21.03.2009

BAISSES DE SALAIRE MODE D'EMPLOI, CHEZ HP.

HP France propose une baisse illimitée des salaires sans garantie sur l’emploi 

Par David Castaneira Le 18 mars 2009 (16:47)

Alors que la baisse des salaires annoncée mi-février au niveau mondial est déjà à l’œuvre aux Etats-Unis, le projet français vient d’être soumis aux salariés. Des baisses de 5 à 10 % pour les principaux cadres et de 2,5 à 5 % pour les autres employés seront proposés individuellement. Mais aucune limitation dans le temps n’est prévue et, surtout, aucune garantie n’est apportée pour l’emploi. Les syndicats rejettent d’ores et déjà le projet et craignent pour l’avenir.
La direction de HP France a dévoilé à ses salariés ainsi qu’à ceux de sa filiale EDS les modalités de la baisse de salaires imposée mi-février par Mark Hurd – le patron du groupe – à l’ensemble des effectifs dans le monde. Sans surprise, selon le compte rendu qu’en a fait la CFTC, la direction estime que « en raison de la crise économique mondiale actuelle, le groupe HP est amené à envisager de prendre des mesures visant à sauvegarder sa compétitivité ».

Au programme pour les salariés de l’Hexagone, une baisse de la rémunération de base de 5 à 10 % pour les principaux managers, applicable à compter du 1er mai. Les autres connaîtraient un petit répit puisque « à compter du 1er octobre 2009, la société proposerait dans une deuxième étape à tous les autres salariés une baisse de 2,5 % pour les non cadres et 5 % pour les cadres ». Un projet en ligne avec ceux déjà à l’œuvre en Belgique par exemple, mais plutôt plus favorable que ce qui est imposé aux salariés américains, et notamment à ceux d’EDS, qui viennent de se voir annoncer une amputation supplémentaire de leur rémunération pour le mois d’avril.

Les syndicats vent debout

Des niveaux de baisse que dénonce la CFTC pour qui « le côté définitif et disproportionné de ces propositions par rapport aux rémunérations des dirigeants est inacceptable et immoral. Alors qu’on va demander aux non cadres 2,5 % et aux cadres 5 % de réduction de salaire, les 20 % de réduction « apparente » du salaire de Mark Hurd ne représentent en fait que 0,7 % de réduction de ses revenus 2008. (…) Même en France, dans le bilan social 2008 d'HP France, nous constatons que si les dix salaires les plus bas ont augmenté de 2,6 %, ceux des dix managers les plus hauts ont augmenté de 27 %, soit dix fois plus relativement ! » Du coup, le syndicat rejette le projet de baisse de salaire présenté au CE et se déclare « totalement solidaire des salariés qui exprimeront leur refus ».

Car c’est le grand hic pour la direction française par rapport à ses homologues dans le groupe : la baisse des salaires n’est absolument pas prévue par la loi. Il faut donc obtenir l’accord individuel des salariés. Il semble que la voie de la négociation de gré à gré ait été privilégiée, plutôt que celle de l’accord d’entreprise qui implique une négociation avec les syndicats. Consciente du problème, la direction explique que « même si la société espère convaincre l’ensemble de ses salariés de la pertinence du projet en question et de la nécessité pour chacun d’y adhérer, chaque salarié resterait libre d’accepter ou non la proposition de modification de son contrat de travail. Aucun licenciement pour motif économique consécutif à ce refus n’est donc envisagé ». Reste qu’une résistance trop forte en France pourrait bien valoir le courroux de la direction américaine qui goûterait sans doute peu de devoir imposer partout un effort dont seul la France serait, de fait, exempt.

Aucune contrepartie sur l’emploi dans l’avenir

D’un côté donc, les salariés sont incités à participer. Mais, de l’autre, la direction envoie un signe particulièrement inquiétant. Car si le plan de restructuration qui est prévu pour toucher plus de 24 000 salariés dans le monde - et 680 en France - est lié à la fusion entre HP et EDS, aucun licenciement relatif à la crise économique n’est pour l’heure annoncé là où les principaux concurrents de HP (notamment IBM ou encore Sun) y sont allés de leurs charrettes de suppressions de postes. La direction prend donc bien garde d’expliquer, selon le document publié par la CFTC, que « ce projet est indépendant de toutes autres mesures ou projets qui pourraient être pris, à l’avenir, afin de faire face à la crise économique mondiale. En conséquence, même si tous les salariés de la société acceptaient la proposition de modification du contrat de travail proposée, la société n’est actuellement pas en mesure de garantir que ce projet soit à court, moyen ou long terme suffisant pour sauvegarder la compétitivité du groupe ».

