19.10.2008
TEXTILE, COSSERAT AMIENS, 63 FAMILLES.
29 400 FAMILLES
Samedi 18 Octobre 2008
AMIENS La triste fin de l'usine Cosserat
Plus aucun centimètre de velours ne sortira des ateliers de Cosserat, dont le savoir-faire est pourtant reconnu dans le monde entier. La production, qui va être délocalisée, s'est arrêtée hier. À en pleurer...
Une page de l'histoire industrielle amiénoise s'est tournée hier avec l'enterrement du dernier fleuron de son passé textile. Rachetée en 2004 par un groupe allemand, l'usine Cosserat va désormais laisser sa production filer de l'autre côté du Rhin. Ses ouvriers ont franchi pour la dernière fois le portail en fer du fabricant de velours.
« Ça fait mal au cœur, s'étrangle Laurent Rozowski, délégué CDFT. Je le garde au fond de moi mais c'est très, très dur. Là, on se sent encore entouré mais lundi, ça risque d'être terrible. » Pour « fêter » cette ultime journée, les derniers salariés, une vingtaine rejointe par certains collègues partis plus tôt dans la semaine, se sont retrouvés au réfectoire pour le déjeuner. À 15 heures, au moment où ils auraient normalement dû quitter les lieux pour toujours, ils mettent le feu à huit pneus devant l'entrée de l'usine. Très tranquillement.
La Métropole veut racheter la marque et les bâtiments
« Il faut mettre encore plus de pneus ! », les nargue leur directeur, Christian Criegge, après avoir pris des photos de la scène. Les pompiers et les policiers sont appelés. Sur place, ils ne peuvent constater que du désespoir. Hier, certains salariés n'ont pas pu retenir leurs larmes.
Le savoir-faire des Cosserat était reconnu dans le monde entier. « Mercredi, on a reçu des lettres de clients français qui remerciaient les salariés pour la qualité de leur travail, témoigne Alain Sac-Epée, délégué FO. Ça, ça fait chaud au cœur. »
Le pire, c'est qu'une commande de 27 000 mètres de tissu haut de gamme est arrivée cette semaine. Mais rien n'y fera, la production s'arrête à Amiens. « C'est un problème de manière de travailler », juge Christian Criegge, qui assure qu'une activité logistique et commerciale sera maintenue sur le site. « Au 1er janvier, il ne restera que six personnes, ce n'est pas possible, ne le croit pas Nadia Guilbert, déléguée FO. Vous n'avez jamais cessé de mentir ! »
Le directeur allemand n'hésite pas à affronter la colère froide des salariés de Cosserat. « Je ne vous remercie pas, on va être dans la panade, le toise Nicole Sac-Epée. On est deux à être licenciés et, à notre âge, on ne retrouvera pas de travail. »
Pendant que, scène surréaliste, Christian Criegge va s'asseoir sous un arbre pour lire, Gilles Demailly fait son arrivée. « Il faut que le nom de Cosserat reste à Amiens », estime le maire d'Amiens. Qui « demande le bilan de ce que le groupe allemand a payé et de ce qu'il a revendu ». Amiens Métropole essaie de négocier pour racheter la marque Cosserat et les bâtiments. Un morceau de patrimoine amiénois qui ferait notamment un bel écomusée. Pour donner de l'avenir au passé.
GWELTAS MORICE
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-re...
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11.06.2008
PLAN SOCIAL WHIRLPOOL AMIENS, 153 FAMILLES.

Depuis le 23 fevrier : 13043 familles.
Date :
Juin 2008.
Société :
Whirlpool
Effectifs :
502 à l'usine de sèche-linge d'Amiens (Somme)
Région, ville :
Amiens
Secteur, activité
Electroménager
Propriétaire :
Whirlpool
Causes alléguées :
Whirlpool a délocalisé vers l'usine slovaque de Propad son activité de lave-linge à chargement par le dessus. Cette délocalisation s'était traduite à Amiens par la suppression de 260 emplois
Nombre de salariés concernés :
153 suppressions d'emplois.
Actions des salariés :
Whirlpool réduit son effectif à Amiens
10/06/2008
Social
Le comité d'entreprise extraordinaire (CEE) qui devait se tenir lundi 9 juin au siège de Whirpool France à Suresnes (Hauts-de-Seine) pour confirmer la suppression de 153 emplois sur 502 à l'usine de sèche-linge d'Amiens (Somme) a été reporté au 7 juillet pour des raisons d'agenda. En octobre 2007, la direction du site avait évoqué devant l'ensemble du personnel la possibilité d'une suppression de 195 postes. Ce chiffre, avait alors indiqué la direction, pourrait être revu à la baisse par le jeu des négociations avec les partenaires sociaux.
Ce report du CEE ne change rien sur le fond, indiquait lundi soir Didier Beaurin, secrétaire CFTC du Comité d'entreprise de l'usine Whirlpool d'Amiens. Vendredi 30 mai, au cours d'un comité d'entreprise à Amiens, les salariés avaient déjà été informés de ce plan de suppression d'emploi qui s'accompagnera d'une augmentation du temps de travail sur ce site où les salariés travaillent 32h75 - en temps annualisé - depuis un accord de réduction du temps de travail de 1996.
