13.11.2008

INDUSTRIE, IMPRESS LAON, 174 FAMILLES.

Impress annonce la fermeture de son site de Laon

17/10/2008
Social
La direction et les représentants du personnel de l'usine Impress de Laon, dans l'Aisne (174 salariés), se rencontreront ce lundi 20 octobre pour un CE extraordinaire relatif au projet de fermeture annoncé en début de semaine par la direction du groupe.

Rachetée en 2006 par le groupe néerlandais Impress, l'un des leaders mondiaux de l'emballage métallique (1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaires ; 8 600 salariés), cette usine « mono-produit » fabrique des boîtiers en fer blanc destinés aux aérosols de peinture, pour le marché français. Or, « le marché du fer blanc ne se porte pas bien », observe Gérard Bouscasse, directeur général de l'usine, joint jeudi 16 octobre. Il rappelle que cette usine est « le dernier acteur à produire des boîtiers aérosols en France ».

Dans un communiqué, le groupe Impress précise que le marché s'est rétréci de 9 % entre 2004 et 2007. A cette conjoncture défavorable viennent s'ajouter les conséquences liées aux difficultés financières de deux clients de l'usine.

L'usine qui avait déjà vu ses volumes diminuer de 13 % entre 2006 et 2007, n'a pas été en mesure de redresser la barre ces derniers mois. « Entre le dernier trimestre 2007 et octobre 2008, nos volumes ont baissé de 30 % », indique Gérard Bouscasse.

Le groupe Impress qui espère avec cette fermeture « sauvegarder la compétitivité » de son activité aérosols, prévoit de « mettre en place des mesures exemplaires pour permettre à chacun de retrouver une solution professionnelle, soit en reclassement interne au sein des autres sites du groupe en France ou à l'étranger, soit en reclassement externe au sein du bassin d'emploi de Laon et de l'Aisne ». Il dit, par ailleurs, plancher sur une « mission de ré-industrialisation » du site et de « revitalisation » du bassin d'emploi.

De notre correspondante en Picardie, Claire Garnier

http://www.usinenouvelle.com/article/impress-annonce-la-f...


25.10.2008

AUTOMOBILE, DELOCALISATION MOLEX VILLEMUR, 300 FAMILLES.

200810241556_w350.jpg

http://www.ladepeche.fr/article/2008/10/24/483871-Villemu...

Publié le 24/10/2008 09:18 | Recueilli par J.-F L.-G.

Villemur. Molex supprime 300 emplois

Le groupe américain de connectique automobile a annoncé hier la fermeture de son usine de Villemur-sur-Tarn, sur fond de délocalisations.

Une Allemande est venue déposer sa candidature chez Molex, hier après-midi, à Villemur-sur-Tarn. « Ce n'est pas la peine », souffle l'hôtesse d'accueil. Une heure avant, le groupe américain de connectique automobile a annoncé à ses salariés la fermeture du site, en juin 2009. Avec la suppression de plus de 300 postes : 275 CDI, 22 CDD et 10 intérimaires. Molex prévoit aussi de réduire ses effectifs d'Ettlingen (Allemagne).

Malgré les rumeurs alarmistes et insistantes qui couraient depuis plusieurs mois, c'est un coup de massue pour le personnel. « Les gens ont pleuré. Certains pensaient à un plan social pour les plus âgés, mais pas à une fermeture définitive. ça nous est tombé sur la tête », confie Denis Parise, secrétaire CGT du comité d'entreprise. Devant l'usine, lors d'une réunion impromptue, les mots fusent. « Je ressens de la haine, de la colère, de la rage d'avoir été baladée par la direction », crie une jeune femme. Tous parlent d'« écœurement ». « On a fait 640 000 € de bénéfices en 2006-2007, 1,2 million en 2007-2008. Comment peut-on justifier le licenciement économique, alors que nous avons le savoir-faire et la productivité ? », s'étonne Denis Parise. « Il y a quelques mois, on nous a reçus, avec des petits fours, pour nous remercier, nous dire qu'on était les meilleurs du groupe. Les Américains ne pensent qu'au profit », insiste Michel Tourret, délégué CFDT, qui a changé cinq ou six fois d'employeur, en 32 ans d'ancienneté sur le même site. « Molex justifie la fermeture par la crise économique. Mais depuis le rachat, le… 1er avril 2004 à la SNECMA, pour une bouchée de pain, ils n'ont pas investi un kopeck ici. Ils se sont servis de nous pour récupérer nos brevets, un ticket d'entrée chez de gros clients comme Peugeot. Nous avons mis au point des produits qui ont été développés ailleurs, là où ça coûte moins cher, où la concurrence est déloyale. La pression des clients incite à la délocalisation », maugréent Denis Paryse et Thierry Bonhoure, délégué FO. « » En quatre ans, nous avons perdu 65 emplois, le site de Kosice, en Slovaquie, en a gagné 600. ça veut tout dire », glisse Guy Pavan, délégué CGT.