En clair, l’effort demandé et qui, à l’origine, - de l’aveu même de Mark Hurd - visait à éviter les licenciements ne se traduit désormais plus par aucune garantie. Une déclaration qui risque de mettre le doute dans la tête de salariés qui ont pu suivre ces derniers jours les mouvements sociaux chez le fabricant de pneumatique Continental, où après avoir consenti des efforts d’organisation et de réduction du temps de travail – donc de rémunération –, les salariés vivent la fermeture de leur usine de Claroix, dans l’Oise.

Un calendrier social particulièrement chargé

Dans les commentaires publiés sur le blog de la CFTC suite à l’annonce, des anonymes font état de discussions avancées autour d’une prochaine vague de licenciements aux Etats-Unis mais aussi de sites de production arrêtés depuis plusieurs mois. Si aucune de ces rumeurs n’est pour l’heure avérée, il n’en reste pas moins que le doute s'est immiscé dans les esprits et que le travail de persuasion de la direction de HP dans les mois à venir risque d’être difficile.

D’autant que son calendrier est particulièrement chargé avec la vente programmée du gros de l’activité TMA d’EDS France (un CE est convoqué à ce sujet le 24 mars durant lequel le nom de l’éventuel repreneur pourrait être dévoilé), puis la mise en place du plan de réduction des effectifs – 580 postes donc – lié à la fusion avec EDS... Une fusion qui n'est pas encore effective puisque les effectifs de HP services ne devraient intégrer EDS France que le 15 mai. Une importante réunion du CE est convoquée le 26 mars sur ce sujet et rien ne dit que les délais pourront être tenus alors que la date a déjà été reportée par deux fois.

http://www.lemagit.fr/article/salaires-hp-eds-licenciemen...

DELOCALISATION EN DOUCE ?

Aircelle Harfleur délocalise vers le Maroc

20/03/2009
Social
De source syndicale, la direction de l'usine Aircelle de Harfleur, en Seine-Maritime, également siège social de l'entreprise, a annoncé aux représentants du personnel la délocalisation de ses fabrications de petites nacelles au Maroc.

Filiale du groupe français Safran, Aircelle est spécialisée, avec 1 480 salariés, dans la fabrication de nacelles et d'inverseurs pour l'aéronautique.

« Cette délocalisation, qui a déjà commencé avec un premier inverseur parti au Maroc, un second en cours de transfert et un troisième dont le départ est prévu pour l'été prochain, aura une double conséquence », commente Laurent Coussin, secrétaire de la CGT du site normand, « D'une part, nous aurons perdu 120 postes en production et une trentaine dans les structures.

D'autre part, le site va rester avec une monoproduction pour l'A380 et avec un seul client, Airbus, ce qui est dangereux pour l'avenir du site. Surtout en cette période de crise économique où le carnet de commandes d'Airbus pourrait être revu à la baisse ». Les salariés ont d'ailleurs alerté la préfecture sur la situation de l'entreprise. De son côté, la direction n'était pas joignable.

De notre correspondant en Normandie, Patrick Bottois

12.01.2009

"SEPARABILITE, TRES CHER, vous reprendrez bien une coupe......"

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il y a un an déjà, avec certainement une vision prémonitoire du sort qui serait réservé aux salariés, maaadaame Parisot, héritière des affaires de son papa et du haut de son patrimoine, utilisait la novlangue patronale en créant le concept de "séparabilité", vocable convenable et parfumé utilisé dans les réunions entre patronat et syndicats, entre une coupe de champagne et un toast au foi gras, en lieu et place des très vulgaires réalités que les ouvriers nomment  exploitation et précarité !

Trouvé sur le site du MEDEF :

 

Communiqué de presse du MEDEF - 11 janvier 2008

Le MEDEF salue le projet d’accord « modernisation du marché du travail ». Si ce projet est validé et transposé en droit, il clôt une époque et il ouvre une ère nouvelle pour les relations sociales et pour l’économie en France : il invente la flexisécurité française.

