementier Valeo a annoncé lundi la suppression de 104 des 378 emplois présents sur le site d'Abbeville (Somme), qui fabrique des serrures pour l'automobile.

Le plan toucherait 55 postes en main d'œuvre directe et 49 en structure. Un plan social avait déjà conduit à une réduction d'effectif en 2006-2007, avec au final 118 postes supprimés sur la base de départs volontaires et de reclassement interne.

Mais cette fois-ci, les syndicats s'inquiètent de la faisabilité de départs volontaires. « On s'attendait à un plan social, mais pas de cette importance. Les salariés proches de la retraite et les plus jeunes sont déjà partis en 2007 », note Gilles Balédent, délégué syndical CFTC. Les salariés craignent surtout pour la pérennité du site. « Notre service de R&D, reconnu au niveau mondial, développe des produits qui sont malheureusement fabriqués ailleurs qu'en France. Ici, nous ne produisons plus que des produits en fin de vie », poursuit-il. Abbeville craint la concurrence du site slovaque qui avait déjà récupéré fin 2007 une ligne de production de serrures jugée stratégique pour le groupe.


L'intersyndicale (CGT, CFTC, CFDT, FO, Sud) appelle tous les salariés des sites français concernés par des plans de réduction d'effectifs à manifester ce vendredi devant le siège social de Valeo, à Paris. Et, en réaction à cette annonce, le maire d'Abbeville, Nicolas Dumont (PS), a demandé au gouvernement que la somme versée à Valeo le 26 février dernier dans le cadre du plan de soutien à l'automobile (ndlr : autour de 19 millions d'euros), soit soumise au maintien de l'emploi. Le maire rencontre ce soir à 17h30 la direction de Valeo, puis les syndicats.

Marion Kindermans

http://www.usinenouvelle.com/article/valeo-supprime-une-c...

 

AUTOMOBILE, CONTINENTAL CLAIROIX, 1120 FAMILLES.

DEPUIS LE 23 FEVRIER 2008:

47 035 FAMILLES

L'usine Continental de Clairoix va fermer

12/03/2009
La direction du groupe allemand Continental a décidé la fermeture d'ici mars 2010 de son usine de pneumatiques de Clairoix (Oise). Cette unité emploie 1 120 salariés et possède une capacité de production de 7,5 à 8 millions de pneus par an.
 Les délégués CFDT de l'usine Continental qui, depuis novembre 2008, alertaient l'opinion sur la probabilité d'une fermeture du site, n'avaient pas prévu cette annonce qui les a « assommés » selon leurs propres termes. Elle a été faite mercredi au cours d'un CCE extraordinaire par Bernhard Trilken, responsable industriel de la division pneumatiques tourisme de Continental. Ce dernier a informé les représentants syndicaux des entités de Continental France, puis les salariés rassemblés.

La surcapacité - estimée par la direction de Continental à 15 millions de pneus tourisme - est à l'origine de cette décision dans un contexte de « forte baisse » de la demande de pneus dits de « première monte » (pneus montés sur chaîne) et de « dégradation » du marché du pneu remplacement. « Nous sommes obligés de réagir, de nous adapter et réduire nos coûts » indique Bernhard Trilken. Continental a décidé de fermer le site de Clairoix jugé peu compétitif, explique-t-il en substance. L'équipementier automobile allemand va également fermer son usine de pneus pour poids-lourds de Hanovre, ville où le siège de Continental est implanté. 780 salariés sont concernés.

Interrogé mercredi soir pour l'Usinenouvelle.com sur les raisons qui ont conduit Continental à fermer le site picard plutôt qu'un autre, Bernhard Trilken a indiqué que ce site présentait les coûts de production les plus élevés par rapport aux autres sites européens de production de pneus tourisme.

Continental possède 8 usines en Europe, dont deux (l'une en République tchèque et l'autre à Aachen en Allemagne) présentent, selon lui, le même niveau de complexité que l'unité picarde qui produit toute la gamme des 14-18 pouces. « Mais l'usine de Clairoix est la plus chère », a-t-il insisté. Il a ajouté que « chaque pneu produit à Clairoix représentait un coût de 13 % supérieur à celui d'un pneu produit dans l'autre usine Continental du groupe en France », c'est-à-dire Sarreguemines (Moselle).