La résistance s'organise. Les employés apprécient assez peu la présence d'un huissier et des gendarmes : « On nous vire, et les bandits, c'est nous ! ». Pas question de violence cependant : « On ne cassera rien ». Pas de grève avant le comité d'entreprise qui lancera la procédure, le 6 novembre. « On va venir chaque jour, on pointera, on rentrera dans les ateliers. Mais on ne va pas travailler, surtout pas produire pour les autres. Plus rien ne sortira d'ici », avancent les délégués syndicaux. « On n'a plus rien à perdre, on a perdu notre emploi. Alors, il faut qu'on arrive à démontrer à la justice que tout était orchestré depuis longtemps », lance Thierry Bonhoure. L'entreprise va fermer 15 jours en décembre : « On sera vigilants, pas question qu'ils emportent les machines ». Les salariés demandent le soutien des élus, « on a besoin de faire monter la pression ». Une réunion publique est prévue mardi, avant une opération ville morte. Pour Villemur, secteur enclavé, où le taux de chômage est le plus fort du département, le coup est rude.


« Qu'est-ce qu'on va devenir ? »

« C'est une catastrophe pour le canton, c'est surtout une catastrophe sociale. Que vont devenir les salariés ? Il y a peu d'emplois industriels ici » s'inquiète Jean-Marc Dumoulin, conseiller général UMP. Le voisin de Molex, Labinal (700 salariés) connait lui aussi une baisse d'activité…

Comme les pâtes Brusson, aujourd'hui fermées, qui ont employé plusieurs centaines de personnes, les câbleries auto faisaient partie du patrimoine de Villemur depuis la guerre. L'entreprise a changé de nom plusieurs fois, avec des restructurations à la clé. Des générations, des familles entières y ont travaillé. « Pas la peine de faire de longues études, on aura du boulot » disait-on à l'époque. « La reconversion sera difficile. On va être obligés de trouver autre chose, mais quoi ? » soupire Serge Canitrot, 49 ans, 28 ans d'ancienneté.

« La moyenne d'âge est de 45 ans, on a un métier très spécifique. Hormis les quatre fraiseurs et les logisticiens, le reclassement sera compliqué », frémit Denis Parise. « J'ai un BTS de plasturgie, j'avais eu du mal à trouver mon job » renchérit un jeune technicien. « Comment vont faire ceux qui ont des crédits immobiliers, des gosses en bas âge ? » lancent plusieurs voix. « Il va falloir continuer à payer l'essence, les impôts, manger. J'ai deux gosses » fulmine Philippe Larroque. Son couple galère depuis des années : « Ma femme travaillait chez Valéo, à Labastide-Saint-Pierre. Après la fermeture de l'usine, elle s'est battue 3 ans pour récupérer 12 000 € lors du procès. Elle a mis beaucoup de temps à retrouver un travail, pas terrible, à 1 000 € par mois, dans les travaux publics, qui vont très mal en ce moment. Elle a peur pour elle aussi. Hier, elle a pleuré. Psychologiquement, c'est très dur. Le travail, c'est l'équilibre de la vie ». Il restait 3 ou 4 ans de carrière à Nicole, 37 ans de présence dans l'usine. Elle y a connu son mari, ils y travaillent tous les deux. « On fait partie des murs. Mais on se sent impuissants. On dépouille la France de ses compétences. Que restera-t-il à nos enfants ? »


Molex : «Garder la compétitivité»

Le DRH de Molex Europe, Stéphane Kellar, est venu sur place. Interview.

Pourquoi cette fermeture ?

Nous devons garder notre compétitivité sur le marché. Le coût du site, le plus élevé d'Europe, des matières premières nous oblige à proposer (sic) la fermeture de l'usine à nos partenaires sociaux. Dans un contexte de mondialisation, le site n'est pas compétitif. Il n'avait surtout aucun projet, alors que la connectique automobile ne se porte pas bien.

L'usine faisait pourtant des bénéfices...