Grâce à cet accord on diminuerait pour les entreprises le risque à l’embauche, et pour les salariés le risque d’être mis à l’écart du marché du travail. On créerait une reconnaissance interprofessionnelle de la période d’essai et sa durée serait : de 1 à 2 mois pour les ouvriers et les employés, de 2 à 3 mois pour les agents de maîtrise, de 3 à 4 mois pour les cadres. On définirait par accord de branche les modalités de son renouvellement. On mettrait aussi en place, à titre expérimental une nouvelle forme de contrat de travail, plus en phase avec l’économie d’aujourd’hui : le contrat à objet défini, un contrat dont l’échéance est liée à la réalisation de la mission ou du projet qui a justifié l’embauche. La durée maximum de ce contrat serait de 36 mois.
Par ailleurs, on doublerait les indemnités légales de licenciement et un certain nombre de droits (formation, prévoyance) deviendraient « portables ». Autrement dit, même après avoir quitté leur entreprise, les salariés garderaient pendant un certain temps les bénéfices du droit individuel à la formation et l’accès aux couvertures complémentaires santé et prévoyance.
L’innovation majeure de ce projet d’accord est la rupture conventionnelle. C’est la création d’un espace de séparation entre employeurs et employés à côté de la démission et du licenciement, qui restent toujours possibles. La rupture conventionnelle suppose l’accord des deux parties, l’employeur et le salarié. Pour l’employeur, l’avantage est que la séparation ne pourra pas être contestée devant les tribunaux, sauf vice du consentement. Pour l’employé, l’avantage est qu’il pourra percevoir les allocations chômage. Pour les deux, l’avantage est que la séparation est dédramatisée et son processus accéléré. Il aura seulement à être constaté par la direction du travail.

Selon Laurence Parisot, présidente du MEDEF, « ce concept de séparabilité représente un acquis majeur pour tous. C’est une vraie bonne nouvelle pour l’embauche en France qui ainsi se modernise et se dynamise. Il marque aussi un progrès souhaitable vers l’égalité entre l’employeur et l’employé. D’une manière générale la mise en œuvre de ce projet d’accord exprimerait enfin la reconnaissance publique par les employeurs et les employés de leurs intérêts communs ».

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L’arrêté sur le chômage partiel publié au JO

Comme prévu, le gouvernement a relevé, par un arrêté publié samedi au Journal Officiel, le nombre annuel maximal d’heures de chômage partiel, à 800 au lieu de 600. Dans le textile, l’habillement-cuir et l’automobile (sous-traitants et commerçants inclus), le contingent est augmenté à 1 000 heures. A 35 heures par semaine, ces plafonds correspondent à un mois de plus par an (22 semaines au lieu de 17), et même à deux mois dans l’automobile et le textile (28 semaines, soit plus de six mois). Indemnisé à 60 % du salaire brut – somme partagée entre l’entreprise et l’Etat –, le chômage partiel avait fortement diminué entre 1995 et 2005. En 2007, 117 800 salariés ont été en chômage partiel. Mais le gouvernement anticipe une utilisation du dispositif « beaucoup plus importante » en 2009 en raison de la crise.

CHOMAGE POUR TOUS.

05.01.2009 | 12:09

Le recours au chômage partiel favorisé par le gouvernement

Face à la crise, le gouvernement augmente la possibilité de recourir au chômage technique ou partiel, un dispositif qui permet à une entreprise de bénéficier de la solidarité de l'Etat en cas de coup dur exceptionnel. Un arrêté publié au Journal officiel du samedi 3 janvier relève en effet fortement le quota annuel de chômage technique indemnisable, de 600 à 800 heures par an et même 1.000 heures dans l'industrie textile et toute la filière automobile (c'est-à-dire également les sous-traitants qui réalisent avec l'industrie automobile au minimum 50% de leur chiffre d'affaires, ainsi que les sociétés de commerce de véhicules).

Une indemnisation en hausse

L'employeur, après avoir demandé l'autorisation à la Direction départementale du travail, doit verser au salarié en chômage partiel une partie de sa rémunération brute, passée depuis début janvier de 50% à 60% à la suite d'une récente renégociation entre syndicats et patronat. Il se fait ensuite rembourser par l'Etat une allocation spécifique de chômage partiel, également revalorisée depuis janvier.
De nombreuses entreprises françaises ont eu recours à cette procédure cette dernière semaine, notamment dans la filière automobil (PSA, Renault, Renault-Trucks, Faurecia, Toyota, Ford…) et dans l'industrie (ArcelorMittal, Michelin…).
En 2007, quelque 117.800 salariés ont été au chômage partiel en France, après 105.600 en 2006 et 171.500 en 2005, selon l'OCDE.

 

http://www.challenges.fr/actualites/politique_economique/20090105.CHA9728/le_recours_au_chomage_partiel_favorise_par_le_gouvernem.html

04.01.2009

CHOMEUR, ON S'OCCUPE DE VOUS !

13.11.2008

COURBONS LA COURBE !

23.10.2008

EUROCOPTER OU INDOCOPTER ? SCANDALE DES DELOCALISATIONS.

