03.05.2008
DREUX VILLE MORTE ?
L'intersyndicale appelle à bloquer Dreux contre les plans sociaux
Publié le 28 avril 2008 - 00:05
Le 15 mai prochain, les syndicats joueront une partie importante dans leur lutte contre les plans de licenciements chez Klarius et Philips EGP. Ils appellent à bloquer la ville au cours d'une manifestation départementale.
À ceux qui se poseraient encore des questions sur la capacité de mobilisation des salariés face au drame des disparitions d'emplois, les salariés de Klarius (ex-Rosi) envoient un message très clair : " pas question de mourir en silence ", lance Jean-Pierre Leroy, délégué syndical de la CFDT, " et tant qu'à faire autant essayer de ne pas mourir ", renchérit Didier Koch, syndicaliste de Force ouvrière. Dès jeudi matin, la plupart des salariés de la première équipe de la journée a observé un débrayage. Ceux de l'après-midi devaient prendre le relais. Les salariés de l'usine de la ZI Nord sont bien décidés à se battre pour éviter la liquidation de leur entreprise qui vient d'être mise en redressement judiciaire.
" Nous organisons cette mobilisation pour nous faire entendre. Elle se terminera, en fin d'après-midi, à l'assemblée générale organisée par les unions locales FO et CGT ", expliquait Gérard Bourgeois en espérant que " ceux de Philips-EGP soient aussi mobilisés que nous ".
" Plans de sabordage de l'emploi "
En fin de journée, à la salle de fêtes de Vernouillet, ils étaient plus de 200 à participer à une assemblée générale destinée à mettre en place les actions à envisager dans les prochains jours. Des salariés des deux usines concernées, bien sûr, mais aussi des employés des labos pharmaceutiques et des hospitaliers, des enseignants, des postiers, tous rassemblés contre " ces plans de sabordage de l'emploi. "
Et s'il était déjà prévu de manifester le 15 mai prochain en appelant à une journée ville morte, c'est sous la pression de salariés excédés que la décision de " bloquer la ville " a été prise. " Il est temps de montrer ce dont nous sommes capables. " Ils ont témoigné longuement de leur désarroi, un professeur est venu dire " les drames familiaux et les effets sur les enfants dont les parents ne peuvent plus payer la cantine... et qui me rient au nez quand je leur dis qu'ils travaillent pour leur avenir. "
Mais quel avenir dans une ville où l'industrie a quasiment disparu en une décennie ? " il faut qu'on sauve l'industrie à Dreux, " a lâché Jacky Langellier, secrétaire de l'union locale CGT. Des salariés qui se sont inquiétés du silence des élus " qui devraient être ici avec nous, " alors qu'un syndicaliste Force ouvrière venait d'annoncer que les premières discussions entre la direction de Philips et le cabinet d'expertise laissent entrevoir " une fermeture du site à court terme. "
Dominique Maillot a lu un message de soutien de Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière avant de proposer une résolution votée à l'unanimité : une grève départementale public-privé, le 15 mai prochain. " Il faut bloquer cette ville une bonne fois pour toutes. " Parce qu'il est temps à leurs yeux " de mettre la pression. "
V Beaudoin et Y. Le Calvez
http://www.larep.com/temps_forts_28-4586.html
fiche plan social Philips : http://lesplanssociaux.hautetfort.com/archive/2008/03/29/...
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24.04.2008
PLAN DMC, AGGRAVATION !
Textile: DMC, en difficulté, va
annoncer de nouvelles
restructurations
24/04/2008-[09:21] - AFP
PARIS, 24 avr 2008 (AFP) - Le groupe textile DMC, en difficulté, notamment à cause de la baisse du dollar et de la concurrence asiatique, a annoncé jeudi envisager, "à très court terme", de nouvelles "mesures de restructuration significatives" alors qu’un plan social est déjà en vigueur en Alsace.