Nous avons eu des chiffres en hausse, mais rien ne dit que nous n'en aurions pas eu en baisseà l'avenir. Nous devons commencer à prendre des précautions. Il y a bien sûr une dimension humaine, 300 familles avec enfants, mais Molex compte 30 000 salariés dans le monde. La décision, la meilleure pour le groupe, dépasse la dimension de la région.

Que va devenir le personnel ?

Nous allons discuter avec eux. Molex est connu dans le monde entier pour ses bonnes relations avec son personnel. Nous chercherons les meilleures solutions pour leur reclassement. Nous sommes très conscients de nos responsabilités.


Réactions

Pierre Izard, président du conseil général de Haute-Garonne. Les élus du conseil général ont déposé un vœu, hier,, sur la situation du groupe Molex. Dénonçant la « logique » du groupe américain, ils demandent à la ministre de l'Économie « les mesures qu'elle compte prendre pour assurer la préservation de l'emploi dans ce bassin de vie ». « Trois cents emplois, c'est énorme, ça va déstabiliser toute une région. Je suis très inquiet pour l'avenir de la sous-traitance en Haute-Garonne, et pas seulement dans l'aéronautique. Je vais prendre contact avec le préfet pour voir si l'aide aux entreprises qui avait été annoncé va se réaliser » a précisé Pierre Izard.

Martin Malvy, président du conseil régional. « La fermeture de Molex est dramatique. Je suis particulièrement inquiet des conséquences sur le bassin d'emploi et sur l'activité économique de la zone de Villemur ». Si aucune solution de reprise n'est envisageable, il appartiendra aux représentants de l'État en Région de veiller à ce qu'un plan social respectueux des intérêts des salariés soit mis en œuvre et que soient examinées toutes les pistes de recréation possibles d'emplois. La Région est disponible pour y participer ».

Jean-Claude Boudet, maire de Villemur. « J'ai une profonde colère. Comment une entreprise qui a réalisé des bénéfices peut-elle avoir l'indécence de fermer un site ? Cette mesure inadmissible n'est guidée que par la pure obsession d'une rentabilité financière, et par le mépris à l'égard de ceux et celle qui l'ont rendu possible. C'est une entreprise préméditée. Molex est arrivé avec l'intention de puiser notre substance et de nous réduire à l'inactivité ».

Gérard Bapt, député. « Molex poursuit sa stratégie d'ensemble qui consiste à prendre des positions sur les marchés européens, puis à délocaliser vers les pays à bas salaires, au-delà de la Slovaquie, vers la Chine. Cette entreprise au cash-flow important obéit aux règles de la politique libérale visant à « optimiser les coûts » en direction de ses actionnaires. Il faut agir au plus vite pour la réindustrialisation du site et la conversion de salariés ».

Jean-Marc Dumoulin, conseiller général. « On peut parler de patrons voyous. Dire que les salariés de Villemur ont formé ceux de Kosice ! Ils ont bénéficié d'argent public, il faut retarder l'échéance, polluer leur décision. Ils ont racheté l'entreprise en 2004 pour les brevets, l'accès aux constructeurs français »

 

19.10.2008

INDUSTRIE, IMPRESS LAON, 174 FAMILLES.

Impress annonce la fermeture de son site

de Laon

17/10/2008
Social
La direction et les représentants du personnel de l'usine Impress de Laon, dans l'Aisne (174 salariés), se rencontreront ce lundi 20 octobre pour un CE extraordinaire relatif au projet de fermeture annoncé en début de semaine par la direction du groupe.

Rachetée en 2006 par le groupe néerlandais Impress, l'un des leaders mondiaux de l'emballage métallique (1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaires ; 8 600 salariés), cette usine « mono-produit » fabrique des boîtiers en fer blanc destinés aux aérosols de peinture, pour le marché français. Or, « le marché du fer blanc ne se porte pas bien », observe Gérard Bouscasse, directeur général de l'usine, joint jeudi 16 octobre. Il rappelle que cette usine est « le dernier acteur à produire des boîtiers aérosols en France ».

Dans un communiqué, le groupe Impress précise que le marché s'est rétréci de 9 % entre 2004 et 2007. A cette conjoncture défavorable viennent s'ajouter les conséquences liées aux difficultés financières de deux clients de l'usine.

L'usine qui avait déjà vu ses volumes diminuer de 13 % entre 2006 et 2007, n'a pas été en mesure de redresser la barre ces derniers mois. « Entre le dernier trimestre 2007 et octobre 2008, nos volumes ont baissé de 30 % », indique Gérard Bouscasse.