DEPUIS LE 23 FEVRIER :

31 254 FAMILLES

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Aeronautique
EADS : Eurocopter sous-traitera des Super Puma en Indonésie
22/10/2008
Le leader mondial des hélicoptères, filiale d'EADS, a signé un accord de coopération avec le groupe public indonésien PTDI (PT. Dirgantara Indonesia), concernant le fuselage de Super Puma MKII. D'une valeur de 42 millions de dollars, ce contrat court sur 10 ans. La production de série démarrera en 2011. Auparavant, une équipe Eurocopter apportera son assistance technique et son savoir-faire technologique à PTDI, à Bandung. Une initiative sûrement appréciée par les autorités indonésiennes à l'heure de passer de nouvelles commandes.

Pour le compte d'Eurocopter, le sous-traitant aéronautique PTDI, qui emploie près de 3 800 salariés, a déjà réalisé, sous licence, 118 BO105, 11 Puma SA330 et 19 Super Puma AS332. Il participe également au programme A380 d'Airbus, sur la partie aérostructure.

M.M.

http://www.usinenouvelle.com/article/eads-eurocopter-sous-traitera-des-super-puma-en-indonesie.149825

CONJONCTURE.

DEPUIS LE 23 FEVRIER :

31 254 FAMILLES


Les défaillances d'entreprises s'envolent au troisième trimestre
22/10/2008
Entre juillet et septembre, pas moins de 11 407 entreprises françaises ont ouvert des procédures, soit + 17 % par rapport au deuxième trimestre, selon une étude du cabinet Altares. Un signal inquiétant pour l'économie.

Moins de clients et moins de crédits. Telle est la dangereuse combinaison qui a mené tout droit à la défaillance près de 11 407 entreprises françaises au troisième trimestre, selon Thierry Million, responsable des études chez Altares. Soit en hausse de 17% entre juillet et septembre par rapport au deuxième trimestre, du jamais vu depuis 1997 (+12 000) selon l'enquête réalisée par ce cabinet d'études.  Avec ce constat aggravant : 67% d'entre elles sont des liquidations directes.

Une faillite sur quatre due aux retards de paiement
Les tensions, présentes depuis 2006, se sont accélérées au cours de l'été, en même temps que la crise financière. "Soit les entreprises ont eu du mal  à trouver des clients, analyse le responsable. Soit elles ont été confrontées à des difficultés de trésoreries dues à la raréfaction du crédit et au fait qu'elles avaient déjà puisé dans leurs ressources pour résister au premier semestre". Et l'argent se faisant plus rare, les entreprises ont subi des retards de paiement de 32 jours en moyenne, multipliant par six le risque de défaillance, constate l'étude. Or les retards de paiement sont à l'origine d'une faillite sur quatre...

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L'industrie dans le rouge
Résultat, les défaillances se sont donc à la fois multipliées et propagées à tous les secteurs d'activité. Dans l'industrie, elles ont fait un bond de 23% : + 13% dans les biens d'équipements, + 22% dans les biens intermédiaires et +31% dans les  biens de consommation, alors que ces deux dernières branches restaient encore bien orientées au premier semestre. "Même les secteurs les plus solides, comme la mécanique, la chaudraunerie ou l'aérospatial, ont été impactés par la crise financière et la récession aux Etats-Unis", poursuit Thierry Million. 

L'ensemble de l'économie vit dans le rouge : + 22% des défaillances dans les services aux particuliers, + 13% dans le bâtiment, + 11% dans le commerce. Dans les transports, elles ont explosé  à + 49% dans les transports et la palme revient à l'immobilier avec + 55%.

53 000 défaillances à la fin 2008
Autre point saillant de l'étude, alors que par le passé les défaillances touchaient d'abord les jeunes entreprises, plus vulnérables (- de 5 ans), les défaillances se propagent aux PME depuis le début 2008 et touchent désormais les grandes entreprises (+48% pour les entreprises de plus de 20 salariés). Celles-ci davantage tournées vers l'international, ont été frappées de plein fouet par la conjoncture internationale. Au total, 53 000 entreprises devront passer par les tribunaux d'ici à la fin 2008. Et pas de rebond attendu pour 2009, tant les tensions risquent de perdurer malgré les efforts du gouvernement pour soutenir le crédit et malgré "une meilleure écoute" des banques".   "Une banque acceptera-t-elle d'avancer le paiement d'une facture qui risque de toutes les manières de rester impayée ?", s'interroge Thierry Millon.

http://www.usinenouvelle.com/article/les-defaillances-d-e...

