20.06.2008
PLAN SOCIAL ALTADIS, 1000 FAMILLES

Depuis le 23 fevrier : 14443 familles.
FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.
Date :
Juin 2008
Société :
Altadis
Effectifs :
4700 en France
Région, ville :
Strasbourg, Metz, Aubrais
Secteur, activité
société spécialisée dans les parasols de jardin
Propriétaire :
Imperial Tobacco,
Causes alléguées :
restructuration annoncée un peu plus tôt par le fabricant britannique de cigarettes Imperial Tobacco, propriétaire des lieux depuis son OPA du début d’année sur le franco-espagnol Altadis - né en 1999 de la fusion entre la Seita et Tabacalera. Le groupe va supprimer 2 440 emplois en Europe, dont 1 060 (sur 4 700) en France.Nombre de salariés concernés :
Le plan prévoit 690 suppressions de postes dans l’industrie, avec notamment la fermeture de la manufacture de cigares de Strasbourg (220 salariés) et celle de l’usine de tabac à rouler et de tabac à pipe de Metz (135 salariés), tandis que "l’usine de cigarettes de Riom et le centre de traitement des tabacs du Havre seraient réorganisés et leur activité réduite", selon le groupe. 250 postes seraient encore supprimés dans les fonctions marketing et ventes, 120 au siège social de Paris, et 133 sur le site des Aubrais (Loiret).
Actions des salariés :
Infos :
20/06/2008
Fermetures à la chaîne chez Altadis
ECO-TERRE - A l’entrée de la manufacture de tabac de Strasbourg, vers 16 heures hier, un ouvrier écrase une énième clope : "Putain, qu’est-ce qu’on fume avec ces conneries !" Les "conneries", c’est la restructuration annoncée un peu plus tôt par le fabricant britannique de cigarettes Imperial Tobacco, propriétaire des lieux depuis son OPA du début d’année sur le franco-espagnol Altadis - né en 1999 de la fusion entre la Seita et Tabacalera. Le groupe va supprimer 2 440 emplois en Europe, dont 1 060 (sur 4 700) en France.Le plan prévoit 690 suppressions de postes dans l’industrie, avec notamment la fermeture de la manufacture de cigares de Strasbourg (220 salariés) et celle de l’usine de tabac à rouler et de tabac à pipe de Metz (135 salariés), tandis que "l’usine de cigarettes de Riom et le centre de traitement des tabacs du Havre seraient réorganisés et leur activité réduite", selon le groupe. 250 postes seraient encore supprimés dans les fonctions marketing et ventes, 120 au siège social de Paris, et 133 sur le site des Aubrais (Loiret).
Les 2 800 tonnes de tabac produites annuellement à l’usine de Metz doivent être transférées aux Pays-Bas. "Au sein d’Altadis, on était le seul site spécialisé dans les tabacs à pipe et à rouler, constate au nom de l’intersyndicale le cégétiste Michel Mangeot. Et Imperial Tobacco, c’est le leader sur ce secteur. On était le Petit Poucet, et eux, c’était l’ogre… Alors la fermeture, on s’y attendait. Aujourd’hui, le groupe délocalise notre activité, mais ce tabac, il va continuer à être fumé en France. C’est encore de l’emploi industriel qui se barre et du déficit commercial qui se creuse !"A Strasbourg, la manufacture de tabac est la dernière fabrique de cigares en France. Edifiée au milieu du XIXe siècle à deux pas du centre-ville, elle forme un quadrilatère de plus d’un hectare, entouré de hauts murs en grès des Vosges. Le site a produit 480 millions de cigares en 2007, essentiellement pour le marché français, qui a reculé de 7 % en un an, selon le directeur, Jean-Georges Cottin. Ces volumes seront confiés à l’usine espagnole de Cantabria, près de Santander.