Les prévisions de production 2009 de l'usine de Clairoix n'en finissaient pas d'être revues à la baisse ces dernières semaines. Fin 2008, la direction du site annonçait un volume de 6 millions de pneus (contre 7 millions en 2008) à produire en 2009. En janvier, la barre était descendue à 5,7 millions. Et elle venait de descendre à 5,1 millions.

De leur côté, les salariés abasourdis ne manquent pas de rappeler qu'en 2007, ils ont accepté de repasser aux 40 heures à la demande du fabricant allemand. Celui-ci voulait mettre ses usines françaises au diapason de l'Allemagne dans ce domaine. L'usine avait, en effet, fait parler d'elle en 2007 avec cet accord « 40 heures » signé entre la direction de l'usine et le syndicat majoritaire CFTC allié à la CGC. Cet accord, né de la Loi sur la défiscalisation des heures supplémentaires, était destiné à lui permettre de réduire ses coûts en faisant passer le personnel posté (la moitié de l'effectif) de 37h30 à 40h au 1er janvier 2008. « Mais cela n'a pas suffi » observe aujourd'hui Bernhard Trilken ajoutant que cet accord avait été « conclu dans un contexte économique très dynamique ».

Des élus « consternés » qui en appellent à... Nicolas Sarkozy

L'annonce de la fermeture a fait réagir les élus de tous bords mercredi. Claude Gewerc, président PS du Conseil régional de Picardie s'est dit « consterné » par une « décision qui n'est justifiée par aucune réalité économique ». Le patron de la Région fait sans doute allusion au fait que si le groupe Continental vient d'annoncer une perte de 1,1 milliard d'euros, sa division pneumatiques, elle, n'est pas dans le rouge. Claude Gewerc a annoncé mercredi soir qu'il se rendrait ce jeudi matin à 8h sur le site de Clairoix. Il en appelle « solennellement au Président de la République » lui demandant de «  mettre tout en œuvre pour obliger le groupe à revenir sur sa décision ». Quant à Caroline Cayeux, présidente du groupe UMP-nouveau centre et indépendants au Conseil régional, elle s'est également dite « consternée ». Elle ajoute avoir d'ores et déjà contacté le secrétaire CFTC du CE de l'usine pour « envisager avec lui les modalités d'action possible ». Enfin, elle a adressé une lettre à Angela Merkel et à Nicolas Sarkozy leur demandant « d'intervenir directement pour sauver ces emplois ». En attendant, elle appelle les Picards à un « rassemblement » devant l'usine de Clairoix lundi 16 mars à 18h.

De notre correspondante en Picardie, Claire Garnier

MECANIQUE, GROUPE TIMKEN, 300 FAMILLES.

DEPUIS LE 23 FEVRIER 2008:

46 015 FAMILLES

Timken va supprimer près de 300 postes en France

05/03/2009
Social
Le groupe américain Timken, spécialiste des roulements, envisage près de 300 suppressions de postes en France au cours de l'année 2009. Ces mesures ont été dévoilées jeudi lors de réunions des comités centraux d'entreprise de Timken Europe et de Timken France SAS.

Selon Dominique Ohl, directeur des relations sociales de Timken Europe à Colmar (Haut-Rhin), les suppressions d'effectifs pourraient toucher 165 ouvriers de l'usine alsacienne, qui emploie un peu moins de 1 000 personnes. Au moins une vingtaine d'emplois administratifs seraient également menacés sur ce site.

D'autres mesures frappent les usines Timken France SAS de Maromme (Seine-Maritime), où 58 postes sur « un peu moins de 250 » devraient être supprimés, et de Vierzon (Cher), qui subirait 44 suppressions de postes sur 208.

« Ces trois sites servent les secteurs de l'automobile, des poids lourds et des engins de chantier et nous avons connu une baisse d'activité très forte à partir du quatrième trimestre 2008 qui nous a obligés à recourir à des mesures de chômage partiel. Pour 2009, nous avons une baisse d'activité prévisible d'au moins 30 % », affirme Dominique Ohl. Les prochaines réunions des comités centraux d'entreprise de Timken Europe et de Timken France SAS sont prévues le 24 mars.

De notre correspondant en Alsace, Thomas Calinon

http://www.usinenouvelle.com/article/timken-va-supprimer-...


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