Le groupe Impress qui espère avec cette fermeture « sauvegarder la compétitivité » de son activité aérosols, prévoit de « mettre en place des mesures exemplaires pour permettre à chacun de retrouver une solution professionnelle, soit en reclassement interne au sein des autres sites du groupe en France ou à l'étranger, soit en reclassement externe au sein du bassin d'emploi de Laon et de l'Aisne ». Il dit, par ailleurs, plancher sur une « mission de ré-industrialisation » du site et de « revitalisation » du bassin d'emploi.

De notre correspondante en Picardie, Claire Garnier

http://www.usinenouvelle.com/article/impress-annonce-la-f...


11.10.2008

AUTOMOBILE, TYCO ELECTRONICS, 600 FAMILLES;

tyco%20Electronics.gif

DEPUIS LE 23 FEVRIER :

28 045 FAMILLES

Mondial de l'auto

Le coup de colère des salariés menacés

Marisa FAION | 07.10.2008, 18h35
  Mardi, les salariés de Tyco Electronics du Val-de-Reuil (Eure) sont venus perturber le Mondial de l'auto qui se tient actuellement  Porte de Versailles, à Paris. Une soixantaine de manifestants se sont attachés à une Clio du stand Renault en chantant, sifflant et criant des slogans contre la délocalisation de leur usine. 

Selon le délégué central FO Hugues Filippi, l'usine du Val-de-Reuil ainsi que celle de Chapareillan (Isère) sont menacées de fermeture.
Le groupe américain Tyco Electronics voudrait  fermer les deux sites d'ici 15 mois, voire dès la fin de l'année. Ce sont ainsi près de 600 salariés qui vont être licenciés.

 

"En 2007, le groupe fait 13,5 milliards d'euros de bénéfices et 6 millions rien qu'en France, souligne Hugues Filippe. L'entreprise dispose en outre d'une trésorerie de 157 millions d'euros, un vrai trésor de guerre. La décision de fermer les deux sites en France mais aussi celui en Espagne est d'autant plus incompréhensible qu'on dispose d'un outil hyperperformant." Et le délégué syndical d'ajouter : "L'argument de la direction pour justifier sa décision consiste à dire qu'il y a en France une perte opérationnelle importante par rapport aux autres pays d'Europe."

Les partenaires sociaux ont dû saisir le tribunal de grande instance pour non application de la procédure réglementaire avant tout plan social. Le jugement est attendu pour mercredi matin.  "Les négociations ne sont pas encore ouvertes, souligne encore Hugues Filippi. On a suspendu la réunion du CE jusqu'à ce que le tribunal prenne une décision. Notre intervention au Mondial n'est pas la première du genre, on a déjà essayé d'alerter les pouvoirs publics sur notre situation, Les salariés sont très inquiets car on se trouve déjà dans un bassin d'emploi très sinistré. Notre fermeture touchera également les entreprises sous-traitantes, près de 200 travaillent pour nous comme l'APF, une société qui emploie des handicapés pour le contrôle des pièces que nous fabriquons."

Aucune grève n'est envisagée pour le moment : "Les salariés ne peuvent pas se le permettre aujourd'hui", affirmait début septembre dans le Dauphiné.com Dominique Rousseau, délégué CGT.  Du côté de l'intersyndicale CFDT CFE-CGC et CFTC, il n'est pas non plus question de mettre en place des débrayages.

Les composants électroniques pour l'industrie automobile qui étaient fabriqués jusque-là par l'usine de Chapareillan et celle de Val-de-Reuil (dans l'Eure), devraient désormais être produits en Hongrie et en Tchéquie. « Il s'agit de sauvegarder la compétitivité du groupe qui est très lié au marché automobile », indiquait au Dauphiné.com Philippe Clabé, le directeur général de Tyco Electronics France. « Nous subissons les difficultés de ce marché qui tend vers des productions moins coûteuses. »

http://www.leparisien.fr/automobile/mondial-auto-2008/le-...

04.10.2008

PLAN SOCIAL PHOTOGRAVURE LIMOGE, 56 FAMILLES.

imprimerie_a2.jpg


DEPUIS LE 23 FEVRIER :

23 603
FAMILLES.



