25.07.2008

PLAN SOCIAL WANNISOL ANZIN, 23 FAMILLES.

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 Depuis le 23 fevrier : 18 501 familles. 

FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.

 

 

Date :

Juillet 2008

Société :

Wannisol

Effectifs :

23.

Région, ville :

Valenciennes

Secteur, activité

calorifugeage industriel.

Propriétaire :

 

Causes alléguées :

Liquidation.

Nombre de salariés concernés :

23

Actions des salariés :

Grève

Infos :

Les salariés de Wannisol abandonnés à leur sort : les pouvoirs publics alertés

samedi 12.07.2008, 05:51 - La Voix du Nord

Suite à l'annonce de la situation dans laquelle se trouvent les vingt-trois salariés de l'entreprise Wannisol à Anzin (notre édition de jeudi), des procédures se sont immédiatement mises en oeuvre.

Pas de temps à perdre. Des salaires qui ne sont pas versés, un travail qui n'est plus organisé et une direction qui ne répond plus : pour les salariés de Wannisol, en grève depuis mercredi, il y a urgence. Saisie par le personnel, la CGT a sonné à toutes les portes. Et les pouvoirs publics ont bien mesuré la gravité de la situation.

 

L'un des premiers à réagir a été Alain Bocquet, qui a écrit au procureur de la République, Vincent Lesclous, ainsi qu'au sous-préfet, Marc Burg. Le député-maire de Saint-Amand évoque une " situation inadmissible " et leur demande d'" examiner les solutions et les actions qui peuvent être enclenchées immédiatement ".

Dossier transféré au parquet de Senlis

Pour le procureur, la solution consiste, dès lors que l'état de cessation de paiement est avéré, à saisir le tribunal de commerce pour qu'il ouvre une procédure collective (mise en redressement ou en liquidation judiciaire). Celui de Valenciennes, qui recevait une délégation de salariés jeudi matin, a dû toutefois constater l'incompétence de sa juridiction : le siège de la société a été déplacé de Senlis (Oise) à Anzin depuis moins de six mois. Vincent Lesclous a dès lors informé son homologue oisien, qui a déjà reçu les éléments du dossier. Le procureur de Senlis devait donc sans tarder saisir le tribunal de commerce de cette ville.

D'autres procédures ont été engagées. Un huissier a constaté que les salaires n'avaient pas été versés. Et l'inspection du travail est intervenue hier matin au siège de l'entreprise, rue Jean-Jaurès à Anzin. Où le personnel a fait ce constat que du matériel informatique a disparu.

Le retour du patron ?

Le patron de Wannisol, dont les salariés restaient sans nouvelles depuis lundi, s'est manifesté auprès de membres du personnel. De source syndicale, deux salariés supplémentaires ont reçu leur paie du mois de juin. M. O'Kane aurait fait part de sa venue sur le site mardi prochain : nul doute qu'il y sera très attendu. • B. D.

 

Wannisol en liquidation : pourquoi c'est allé si vite

mercredi 23.07.2008, 04:57 - La Voix du Nord

 

| SOCIAL |

Retour sur les conditions qui ont vu Wannisol mise en liquidation par le tribunal de commerce de Senlis jeudi dernier (notre édition de samedi).

L'affaire est donc allée très vite. La vacance judiciaire approchant, Patrick O'Kane a déposé mercredi dernier son dossier devant le tribunal de commerce de Senlis (Oise)... qui l'a examiné dès le lendemain. Avec une sentence inéluctable : la liquidation pour cette entreprise anzinoise de vingt-trois salariés, spécialisée dans le calorifugeage industriel.

 

Un moment, Patrick O'Kane avait voulu croire le redressement possible. Temps qui aurait été mis à profit par l'entreprise pour récupérer son dû auprès de ses clients : sur les 100 000 E attendus fin juin, 20 000 E avaient alors été réglés. Mais la grève déclenchée par les salariés a précipité les choses : " Nous avions cinq mois de travail devant nous, mais notre carnet de commandes s'est trouvé alors divisé par quatre en vingt-quatre heures, expose le gérant. Le tribunal en a tiré la conséquence. " Patrick O'Kane déplore les accusations lancées par la CGT alors que lui-même n'a jamais cessé d'être en relation avec les deux délégués désignés au sein du personnel. " Ce n'est pas l'intervention de ce syndicat qui a permis de payer plus vite les salaires : il me fallait juste un peu de temps.