"Les importantes difficultés (poursuite de la baisse du dollar, baisse de la consommation depuis le début de 2008 et afflux de produits en provenance d’Asie) auxquelles le groupe DMC est confronté, le contraignent à envisager, à très court terme, des mesures de restructuration significatives", explique le groupe dans un communiqué. DMC (Dollfus Mieg et Cie) "après avoir réuni ses instances représentatives annoncera, dans les prochains jours, les mesures envisagées", précise-t-il, sans indiquer les conséquences sociales que pourrait avoir cette nouvelle restructuration. DMC a déjà lancé deux plans sociaux le 15 janvier qui prévoient la suppression d’environ 200 emplois sur les 870 que comptent DMC Tissus et DMC Creative World dans le Haut-Rhin. L’usine DMC Tissus de Logelbach (80 salariés dans le Haut-Rhin) doit notamment fermer. Fin février, il avait en outre annoncé qu’il mettait fin aux fonctions de son président du directoire, Jacques Boubal, et qu’il avait décidé de céder sa participation dans la chaîne de magasins de loisirs créatifs manuels, Loisirs et Création, l’une de ses trois divisions avec DMC Creative World et DMC Tissus. DMC emploie encore 1.170 salariés en France. A l’issue de ces plans, il aura supprimé en 10 ans les deux tiers de ses effectifs dans le Haut-Rhin où il employait plus de 2.000 salariés en 1998. Par ailleurs, la cotation à la Bourse de l’action DMC a été suspendue et la publication des comptes de l’exercice 2007 "a dû être différée", ajoute le groupe.
13:52 Publié dans SUIVI DES PLANS. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dmc
PLAN SOCIAL SNAIDERO AVRILLE, 53 FAMILLES.

FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.
Date :
Avril 2008.
Société :
L'entreprise, dont le siège se trouve à Saint-Philbert-de-Bouaine, en Vendée, emploie 380 salariés. Elle produit pour les marques Cuisines Plus, Arthur Bonnet et Comera. « Nous avons dû nous résoudre à fermer Avrillé parce que le marché du plan de travail n'était pas assez porteur. Il nous fallait aussi réduire les coûts de structure. Et garantir la pérennité de l'entreprise. »
Effectifs :
53 salariés
Région, ville :
Avrillé, Maine et Loire.
Secteur, activité
Meuble
Propriétaire :
groupe italien Snaidero
Causes alléguées :
« Nous avons dû nous résoudre à fermer Avrillé parce que le marché du plan de travail n'était pas assez porteur. Il nous fallait aussi réduire les coûts de structure. Et garantir la pérennité de l'entreprise. »
Nombre de salariés concernés :
53
Actions des salariés :
?
Divers infos :Actualité Maine-et-Loire
mercredi 23 avril 2008
Fermeture de l'usine Cuisines et Bains Industries
Les 53 salariés sont sous le choc. Leur usine, zone de la Chevallerie, à Avrillé, va fermer avant l'été. La production va être transférée en Vendée.
Le couperet est tombé. La direction a annoncé la fermeture de l'usine, hier matin, lors d'un comité central d'établissement puis lors d'un comité d'entreprise. « Les salariés sont abattus, démoralisés. Ils avaient conservé un petit espoir mais là, c'est fini », témoigne Gilles Arnoult, délégué syndical CFDT.
Comment en est-on arrivé là ? La direction fait état d'une concurrence accrue, dans le secteur de la cuisine et du bain, de la part de groupes italiens et allemands. « Leur marché respectif est pratiquement saturé, explique Claudio Castellano, directeur financier. Ils cherchent des débouchés en France. » Pourtant, le marché français a encore progressé de 7 %, l'an dernier. « Cela a surtout profité à la grande distribution, au bas de gamme. Or, nous nous situons en milieu et haut de gamme. »
Selon la direction, sans l'aide du groupe italien Snaidero, le propriétaire, le chiffre d'affaires aurait chuté de 6 %. L'entreprise, dont le siège se trouve à Saint-Philbert-de-Bouaine, en Vendée, emploie 380 salariés. Elle produit pour les marques Cuisines Plus, Arthur Bonnet et Comera. « Nous avons dû nous résoudre à fermer Avrillé parce que le marché du plan de travail n'était pas assez porteur. Il nous fallait aussi réduire les coûts de structure. Et garantir la pérennité de l'entreprise. »
Des reclassements
Un discours qui a du mal à passer chez les salariés, futurs licenciés. Ils regrettent d'avoir vu partir la production des portes de cuisine bois massif, en Croatie : « On nous a enlevé notre outil de travail ! » Ils ont néanmoins voulu croire à la reconversion du site, avec la production de plans de travail. « Nous avons fait des efforts. En attendant la montée en puissance de la fabrication, 20 salariés faisaient la navette quotidienne avec Saint-Philbert-de-Bouaine, pour travailler. Sans résultats ! »
Pas plus tard qu'en janvier dernier, la direction annonçait encore un investissement de l'ordre de 2 millions d'euros.