L'imprimeur Limoges Photogravure

placé en liquidation judiciaire


01/10/2008
Social
Le Tribunal de Commerce de Limoges vient de prononcer la liquidation judiciaire de l'imprimeur Limoges Photogravure, située au Palais-sur-Vienne (Haute-Vienne) aux portes de Limoges.

Les cinquante-six salariés devraient être licenciés, la possibilité de sauvegarder les emplois étant minime. L'entreprise avait déjà subi un premier dépôt de bilan en 2004, le plan de continuation avait été validé près d'un an plus tard par le Tribunal.

Depuis deux ans, l'entreprise avait retrouvé un regain d'activité au point d'afficher, en 2006, un chiffre d'affaires de 6,6 millions d'euros en progression de 1,5 million d'euros sur un an. Ces derniers mois l'entreprise n'aurait pas pu faire face à ses commandes en raison de la fébrilité des établissements bancaires.

De notre correspondante en Limousin, Corinne Mérigaud

01.10.2008

FERMETURE LACTALIS LEPETIT ST MACLOU, 67 FAMILLES

lepetit.jpg

DEPUIS LE 23 FEVRIER :

23 162
 FAMILLES.

Lepetit : Lactalis ferme l'usine historique

   [ 30/09/2008 17:33 ] Lactalis, deuxième groupe laitier mondial et premier fromager européen, a décidé de fermer le site historique de fabrication des camemberts Lepetit à Saint-Maclou (Calvados) en raison d'une baisse des ventes.


   La fermeture du site, créé en 1890 par Léontine et Auguste Lepetit, interviendra "d'ici la fin d'année", indique Luc Morelon, directeur de la communication du groupe basé à Laval.

Cette fermeture est expliquée par  la baisse des ventes, qui remonte "au début 2008", par la "forte hausse des prix du lait, qui a fait passer au camembert le seuil psychologique des deux euros", mais aussi par "les attaques" subies selon Lactalis par la marque Lepetit dans les médias depuis qu'elle a quitté l'appellation d'origine contrôlée (AOC) Camembert de Normandie.

 

Sur les 93 salariés de Lepetit à Saint-Maclou, 26 conserveront leur emploi sur place pour assurer la collecte de lait. Les autres seront redéployés sur un site voisin de Lisieux (Calvados) dans le Pays d'Auge, où se poursuivra la fabrication des camemberts de la marque, a indiqué Lactalis.

 

source : http://www.agrisalon.com/06-actu/article-21172.php

29.07.2008

PLAN SOCIAL AUGA CHATEAUROUX, 90 FAMILLES.

 

Usine_pasquier_img_fr.jpg

 Depuis le 23 fevrier : 18 608 familles.

FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.

Date :

Juillet 2008

Société :

Auga

Effectifs :

143

Région, ville :

Chateauroux

Secteur, activité

Alimentaire

Propriétaire :

Groupe PASQUIER

Causes alléguées :

Nombre de salariés concernés :

90

Actions des salariés :

Infos : 29 juillet 2008 Auga c'est fini : les biscottes sont cuites r

C'est dur, la mort d'une entreprise. Plusieurs

dizaines de salariées se sont rassemblées

hier matin devant l'usine Auga, où elles

venaient de travailler pour la dernière fois.

Il y a l'émotion bien compréhensible des salariés – des femmes, surtout – qui ont travaillé des dizaines d'années dans cette usine de fabrication de biscottes, fondée par un patron efficace, passionné et proche de son

personnel, Raymond Picard. Il y a l'incompréhension. Comment ce fleuron de l'industrie castelroussine a-t-il pu décliner et sombrer après sa revente jusqu'à l'échec final la fermeture, et un transfert d'activité dans le Maine-et-Loire ? Il y a le ressentiment contre un repreneur qui a fait la promesse inconsidérée d'une nouvelle usine à Châteauroux, sans la tenir, et qui n'est venu à Châteauroux qu'une fois en trois ans, pour annoncer la mauvaise nouvelle. Il y a l'inquiétude, pour toutes ces femmes qui ont passé la cinquantaine ou n'en sont plus très loin, et ne se voient pas tout

abandonner pour un horizon lointain : quel travail pourront-elles retrouver localement, avant que sonne l'heure de la retraite ?

Non, l'ambiance n'était pas à la joie, hier matin, devant l'usine Auga. Ces dizaines de salariées, dont les blouses de travail envahies d'inscriptions crient la détresse, venaient de quitter leurs postes de travail sans espoir de retour.