" " Pas amer mais déçu ", l'entrepreneur tire cette leçon de l'échec : " Nous faisions trop de chiffre d'affaires avec les grands groupes du BTP. On connaît leur moralité ! C'est ça qui nous a asphyxiés. " Le liquidateur est attendu sur site le 29 pour signifier leur licenciement économique sans indemnités aux 23 salariés. Sans attendre, 5 ont démissionné.

• B. D.

Sources :

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Valenciennes/actualite...

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Valenciennes/actualite...

PLAN SOCIAL ROUGIER ET PLE, 180 FAMILLES.

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FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.

Date :

Juillet 2008

Société :

Rougier & Plé, Graphigro, Créa

Effectifs :

180

Région, ville :

Secteur, activité

magasins de loisirs créatifs et de beaux-arts

Propriétaire :

Marc DeSerres, patron de la maison-mère DeSerres Canada et unique actionnaire

Causes alléguées :

Nombre de salariés concernés :

180

Actions des salariés :

Infos :

Graphigro et Rougier & Plé s’effacent des loisirs créatifs JULIA PASCUAL QUOTIDIEN : samedi 19 juillet 2008

Sur le site web des magasins de loisirs créatifs et de beaux-arts DeSerres France (Rougier & Plé, Graphigro, Créa), on peut encore voir la présentation des nouveaux produits de juin et des soldes d’été. Pourtant, vendredi, dans les boutiques, les rayons étaient presque vides. Il n’y a pas eu de livraison depuis deux mois. A 19 heures, les treize magasins ont baissé leurs rideaux pour peut-être ne plus les relever.

Le groupe français est en cessation de paiement depuis le 4 juillet. Il a été placé en liquidation judiciaire jeudi soir par le tribunal de commerce de Paris, qui a ordonné la cessation d’activité. Ce coup de grâce fait suite à l’annonce brutale le 11 juin par Marc DeSerres, patron de la maison-mère DeSerres Canada et unique actionnaire, de l’arrêt du financement de sa branche française. Marc DeSerres avait racheté les enseignes françaises (anciennement Artacréa) il y a un an, après divers plans sociaux, cessations de paiement et redressements judiciaires. La direction DeSerres France ne s’explique pas ce coup d’arrêt : "Il n’y a pas eu de signal d’alerte. On a une très forte progression du chiffre d’affaires sur un marché en régression. Même si ça ne correspond pas aux objectifs fixés." Les repreneurs ont jusqu’au 30 juillet pour se manifester, 180 salariés sont sur la sellette.

"La manière dont il [Marc DeSerres, ndlr] est parti est ignoble. On était sur le point de sortir du plan de continuation. On était à + 30 % de chiffre d’affaires par rapport à l’an dernier", s’indigne Francis Bueno, délégué CGT. "On suppose qu’il y a des problèmes au Canada. Il y a eu 31 licenciements là-bas", fait-il remarquer. "Il attendait un retour sur investissement disproportionné", tranche Eric Derennes, délégué CNT. Marc DeSerres n’a en tout cas pas communiqué sur ces difficultés, hormis l’évocation d’une conjoncture économique défavorable.

Certains salariés critiquent aujourd’hui les choix commerciaux de celui qui était présenté à son arrivée, en mai 2007, comme un professionnel du secteur : "Il aurait fallu plus de qualité et de spécificité au niveau des produits, estime Hélène Osmane, déléguée CGT. Au lieu de ça, il a misé sur le scrapbooking [décoration d’albums photos, ndlr] très à la mode en Amérique du Nord." Le premier magasin Rougier & Plé a vu le jour en 1854. La marque est une référence en matériel d’artisanat d’art. Ses employés attendent maintenant leur lettre de licenciement et l’annonce éventuelle d’une reprise, globale ou partielle.

