23.02.2008

PLAN SOCIAL ARCELOR MITTAL, 600 FAMILLES

PLAN SOCIAL ARCELOR MITTAL

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FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.

600 salariés

Date  février, mars 2008

Société ;

Arcelor mittal

Effectifs :

1108

Région, ville :

Gandrange en Moselle

Secteur,activité

Sidérurgie.

Propriétaire :

ArcelorMittal est le numéro un mondial de la sidérurgie, avec 320 000 employés dans plus de 60 pays. La société réunit le premier et le deuxième producteur d'acier du monde, Arcelor et Mittal Steel.

Causes alléguées :

Le 16 janvier 2008, la direction du groupe Mittal annonce la fermeture partielle du site de Gandrange et le reclassement intégral des 595 employés dont les postes vont être supprimés. Une enveloppe de formation de 20 millions d'euros est dégagée par Mittal pour garantir ce reclassement. L'usine de Grandange déclare 36 millions d'euros de pertes en 2007 (3,6% de son chiffre d'affaire), 20 millions en 2006. Parallèlement, le groupe Mittal a investi 30 millions d'euros en 2007 (et prévoit d'en investir 65 millions en 2008) pour la modernisation du site de Florange, également dans le bassin lorrain et considéré comme plus adapté au développement de l'activité du groupe.

Nombre de salariés concernés :

595 des 1108 emplois du site

Actions des salariés :

- le 09/02/2008 - 22h31

Ils étaient entre 800 et 1500 ce samedi après-midi devant l'aciérie d'Arcelor-Mittal de Gandrange en Moselle. Tous étaient rassemblés pour apporter leur soutien aux ouvriers du site où quelque 600 emplois sont menacés. Elus ceints de leur écharpe tricolore, responsables politiques nationaux, régionaux et locaux, et population des communes environnantes ont écouté les représentants d'une intersyndicale répéter que "Gandrange vivra" et que Lakshmi Mittal, le patron indien du premier groupe sidérurgique mondial "devra céder et investir". http://tf1.lci.fr/infos/economie/social/0,,3707554,00-arc...

Divers infos :

le 06/11/2006 - 16h04Arcelor-Mittal a annoncé lundi la nomination de Lakshmi Mittal comme président de la direction générale du numéro un mondial de l'acier, en remplacement de l'ancien dirigeant d'Arcelor Roland Junck. Le conseil d'administration a voté à l'unanimité dimanche pour cette décision, qui prend effet immédiatement. Elle devra être entérinée par les actionnaires, a précisé Joseph Kinsch, numéro deux du conseil d'administration au cours d'une conférence de presse.

"Cela a été de mon initiative, cela doit être clair", a martelé Roland Junck. "Je suis arrivé à la conclusion que la structure n'était pas la plus adaptée pour le futur de ce groupe", a-t-il expliqué. Ce changement "est dans l'intérêt des actionnaires, (...) dans l'intérêt de l'organisation, rien de plus", a commenté de son côté Lakshmi Mittal. Cette annonce n'a pas été bien accueillie par les investisseurs. En milieu de journée, le titre

Arcelor Mittal perdait 1,18% à la Bourse de Paris, à 32,70 euros, dans un marché en hausse de 0,46%. Elle intervient alors que Mittal Steel ne possède pas encore 100% des actions d'Arcelor. Son OPA court jusqu'au 17 novembre. Les deux groupes devraient être totalement fusionnés, "fin avril ou en mai", a indiqué Joseph Kinsch. L'homme d'affaires indien cumulera sa nouvelle fonction avec celle de président du conseil d'administration.

Cette désignation de Lakshmi Mittal à la direction opérationnelle du sidérurgiste marque une nouvelle étape dans sa prise de contrôle du groupe. A l'origine, il avait affirmé ne pas vouloir assurer de rôle exécutif et avait à dessein choisi un ancien d'Arcelor pour la direction générale, afin de rassurer ceux que son OPA inquiétait. Plutôt discret pendant la longue bataille entre les deux groupes, Roland Junck avait remplacé en août à la direction opérationnelle du groupe Guy Dollé, un fervent opposant à Mittal.

http://tf1.lci.fr/infos/economie/entreprises/0,,3351309,0...

13/02/2007 Et pendant ce temps la, on danse :

Plus de 200 invités d'Arcelor Mittal ont assisté au concert de gala pour le Nouvel An chinois donné à la Philharmonie de Luxembourg dans la soirée du 6 février 2007.

Les membres de la Direction générale d'Arcelor Mittal, du Conseil d'administration et du Management committee ont pu apprécier la musique de la China National Orchestra Huaxia.

Des représentants du Gouvernement luxembourgeois, des Institutions européennes, de la Chambre du commerce et de la FEDIL (Fédération des industriels luxembourgeois) faisaient parties des personnes invitées par le groupe.

L'orchestre, dirigé par Kuan Nai-Chung, a enchanté le public avec un spectacle acoustique et visuel où les instruments traditionnels chinois jouaient un rôle clé. Les spectateurs ont pu découvrir de nombreux instruments uniques, qui ont été utilisés lors de nombreuses performances en solo tout en long de la soirée.

La suite : http://www.arcelor.com/index.php?lang=fr&page=33

Un cadeau pour Mittal

Le rachat du groupe Arcelor par Mittal est emblématique: pour moins de 27 milliards d'euros, le groupe indien devient le numéro un mondial de l'acier et s'offre le produit de 20 milliards d'euros d'investissements de fonds publics français. Des investissements que les actionnaires privés se sont avérés incapables de protéger contre une OPA hostile d'un industriel étranger. Peut-être la valorisation de leurs portefeuilles d'action (valeur doublée en cinq mois, plus de 4 millions d'euros de stock options pour le seul PDG du groupe, monsieur Dollé) n'est-elle pas totalement étrangère à cette incapacité.

Un intéressant symbole de notre temps en effet que celui d'un secteur industriel "sauvé" d'une crise catastrophique pour un coût faramineux, assumé presque intégralement par le contribuable français, sans que les salariés en bénéficient à aucun moment (75% des emplois du secteur ont disparus) et donc pour le seul bénéfice des principaux actionnaires. Chaque salarié de la sidérurgie licencié aura coûté à l'état français plus d'un million de francs.

mutualiser les pertes, privatiser les gains

Quand bien même elle apparaît en totale contradiction avec le dogme fondateur de la pensée économique actuelle (l'efficacité économique du secteur privé par opposition à la gabegie du secteur public), cette classique succession nationalisation/privatisation a permis de transférer des milliards d'euros des caisses de l'état vers des patrimoines privés qui, chose étonnante, furent souvent ceux des grandes fortunes française.

On peut y voir l'application d'un axiome moins connu du capitalisme moderne : mutualiser les pertes, privatiser les gains.

Sources :

http://www.rue89.com/2008/02/06/la-siderurgie-une-machine...

http://www.arcelor.com/index.php?lang=fr&page=0