Les modalités très diverses du plan social

La fermeture avait été annoncée longtemps à l'avance, nous dit le directeur, François Monteiro, afin que 143 salariés aient le temps de se préparer à une mutation (acceptée) dans une autre usine de ce groupe de 3.000 personnes, ou bien à une reconversion. Mais les employées présentes hier semblent avoir vécu ce délai de sept mois comme un calvaire. Elles se disent fatiguées. Leurs primes de licenciement leur permettront de tenir jusqu'en février, et après ?

Le syndicaliste FO d'Auga, Michel Colin, a contesté un " plan social au rabais ". Quelques reclassements ont eu lieu chez Beirens, Arc International, Auchan, Siraga, Inter Transports…

Un couple s'est lancé dans la reprise un bar-restaurant. Six ou sept ont accepté des postes dans le groupe Pasquier – alors que des eclassements en CDI ont été proposés à tous, indique la direction – et une douzaine suivent une formation AFPA.

Après une première vague de licenciements en avril, facilitée par des départs à la retraite, 80 à 90 personnes sont concernées par cette fin d'activité et par le plan social. La gestion de celuici

a été confiée à la société BPI, de Paris. Le groupe Pasquier, qui gère quinze sites en France, a déboursé 500.000 € pour le fonds de revitalisation de 2,7 M€, le reste étant avancé par le Crédit Agricole – indique le DRH. Le groupe a signé une convention sur trois ans avec le

préfet. Ces fonds ont déjà permis de financer des périodes d'essai pour une vingtaine de

personnes dans des entreprises de la région : " Dans 80 % des cas, cela a débouché sur un

CDI. " Plus de 200.000 € sont affectés à des formations ou reconversions : les femmes s'orientent plutôt vers l'aide à la personne, et les hommes vers le transport ou la logistique.

Mais BPI a encore du pain sur la planche.

Les deux lignes de production de biscottes de l'usine flambant neuve de Brissac-Quincé vont démarrer à l'automne, loin de Châteauroux où la disparition des bons produits d'Auga laisse un goût amer.

Hervé LARROQUE

 

Sources :

http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index...

http://www.usinenouvelle.com/article/brioche-pasquier-con...-

10.07.2008

PLAN SOCIAL QUEBECOR BLOIS, 150 FAMILLES.

imprimerie.jpg

Depuis le 23 fevrier : 16 279 familles. 

FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.

Date :

Juillet 2008

Société :

le fonds d'investissement Hombergh/de Pundert Group (HHBV)

Effectifs :

120 CDI et une trentaine d’intérimaires.

Région, ville :

Blois

Secteur, activité

Imprimerie.

Propriétaire :

Le groupe néerlandais Hombergh/de Pundert Group (HHBV)

Causes alléguées :

Ce, dans une situation de marché difficile, marquée par une surcapacité de production de près de 25%...

Dans ce contexte, l'annonce verbale faite aux salariés de l'imprimerie Quebecor Blois de la prochaine fermeture de leur site, relayée par notre confrère la Nouvelle République, ne surprendra pas les experts du secteur.

Cette annonce, qui devrait être confirmée le 10 Juillet, devrait déboucher sur la suppression de 150 emplois, dont 120 CDI.

Nombre de salariés concernés :

150

Actions des salariés :


Infos :

Le Néerlandais HHBV ferme

son imprimerie de Blois:

150 emplois supprimés

10/07/2008-[16:28] - AFP

BLOIS, 10 juil 2008 (AFP) - Le groupe néerlandais Hombergh/de Pundert Group (HHBV) a annoncé jeudi la fermeture de son imprimerie située à Blois, pour des raisons économiques, entraînant la suppression de 150 emplois, a-t-on appris de source syndicale.

Le fonds d’investissement néerlandais avait racheté fin juin, pour 135 millions d’euros au Canadien Québecor World, la totalité de son pôle d’imprimerie européen, qui comprend 17 établissements, dont celui de Blois. "La fermeture de Blois, dont les résultats financiers ne sont pas mauvais, s’inscrit dans un plan d’ensemble de réduction de capacité d’impression. Le groupe néerlandais fait des acquisitions et ferme des entreprises pour faire remonter les prix", a estimé Philippe Duru, secrétaire adjoint du comité d’entreprise. "Le nouveau propriétaire s’attaque peut être aux sites les plus fragiles. Le site de La Loupe (Eure-et-Loir), avec 150 salariés, est dans la même situation", a ajouté l’élu CGT. Le comité d’entreprise du site de Blois s’est prononcé jeudi contre "l’irrecevabilité de l’analyse économique" du groupe néerlandais et a fait appel à un avocat pour étudier le dossier. Créée en 1962, l’imprimerie, qui a compté jusqu’à 500 salariés, est spécialisée dans l’héliogravure, une technologie lourde adaptée aux gros tirages. Reprise en 1996 par Québecor, elle compte 120 CDI et une trentaine d’intérimaires.