"Tous les fabricants se concentrent et se restructurent pour garder une rentabilité correcte. Le principal atout pour le site de Cantabria, c’est qu’il est moderne et qu’il est capable de préparer sur place le tabac, alors qu’ici on nous le livre", explique le directeur. Pour les ouvriers strasbourgeois aussi, l’annonce de la fermeture n’est pas vraiment une surprise. "Il y avait trop de léthargie, pas assez d’investissements, une baisse de la production", énumère Frédéric Guillum, de la CGT. Sur les 227 salariés, certains ont déjà été mutés lors de la fermeture du site de Tonneins (Lot-et-Garonne), en 1999. "C’était soit le licenciement, soit la mutation ici, raconte l’un d’eux, Georges Gazzera, 54 ans. Au final, j’ai gagné neuf ans, mais je n’ai toujours pas droit à une retraite à taux plein…"
L’intersyndicale annonce vouloir se battre sur les conditions du plan social. "C’est tout ce qui nous reste, faut être réaliste, affirme Rachid Mouassa, responsable de FO, majoritaire sur le site. La manufacture nécessite énormément de travaux et je vois mal nos actionnaires investir là-dedans. Et puis le tabac, conjoncturellement, c’est un paria." Mais comme à Metz, les syndicalistes de Strasbourg dénoncent une restructuration avant tout financière. Imperial Tobacco a enregistré un résultat d’exploitation de 658 millions de livres en 2007 (837 millions d’euros). Rachid Mouassa : "Finalement, la réputation des fabricants de tabac est méritée. Le profit avant tout, et tant pis pour la santé et l’emploi !"
T.C.
Imperial Tobacco supprimera 2.440 emplois en Europe
Le plan de restructuration du groupe, qui a racheté Altadis en début d'année, prévoit notamment 1,060 suppressions de postes en France.
Le fabricant britannique de cigarettes Imperial Tobacco a annoncé jeudi 19 juin qu'il allait supprimer 2.440 postes en Europe. Dans le détail, la restructuration de ses activités va se traduire par la suppression de 1.060 postes en France, de 830 en Espagne, 260 au Royaume-Uni, 250 en Allemagne, 200 en Pologne, 100 en Russie, plus 140 autres répartis entre la Belgique, l'Italie, l'Ukraine et la Slovaquie.
Le plan de restructuration prévoit la fermeture de six usines au total: Strasbourg et Metz en France, plus les sites d'Alicante (Espagne), Bristol (Royaume-Uni), Berlin (Allemagne) et un autre situé en Slovaquie.
Industrie la plus rentable au monde
D'autres sites verront leurs activités réduites ou transférées dans d'autres usines, notamment les centres de Dunkerque (dont une partie de la production partira au Havre), Riom et Nantes pour la France.
Imperial Tobacco, qui emploie actuellement 40.000 salariés dans le monde, a racheté en début d'année son concurrent franco-espagnol Altadis.
La consommation de tabac a tendance à reculer en Europe, à cause des interdictions de fumer, mais l'industrie reste une des plus rentables du monde.
Article paru
le 19 juin 2008
social - économie
Altadis, plan social fumeux
Tabac . Le groupe franco-espagnol, racheté en janvier dernier par le britannique Imperial Tobacco, s’apprête à supprimer plus de 1 000 postes.
Ce n’est pas la première fois qu’Altadis licencie. Cette fois, " la casse pourrait être d’une importance jamais atteinte ", selon les mots de Jean-Marie Roux, élu CGT au comité d’entreprise européen du groupe.
Selon les syndicats, à peu près 1 000 emplois risqueraient d’être supprimés, dont 80 % au siège parisien. à lui seul, celui-ci passerait de 650 salariés à 200. Les sites de Strasbourg et de Metz, eux, risquent de fermer complètement. Selon Éric Comparot, délégué CGT, il s’agit de " faire du cash " en vendant ces deux vieux immeubles, histoire de rassurer les actionnaires.
Pour l’instant, simples informations des syndicats, ces annonces devraient être confirmées demain par la direction lors d’un comité d’entreprise extraordinaire.
Réunis hier après-midi en intersyndicale, les syndicats CGT, CFDT, FO, UNSA, CFE-CGC et CFTC menacent de bloquer les sites. Altadis n’en est pas à son coup d’essai. En 2005, le groupe avait fermé son usine de Lille, dans le Nord. L’année suivante, il avait supprimé 472 postes en France et en Espagne dans le cadre de la restructuration des fonctions centrales et commerciales ainsi que la distribution.
L’entreprise, qui emploie plus de 2 000 personnes en France sur 8 sites, a été rachetée en janvier par son concurrent britannique, Imperial Tobacco.
Amélie Griveau
Sources :
http://www.challenges.fr/actualites/entreprises/20080619....
http://libestrasbourg.blogs.liberation.fr/actu/2008/06/fe...
http://www.humanite.fr/2008-06-19_Politique_Altadis-plan-...
11:22 Publié dans FICHES PLAN SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : altadis, plan social, strasbourg


