04.05.2008
PLAN SOCIAL STAF HENIN BEAUMONT, 7 FAMILLES

FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.
Le nombre de salariés concernés est assez bas dans cette affaire.
Ce qui est notable, c’est la sauvagerie avec laquelle sont traités les employés.
Lisez les articles.
Date :
Avril 2008
Société :
Staf
Effectifs :
34 employés
Région, ville :
Hénin-Beaumont
Secteur, activité
Hénin-Beaumont
Causes alléguées :
Nombre de salariés concernés :
7
Actions des salariés :
Infos :Tour de passe-passe des licenciés chez Staf
Coûte que coûte. Vaille que vaille. La teinturerie Staf d'Hénin-Beaumont a décidé de licencier sept personnes. Et rien ne semble pouvoir l'arrêter. Lors d'un entretien de prélicenciement hier, la direction s'est en effet rendu compte qu'elle ne pouvait pas renvoyer une employée en raison de son handicap. Qu'à cela ne tienne. Elle a fait appeler une de ses collègues qui manifestait justement devant l'usine en signe de soutien pour la congédier à sa place au pied levé. Celle-ci devrait recevoir sa lettre dans les jours à venir. Et son entretien est d'ores et déjà programmé à mercredi prochain.
" C'est un procédé inhumain, dénonce Pierre Ferrari, adjoint au maire socialiste d'Hénin-Beaumont présent dans la manifestation. Ce n'est pas réglementaire. " Coutumier du fait, le groupe italien qui possède l'usine héninoise avait déjà proposé des reclassements à ses sept salariés la semaine dernière. Au Brésil pour 315 euros par mois. Ou en Turquie pour encore moins. Des salariés licenciés ont décidé d'aller aux prud'hommes. " Et on va leur réclamer un maximum de pognon, assure l'un d'entre eux. Ils se sont foutus de nous, ils vont le regretter. "
Vincent Vantighem et Emma Carlier - ©2008 20 minutes
20 Minutes, éditions du 16/04/2008 - 07h03
**********
Licenciés pour avoir refusé un travail à 300 euros au Brésil ou en Turquie
Des reclassements au Brésil ou en Turquie pour 300 euros mensuels… L'anecdote a fait le tour du pays. Mais à Hénin, elle s'accompagne de cette sentence : ça ou rien. Hier, les salariés de la teinturerie STAF concernés par ces " propositions indécentes " attendaient, banderoles en main, de passer leur grand oral : l'entretien préalable au licenciement. Ambiance.
A ECOUTER : les interviews d'Alain Leclercq, l'un des salariés licenciés, et de Marie-Noëlle Lienemann, députée européenne.
Comme une impression de déjà vécu. Transie hier matin devant l'usine, Chantal sourit, blasée. Licenciée en 1996 de l'usine textile Leblanc (Lille) après dix-sept ans de services, elle avait été embauchée en 1998 chez STAF, à l'ouverture du site. " On était bien contents ! STAF avait repris plusieurs "Leblanc", on se disait qu'on était tranquilles... "
Comme une impression de déjà vécu. Transie hier matin devant l'usine, Chantal sourit, blasée. Licenciée en 1996 de l'usine textile Leblanc (Lille) après dix-sept ans de services, elle avait été embauchée en 1998 chez STAF, à l'ouverture du site. " On était bien contents ! STAF avait repris plusieurs "Leblanc", on se disait qu'on était tranquilles " Dix ans plus tard, on prend les mêmes, et on recommence. Avec ses anciens collègues "Leblanc", Sylvain et Claudine, Chantal, 45 ans, est dans le plan social. S'ils l'ont vu venir ? " C'est pareil qu'il y a dix ans ! Ça craint pour ceux qui restent " Philippe acquiesce. À 24 ans, son étiquette de " petit dernier " du plan, il s'en serait bien passé. " Quand on a vu une machine partir au Brésil, on s'est dit qu'il se passait quelque chose Mais soi-disant qu'il y avait un projet grandiose ! Ils ont même racheté des machines avant l'été. Elles n'ont jamais servi. Elles prennent la poussière. Ça décore ! " Matériel délocalisé, jours chômés " On a fini par s'inquiéter, mais au début de l'année, ils ont dit que tout allait bien. " Un mois après, Claudine, Chantal, Sandra, Sylvain, Philippe, Jeannine et Alain recevaient cette fameuse proposition : reclassés au Brésil ou en Turquie pour les salaires locaux, soit 230 et 315 E (notre édition du 3 avril). Sinon ? Licenciés. S'ils y ont réfléchi ? Rires. " Franchement, pour 2 000 E, j'y vais La plage " Philippe plaisante, mais le coeur n'y est pas. Comment envisager de tout quitter pour ça ? " N'importe quoi "
" Cynisme "
Corinne et Lysiane ne sont pas concernées par le plan. Hier matin, elles étaient présentes par solidarité. Et aussi un peu par lucidité : " On se dit qu'on n'en a plus pour longtemps " Le reste des 34 employés ? Au boulot. L'appel à la grève a fait long feu. " Faut pas leur en vouloir, balance Philippe. C'est argent ! Argent ! Plus personne n'a d'heures d'avance ; ils ont pas les moyens de faire grève ! Faut bouffer ! " Dans ces conditions, la solidarité peine à s'organiser. Alors, entourés d'une poignée de politiques, de syndicalistes et de pas mal de médias, les " STAF " attendent le retour de Jeannine, qui ouvrait le bal des entretiens. À sa sortie, elle annonce : " Ils changent rien aux propositions. Ben j'ai dit non. Ils ont fait des excuses, mais franchement leurs excuses " À 15 h, coup de théâtre pendant l'entretien de Chantal : dossier COTOREP oblige, elle ne fait plus partie de la " charrette ". C'est comme ça que Lysiane apprend qu'elle la remplace sur le banc des licenciés. Le choc ! Sur le fond, et sur la forme. " Simple maladresse ", explique la direction à la délégation reçue en fin d'après-midi Maladresse pour les uns, " cynisme dégueulasse " pour les autres. Un syndicaliste conclut : " STAF : j'crois qu'on n'a pas fini d'en entendre parler. " •
ANNA MORELLO
mercredi 16.04.2008, 08:38
Sources :
http://www.20minutes.fr/article/225685/Lille-Tour-de-pass...