L'imprimerie Quebecor Blois (41)
va fermer ses portes

Le nouveau propriétaire du groupe lance son plan de restructuration.

Il n'aura pas fallu longtemps au nouveau propriétaire de Quebecor Europe, le fonds d'investissement néerlandais HHBV, pour lancer la réorganisation de ses unités de production.

Car d'unités de production, HHBV ne va pas manquer entre les reprises du pôle européen du canadien Quebecor, du néerlandais Roto Smeets (RSDB) et du français Maury.Comptant parmi les tous premiers groupes européens d'imprimerie, la nouvelle entité dispose de facto d'usines particulièrement redondantes, notamment en France ou les chevauchements entre les unités ex

Quebecor et Maury sont importants. Souvent d'ailleurs au détriment de Quebecor, du fait de la modernité des usines de Maury.

Ce, dans une situation de marché difficile, marquée par une surcapacité de production de près de 25%...

Dans ce contexte, l'annonce verbale faite aux salariés de l'imprimerie Quebecor Blois de la prochaine fermeture de leur site, relayée par notre confrère la Nouvelle République, ne surprendra pas les experts du secteur.

Cette annonce, qui devrait être confirmée le 10 Juillet, devrait déboucher sur la suppression de 150 emplois, dont 120 CDI. Autre unité visée semble t-il,

Quebecor la Loupe, qui bien qu'ayant récemment reçu une nouvelle rotative en provenance de l'unité britannique de Quebecor, Corby, fermée il y a un an, ne serait plus assez performante dans le nouvel ensemble industriel du groupe HHBV.

Des décisions sans doute très difficiles à prendre pour la direction du nouveau groupe, mais qui préfigurent à n'en pas douter, une nouvelle étape de la consolidation du secteur graphique français mais aussi européen.

 

Sources :

http://www.france-info.com/spip.php?article159075&the...

http://www.graphiline.com/article/10757/L-imprimerie-Queb...

21.03.2008

PLAN SOCIAL RPA PROCESS, 121 FAMILLES

1416649835.gif

FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.

121 salariés

Date :

Février/Mars 2008

Société :

L'usine RPA Process Technologies

Effectifs :

83 salariés + 158 salariés à Coulonges sur Sarthe

Région, ville :

Darnétal en Seine-Maritime, Rouen et une autre filiale du groupe AP Filtration, implantée à Coulonges-sur-Sarthe (Orne)

Secteur, activité

Equipements pour la filtration industrielle et le malaxage

Propriétaire :

L'usine RPA Process Technologies, filiale du groupe français AP Filtration, de Darnétal en Seine-Maritime

Causes alléguées :

L'entreprise souhaite désormais se concentrer sur l'ingénierie, et non plus sur la production

.Nombre de salariés concernés :

53 salariés à Darnétal et 68 à Coulonges soit 121 salariés.

Actions des salariés :

L'usine RPA Process Technologies, filiale du groupe français AP Filtration, de Darnétal en Seine-Maritime est bloquée par les 83 salariés du site. Motif : des transporteurs se sont présentés le 30 janvier pour déménager les machines vers la Turquie où l'activité du site est délocalisée.

Divers infos :

19/03/2008

Social

Gain de cause pour la direction de l'entreprise RPA Process Technologies (80 salariés) de Darnétal en Seine-Maritime. Elle avait assigné en référé, le 12 mars, devant le tribunal de grande instance de Rouen (Seine-Maritime) les secrétaires du comité central d'entreprise, des comités d'établissement et des comités d'hygiène et de sécurité.

La direction de l'usine, spécialisée dans les équipements pour la filtration industrielle et le malaxage, reprochait aux délégués de ralentir le calendrier de négociations sur la mise en place d'un plan de sauvegarde. Ce dernier concerne également le site d'une autre filiale du groupe AP Filtration, implantée à Coulonges-sur-Sarthe (Orne) avec une soixantaine de salariés. Le plan prévoit la fermeture de l'usine darnétalaise avec le transfert du siège social qui s'y trouve, vers le site commercial de RPA Process Technologies à Nanterre (Hauts-de-Seine). Ce site compte déjà une vingtaine de salariés et la direction y proposera une trentaine de postes aux salariés de Darnétal.