Avec l'arrivée de nouvelles machines. Aujourd'hui, Gilles Arnoult en doute : « Avaient-ils vraiment la volonté de développer Avrillé ? Cela fait des mois que plus rien ne se passait, que la direction gardait le silence... S'ils avaient voulu nous garder, on gardait la production des portes ! »
Marc Laffineur, le maire, aussi député, se dit « catastrophé » : « Je pense d'abord aux familles et à toutes les personnes qui vont être licenciées. C'est un coup extrêmement dur pour eux. La responsabilité du groupe est entière. Il doit prendre des mesures pour permettre aux salariés de retrouver du travail. Je vais voir, avec le comité d'expansion, ce qu'il en est. »
Les prochaines semaines s'annoncent difficiles. Une nouvelle réunion du comité d'entreprise est prévue, le 30 avril, pour mettre en route le plan de « sauvegarde » de l'emploi. La direction devrait proposer une vingtaine de reclassements, en Vendée. Ce qui ne semble pas brancher beaucoup de monde. Les lettres de licenciement pourraient partir fin juin, avec la fermeture de l'usine cet été.
Jean-Michel HANSEN.
Ouest-France
http://www.cholet.maville.com/Fermeture-de-l-usine-Cuisin...
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11.04.2008
SUIVI PLAN SOCIAL RPA DARNETAL.
17:23 Publié dans SUIVI DES PLANS. | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : darnetal, plan, social
30.03.2008
SITUATION CONSTERNANTE EN LORRAINE

Emploi : constat consternant en Lorraine
mardi 25 mars 2008 21h45Dramatique alocution du président du conseil régional de la Lorraine Jean-Pierre Masseret... Il a annoncé ce mardi que la Lorraine avait perdu 4.500 emplois en 2007. Un constat accablant pour le président qui affirme avoir tenté de "compenser les difficultés" sans succès.
L'inquiétude règne en Lorraine... De nombreux licenciements massifs sont annoncés chaque année, et ainsi en 2007 la région a perdu 10% du nombre de salariés congédiés en France.
"On a perdu en un an 4.500 emplois industriels en Lorraine, pour 45.000 en France", a expliqué le président de la région Jean-Pierre Masseret ce mardi. "Nous en perdons environ 450 par mois, ce qui fait 20.000 en cinq ans et 120.000 en vingt ans", a ajouté le président du Conseil économique et social de Lorraine.
Une situation qui semble vouloir se perpétuer avec des licenciements massifs récemment annoncés chez Kléber à Toul (Meurthe-et-Moselle) et ArcelorMittal à Gandrange (Moselle).
"On a essayé de compenser les difficultés des grandes entreprises en jouant sur la concurrence des coûts, qui ne se fait pourtant pas au bénéfice de la Lorraine mais à celui des pays à moindres coûts, et ce au détriment de l'innovation", a expliqué Jean-Pierre Masseret.
ici: http://www.europe1.fr/informations/articles/1324880/emplo...
10:26 Publié dans SUIVI DES PLANS. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, emplois, plan, social
29.03.2008
SUIVI PLAN SOCIAL SMOBY
"Un soulagement et une satisfaction"
- Gilles Rizzi. Cette mise en examen fait plaisir aux salariés, elle constitue un gros soulagement. Mais nous leur expliquons que ça ne changera pas grand chose au dossier et que ça ne réglera pas le problème des licenciements, qui vont tomber en milieu de semaine prochaine.
- Gérald Grosfilley. Personnellement, c'est une satisfaction. Derrière les malversations de Jean-Christophe Breuil, beaucoup de sous-traitants risquent en effet de couler et beaucoup de salariés vont se trouver dans une situation très difficile. La responsabilité des commissaires aux comptes qui ont validé les comptes de Smoby est d'ailleurs engagée, et les salariés pourraient essayer de se porter partie civile dans cette affaire.