Le 2 juin, la CFTC majoritaire ainsi que les syndicats CFDT, FO et CFE-CGC (sans la CGT) ont signé avec la direction de l'usine un accord prévoyant le passage de 32h75 à 35h hebdomadaires au 1er janvier 2009, une augmentation de salaire de 2 %, une prime de 1 200 euros au 1er janvier 2009 et la mise en œuvre d'un plan social sur 2 ans avec 153 suppressions d'emploi (comprenant 65 départs en pré retraite). Le 24 juin, les salariés recevront un courrier de la direction de Whirlpool leur demandant leur adhésion à cet " accord 35 heures ". En cas refus, ils seront licenciés.
Destiné à augmenter la productivité du site, cet " accord 35 heures " doit permettre l'arrivée d'investissements pour le développement d'un sèche-linge haut de gamme de nouvelle génération - le Zéphyr - offrant une capacité de charge de 8 kg. Lundi soir, Didier Beaurin se déclarait " serein " quant à l'arrivée de ce nouveau produit, les investissements préparatoires étant, selon lui, déjà engagés.
Ce nouveau produit est d'autant plus attendu que l'usine tourne en ce moment au ralenti : deux semaines de chômage technique sont annoncées pour l'ensemble du mois de juin, période traditionnellement creuse pour cette usine spécialisée dans les sèche-linge. Cette spécialisation remonte à 2002 lorsque Whirlpool a délocalisé vers l'usine slovaque de Propad son activité de lave-linge à chargement par le dessus. Cette délocalisation s'était traduite à Amiens par la suppression de 260 emplois. L'usine Whirlpool d'Amiens a connu dans la décennie deux plans de sauvegarde de l'emploi sans licenciements secs. En mars 2005, 63 postes avaient déjà été supprimés dans le cadre d'une restructuration qui faisait suite à plusieurs semaines de chômage partiel en 2004.
De notre correspondante en Picardie Claire Garnier
Sources :
http://www.usinenouvelle.com/article/whirlpool-reduit-son...
00:10 Publié dans FICHES PLAN SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : whirpool, amiens, plan social
31.05.2008
PLAN SOCIAL GOODYEAR AMIENS, 402 FAMILLES.

FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.
Date :
Mai 2008.
Société :
Goodyear
Effectifs :
1.400 à Amiens
Région, ville :
Amiens
Secteur, activité
Pneumatiques
Propriétaire :
Goodyear
Causes alléguées :
La direction du fabricant américain de pneumatiques a présenté le 13 mai un plan de réduction de la production à l'usine Goodyear d'Amiens, qui entraînera à partir de septembre la suppression de 402 emplois sur environ 1.400.
Ce plan fait suite au refus des syndicats du site --contrairement à ceux de l'usine voisine Dunlop -- de signer un accord sur les "4x8". Celui-ci prévoit une organisation en quatre équipes au lieu de cinq actuellement qui auraient alterné sur la base de cinq jours de travail et deux jours de repos.
Nombre de salariés concernés :
La direction du fabricant américain de pneumatiques a présenté le 13 mai un plan de réduction de la production à l'usine Goodyear d'Amiens, qui entraînera à partir de septembre la suppression de 402 emplois sur environ 1.400.
Actions des salariés :
Infos :
Goodyear Amiens: des syndicats appellent à une grève de 48H00
le 23/05/2008 à 20:15
Les syndicats CGT, Sud, CFDT et FO de chez Goodyear à Amiens ont appelé vendredi les salariés à la mobilisation et à une grève de 48H00, du 30 mai au 1er juin, contre une nouvelle consultation des salariés sur la réorganisation du travail, a-t-on appris auprès des syndicats.
"Soyons le plus nombreux possible à demander et revendiquer un avenir social; (...) oui aux investissements, non à une nouvelle consultation bidon, oui au maintien de nos emplois, non au PSE, non aux 4X8", ont déclaré les quatre syndicats dans un communiqué.
Une nouvelle consultation des salariés de Goodyear, acceptée par la direction du site, doit être organisée avant le 31 mai par les syndicats CFTC et CFE-CGC sur la réorganisation du travail en 4X8 alors qu'un plan social prévoit 442 licenciements en l'absence d'accord sur cette réorganisation.
La direction du fabricant américain de pneumatiques a présenté le 13 mai un plan de réduction de la production à l'usine Goodyear d'Amiens, qui entraînera à partir de septembre la suppression de 402 emplois sur environ 1.400.
Ce plan fait suite au refus des syndicats du site --contrairement à ceux de l'usine voisine Dunlop -- de signer un accord sur les "4x8". Celui-ci prévoit une organisation en quatre équipes au lieu de cinq actuellement qui auraient alterné sur la base de cinq jours de travail et deux jours de repos.
La signature de l'accord sur les 4X8 conditionnait la mise en oeuvre d'un plan d'investissement de 52 millions d'euros entre 2008 et 2011 sur les deux sites, qui aurait également entraîné la suppression de 500 emplois sur trois ans sans licenciement.
Le 13 mai, la direction avait indiqué que si les salariés souhaitaient s'exprimer, il était de la responsabilité des syndicats d'organiser une consultation car ils sont seuls habilités à signer l'accord.
Lors d'une précédente consultation interne organisée par la direction en octobre 2007, la majorité des 2.700 salariés (64,55%) des deux sites avait refusé la mise en place des 4X8.
Sources :
http://www.daily-bourse.fr/news.php?news=AFP080523181017....
14:30 Publié dans FICHES PLAN SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : goodyear, plan, social, amiens