http://www.lavoixeco.com/actualite/Secteurs_activites/Tex...
08:26 Publié dans FICHES PLAN SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : staf, plan, social, henin-beaumont
15.04.2008
LIQUIDATION ENCA HENIN-BEAUMONT, 20 FAMILLES

Date :
Avril 2008.
Société :
Enca
Effectifs :
20 salariés.
Région, ville :
Hénin-Beaumont.
Secteur, activité
La société Enca, spécialisée dans la vitrine de boulangerie sur mesure, emploie 20 personnes.
Causes alléguées :
Nombre de salariés concernés :
20 salariés .
Actions des salariés :
?
Infos
Hénin-Beaumont : Enca, encore une société en liquidation sur le boulevard Darchicourt !
mercredi 02.04.2008, 10:09
Après les difficultés rencontrées par IBT et les fermetures de Sublistatic et Energy Plast, une autre entreprise du boulevard Darchicourt a été placée en liquidation judiciaire. La société Enca, spécialisée dans la vitrine de boulangerie sur mesure, emploie 20 personnes.
Odeurs de colle, bruits de visseuse. Dans les ateliers de la société Enca, boulevard Darchicourt à Hénin-Beaumont, hier était presque un jour de travail comme les autres. Presque. Parce qu'à y regarder de plus près, des salariés sont occupés à peaufiner leurs CV sur des ordinateurs, des offres d'emplois sont punaisées sur un tableau en liège. L'orchestre est à bord mais le navire coule. Hier, les salaires du mois de mars n'avaient pas encore été versés.
Les vingt salariés de cette entreprise spécialisée dans la vitrine de boulangerie sur mesure ont presque eu le temps de s'y faire. Depuis le 21 décembre, l'épée de Damoclès menace. C'était à 15 h, les salariés apprenaient qu'Enca était placée en redressement judiciaire. Un peu plus de trois mois plus tard, le 7 mars exactement, la société est placée en liquidation par la chambre commerciale du tribunal de Béthune. " On pouvait poursuivre l'activité durant 15 jours en attendant un éventuel repreneur " indique Alain Dupuis, responsable d'atelier devenu représentant du personnel par la force des choses.
La suite commence à être connue dans un boulevard Darchicourt décidément théâtre d'une désindustrialisation brutale. De repreneur, il n'y en pas eu. La fermeture était programmée pour vendredi mais le tribunal a laissé jusqu'au 9 avril pour répondre aux commandes en cours. Après, la messe sera dite.
" On a du mal à se l'expliquer, regrette Olivier Brassart, 14 ans de boutique au compteur et un goût amer dans la bouche, on avait du travail. " Alain Dupuis renchérit : " C'est la première année qu'on avait autant de commandes alors qu'en ce moment, il y a le salon Europain et que traditionnellement l'activité baisse en cette période. " Alors ? Alors, cette liquidation intervient après plusieurs années d'une histoire chaotique pour cette PME du boulevard Darchicourt. Depuis le lancement de cette activité de fabrication de vitrines en 1987, le site est passé en de nombreuses mains : Batinox, Électrolux, TMB, IBT... jusqu'à son rachat en 2005 par la société Dumoulin basée à Libercourt. Début 2006, Patrice Dumoulin part en retraite et revend ses sociétés à Yves-Marie Legrand. Lequel crée Lymo industries, une holding comprenant - à Hénin-Beaumont - Enca, - à Libercourt -, la SA Dumoulin (menuiserie pour la grande distribution) et la société MAP (des monteurs, poseurs de vitrines). Les deux dernières nommées sont actuellement en redressement judiciaire. •
PIERRE-LAURENT FLAMEN
Source :
http://www.lavoixeco.com/actualite/Secteurs_activites/Com...
12:26 Publié dans RESTRUCTURATION, DEPARTS VOLONTAIRES. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : liquidation, judiciaire, enca, hénin-beaumont