06.10.2008

Élan de solidarité pour les papetiers de Cascades

Elan-de-solidarite-pour-les-papetiers-1340722.jpg.jpgÉlan de solidarité pour les papetiers de Cascades

dimanche 05.10.2008, 04:54 - La Voix du Nord

Vendredi soir, nombre de papetiers de la vallée de l'Aa sont venus apporter leur soutien à leurs collègues de Cascades où 102 licenciements sont annoncés.

 

PAR JEAN-MARC SZUBA

saintomer@lavoixdunord.fr L'ambiance de la réunion tenue vendredi soir à la poudrerie d'Esquerdes était à l'image du temps. Maussade. Pour la Filpac CGT (la branche de ce syndicat spécialisé dans le papier-carton et l'imprimerie), Franck Saillot a rappelé les mauvaises nouvelles récentes pour la profession. Deux grosses unités venaient de fermer, en Rhône-Alpes, et dans l'Oise. «  Si les acteurs du secteur ne se mobilisent pas, il y aura un gros impact sur la filière : transport, logistique, transformation, imprimeur. Il faut sortir de cette spirale infernale », a lancé Franck Sailliot qui a traité de «  lâches » les absents, vendredi soir. Il pensait aux patrons du secteur. Mais les élus ne se bousculaient pas non plus.

Secrétaire de l'Union locale CGT, Jacky Desquiretz, a dit que, si l'industrie du papier-carton de l'Audomarois comptait 4 200 employés en 1980, ils n'étaient plus que 1 650 en 2008. «  À qui le tour, peut-on se demander. Aussi bien dans notre branche qu'ailleurs, à Arc International aussi. Souvenons-nous de ce que représentait la confection dans le secteur. On en est à moins de 200 salariés dans la région de Saint-Omer. » Secrétaire du comité d'entreprise de Cascades, Albert Chabé critique la direction de l'entreprise qui dit avoir perdu un gros client «  parti sur le tout bois au lieu du recyclé. Mais ils ne nous ont pas montré le courrier de ce client (...) On est aussi surpris du départ de M. Parent, le DRH, en plein plan social. C'est un cabinet qui ne connaît personne qui va lui succéder (...) Ça va être invivable d'attendre les lettres de licenciement. J'ai déjà vécu ça avec l'arrivée des Canadiens quand il y a eu 45 licenciements ».

D'autres élus CGT ont fait part de la situation dans leur entreprise. L'optimisme n'est pas de mise. Notamment chez Norampac où un comité d'entreprise extraordinaire est annoncé pour cette semaine. «  En général, ce n'est pas pour dire de nettoyer l'usine », lâche, amer, Joël Ghiers.

Quant à Jean-Luc Choinet, pour Arjo-Wiggins, il parle «  de nouvelles suppressions de postes annoncées cette semaine ».

Pour le parti communiste, Bertrand Péricaud dénonce «  l'absence de politique industrielle, les entreprises encouragées à délocaliser ».

Député, Michel Lefait dit attendre «  les renseignements précis de la direction de Cascades. Il fustige «  les parachutes dorés de certains dirigeants pour lesquels il y a toujours de l'argent. Et on a donné 15 milliards aux riches au lieu de les injecter dans la diversification économique », ajoute le député qui estime que «  le gouvernement doit demander le remboursement des aides (Solectron, Arjo-Wiggins) qui n'ont pas été utilisées pour l'emploi ».

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Saint_Omer/actualite/S...

17.07.2008

DESOLANT CONSTAT CHEZ GOODYEAR !

 

 

 

A Amiens, les Goodyear attendent un millier de licenciements - Le Parisien
402, et peut-être 600 de plus. Sur un total de 1500 employés, c'est toute l'usine de pneumatiques Goodyear d'Amiens-nord (Somme) qui est menacée. Hier, la direction a annoncé la mise en oeuvre d'un plan de licenciement de 402 personnes, à la suite de l'échec des discussions pour faire travailler les équipes sur un rythme de 4X8 heures. A la CGT, montrée du doigt par la direction comme responsable de cette situation, on affirme que si la réforme du temps de travail avait été actée, ce sont autant de départs qui auraient été provoqués. Le maire PS et président de la communauté d'agglomération Gilles Demailly s'inquiète, lui, des conséquences. Tant sur l'emploi que sur la vocation industrielle de la région, si proche de l'aéronautique de Méault et de la construction automobile de Valenciennes. Au cours d'une conférence de presse, l'élu en a appelé «jusqu'au Premier ministre et au gouvernement», pour défendre le 2e pôle européen de fabrication de pneus.

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