Concernant l'usine bas-normande, son effectif sera réduit de moitié. " L'objectif est de passer d'un effectif global de 158 à 90 salariés ", résume Martial Houtteville, le directeur général de RPA Process Technologies, "l'entreprise souhaitant désormais se concentrer sur l'ingénierie, et non plus sur la production ".

Quant au calendrier fixé par le tribunal pour les différentes négociations à venir, il devra impérativement être respecté par les deux parties.
01/02/2008

Social

L'usine RPA Process Technologies, filiale du groupe français AP Filtration, de Darnétal en Seine-Maritime est bloquée par les 83 salariés du site. Motif : des transporteurs se sont présentés le 30 janvier pour déménager les machines vers la Turquie où l'activité du site est délocalisée.

Cette entreprise, spécialisée dans les équipements pour la filtration industrielle et le malaxage, devait fermer ses portes début février, mais les salariés n'ont toujours pas reçu leur lettre de licenciement. La direction ne leur confie plus aucun travail depuis plusieurs semaines et ils sont sans nouvelle d'un plan d'accompagnement social qu'ils réclament.

Exit donc les camions repartis bredouilles, " qui ne pourront effectuer leur déménagement qu'après les négociations d'usage concernant le plan social ", affirme un représentant syndical, qui garantit que les machines vont rester sous bonne garde. D'autant plus que certaines d'entre elles n'existent pas sur le marché, puisqu'elles ont été, pour la plupart, fabriquées par des salariés de la PME.

Sources

http://www.usinenouvelle.com/article/blocage-des-salaries...

http://www.usinenouvelle.com/article/rpa-process-technolo...

18.03.2008

SPHEROS MULHOUSE HEIMSBRUNN, 98 FAMILLES.

Spheros confirme la fermeture du site de Mulhouse, délocalisé en Allemagne

le 18/03/2008 à 09:35


Spheros, le groupe allemand de climatisations pour bus, a confirmé en comité d'entreprise la fermeture de l'usine de Heimsbrunn près de Mulhouse (Haut-Rhin), dont la production sera délocalisée en ex-Allemagne de l'Est, a-t-on appris mardi de source syndicale.

Spheros, qui emploie 98 salariés, compte cesser l'activité fin juin lorsque prendra effet la rupture du contrat de sous-traitance entre la maison-mère et le site alsacien, a précisé à l'AFP Christophe Mura, secrétaire adjoint du comité d'entreprise, au lendemain d'une réunion de ce comité.

Le groupe avait annoncé dès le 7 mars dans un communiqué le transfert en juillet de l'intégralité de la production alsacienne vers son usine récemment modernisée de Neubrandenburg (Land de Mecklenburg-Poméranie occidentale), soit 6.000 climatisations et 3.000 appareils de chauffage de bus par an.

L'usine alsacienne s'avère trop chère et non rentable aux yeux du groupe, selon le document remis lors de la réunion du comité d'entreprise lundi. Son coût de fonctionnement atteint 20,3% du chiffre d'affaires contre 7,3 à 15,8% sur les autres sites implantés en Turquie, en Ukraine et en Allemagne, indique le texte dont l'AFP s'est procuré une copie. L'usine a causé au groupe une perte de 1,7 million d'euros en 2007, poursuit le document.

Les salariés ont accusé Spheros d'avoir préparé la délocalisation tout en le faisant travailler massivement en heures supplémentaires. Selon le témoignage de plusieurs d'entre eux, des salariés de Neubrandenburg, où la production sera transférée, ont séjourné dans l'usine alsacienne jusqu'à début mars. "On nous disait que c'était pour nous aider. Maintenant que la fermeture est annoncée, ils sont repartis", ont-ils déclaré.

"Nous travaillons tous les samedis depuis septembre et certains ont accumulé 100 heures supplémentaires", a relevé Jamel Dafri, délégué FO. "Je n'ai jamais autant bossé en sept ans de poste à l'expédition", a ajouté Samir Bouchaïr.

Le groupe Spheros, contrôlé par le fonds Granville Baird et la banque allemand HSH Nordbank, emploie 770 salariés et a réalisé 139 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2007.

SOURCE : http://www.daily-bourse.fr/news.php?news=AFP080318083046....

Toutes les notes