Trois semaines après l'annonce de la reprise par l'allemand Simba, où en est le plan de reprise, notamment en ce qui concerne des filiales comme Monneret ?
- Gilles Rizzi. Pour l'instant, nous jouons sur des cas particuliers, sur quelques postes, car nous n'avons pas encore rencontré la nouvelle direction. Nous essayons surtout de favoriser les départs de quelques salariés volontaires.
En ce qui concerne Monneret, qui est un sous-traitant exclusif de Smoby, elle a été placée en redressement judiciaire. Le nombre d'emplois sauvegardés dépendra donc du repreneur.
- Gérald Grosfilley. Le plan de reprise prévoit beaucoup de licenciements [400 sur 800 salariés, ndlr]. On espère que Simba va se fier aux organigrammes transmis par les syndicats, ce qui pourrait permettre de reprendre des gens en plus. Avec 400 salariés seulement, il sera en effet difficile de tourner à 100%.
En ce qui concerne l'avenir du site de Monneret, à Lons-le-Saunier, Simba a déjà dit que sa gamme (baby-foot, billards…) ne l'intéressait pas. Alain Monneret, qui avait revendu l'entreprise à la famille Breuil, s'est dit intéressé , mais le prix qu'il propose pour l'usine est dérisoire. Les candidats à la reprise ont jusqu'au 15 avril pour se manifester auprès des mandataires judiciaires.
Avec le recul, quel est selon vous l'explication principale de la faillite de Smoby ? Les rachats, ces dernières années, de Majorette et Berchet ?
- Gilles Rizzi. La grosse erreur a été une gestion "à la louche". Les chefs d'entreprise de la région ne comprennent pas que Smoby soit dans une telle situation de "mortes eaux", tant l'entreprise faisait figure de donneur d'ordre.
Les rachats de Majorette et Berchet, eux, sont complètement différents. Le premier constituait une bonne opportunité pour Smoby d'arriver sur des marchés où il était peu présent. Berchet, lui, a été racheté alors qu'il était en mauvaise santé, et pour un prix exorbitant.
- Gérald Grosfilley. Les rachats coup sur coup de Majorette et Berchet ont beaucoup gonflé l'endettement en peu de temps et ont fait ressurgir les rivalités traditionnelles entre les familles Berchet et Breuil. Jean-Christophe Breuil a été très ambitieux et trop gourmand, et a effectué ces rachats alors qu'il aurait mieux fait d'assainir la trésorerie. Il faut se souvenir que, en 2005, Jacques Chirac lui a remis le "prix de l'audace créatrice": il aurait peut-être fallu mener une enquête à ce moment-là…
Interviews de Gilles Rizzi et Gérald Grosfilley par Jean-Marie Pottier
(le vendredi 28 mars 2008)
09:54 Publié dans SUIVI DES PLANS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.03.2008
SUIVI PLAN PHOTOSTATION.
Mobilisation des salariés de Photo Station
Challenges.fr | 10.03.2008
Avec les employés de Photo Service, ils protestent contre la fermeture de 97 magasins et réclament un "vrai plan social".
Les salariés des magasins Photo Station et Photo Service devraient manifester, lundi 10 mars à Paris, pour dénoncer les fermetures de boutique opérées par le groupe.
Fin février, une manifestation avait déjà eu lieu à Marseille, ainsi que des débrayages partout en France, pour réclamer "un vrai plan social".
97 magasins employant quelque 450 salariés doivent être fermés.
Selon les syndicats, la direction prévoit de licencier environ 150 personnes, les responsables de secteurs ou de magasins qui seraient difficiles à reclasser, tandis que les autres salariés seraient réemployés dans les magasins restant ouverts.
Les salariés réclament eux un reclassement chez Orange-France Télécom, l'un de leurs actionnaires, l'intégration de tous les salariés concernés dans un plan social, 1.000 euros par année d'ancienneté en cas de licenciement et une aide à la formation pour se reclasser.
SOURCES :
http://www.challenges.fr/20080305.CHA8493/mobilisation_de...
http://lesplanssociaux.hautetfort.com/archive/2008/03/06/...
09:01 Publié dans SUIVI DES PLANS. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