 

Marie-Ève Fournier
Le Journal de Montréal

La Confédération des Syndicats du Commerce (CNT) réagit vivement à la déroute des magasins Rougier&Plé, Graphigo et Créa.

France

DeSerres vilipendé par les syndicats

Mise en ligne 23/07/2008 04h00

"La CNT exige de M. Marc DeSerres qu'il prenne enfin ses responsabilités. Il doit à chaque salarié qu'il a trahi un dédommagement matériel et moral en euros !", a dit au Journal le délégué syndical Eric Derennes.

En outre, la centrale syndicale a rédigé un tract impitoyable intitulé "Liquidation pendant les soldes", en référence à la période où les magasins français offrent leurs meilleurs rabais (juillet). La CNT y remercie le Québécois pour son "brillant et emblématique exemple de management".

De l’avis de la centrale syndicale, Marc DeSerres démontre "une méconnaissance des beaux-arts et des arts graphiques en France", "une incompétence en ce qui concerne la politique économique et sociale d’une entreprise" et "un mépris sournois des salariés".

La CNT ajoute que le "requin québécois" a démontré son "immense capacité de semer le trouble et de gâcher la vie des salariés". "La stratégie produit DeSerres se résume ainsi : vendre cher des articles médiocres aux clients français", ajoute-t-on.

"Je suis un peu surpris par ces commentaires. Ça frise la malhonnêteté", a réagi Marc DeSerres.

√ D’après la CNT, les ventes de DeSerres France ont "progressé constamment et régulièrement de 30%, de mai 2007 à juin 2008".

14 mois après l'acquisition

Omer DeSerres ferme ses 13 magasins de France

Mise en ligne 23/07/2008 04h00
Mise à jour 23/07/2008 08h10

Marie-Eve Fournier
Le Journal de Montréal

L’aventure d’Omer DeSerres en France aura été de courte durée. Les magasins de matériel artistique acquis dans l’Hexagone il y a 14 mois viennent d’être fermés. La rentabilité n’était pas au rendez-vous.

Les 13 magasins exploités sous les enseignes Rougier & Plé, Graphigo et Créa ont cessé leurs activités vendredi. Quelque 180 personnes ont alors perdu leur emploi, une situation qui soulève l’ire des syndicats.

" La compagnie qu’on a achetée était techniquement en faillite et on a tenté de la sauver, mais c’était difficile. Les ventes et les marges n’étaient pas là ", a déclaré au Journal Marc DeSerres, président de l’entreprise du même nom.

Cette transaction " de moins de 5 M$ " avait été conclue en mai 2007, mais révélée au public en mars 2008. Ironiquement, Marc DeSerres avait attendu d’être certain qu’il ne " s’était pas trompé " avant d’organiser sa conférence de presse.

Acquéreur recherché

Seulement deux mois plus tard, " la décision était prise d’essayer de trouver un acquéreur ou un partenaire ", confie Marc DeSerres, petit-fils du fondateur, Omer. Un mandat en ce sens a d’ailleurs été confié sur-le-champ à une entreprise spécialisée dans le domaine.

Aujourd’hui, il est trop tard pour trouver un partenaire, DeSerres veut quitter la France.

" Est-ce que j’ai espoir (de trouver un acquéreur) ? Je ne sais pas ", confesse l’homme d’affaires, qui préfère ne pas révéler combien il a perdu d’argent dans cette affaire.

" On a fait le maximum "

Même s’il s’est rendu en France tous les mois et a fait " le maximum " pour redresser les 13 magasins, les difficultés du marché ont eu raison des magasins Rougier & Plé, Graphigo et Créa.

" Le pouvoir d’achat des Français a été très réduit depuis 6 mois ", fait valoir Marc DeSerres. À son avis, le fait que les employés soient syndiqués n’a pas joué dans les déboires des magasins.

" Il ne faut jamais regretter ce qu’on fait. Ça a été une expérience. Si on ne prend pas de risques, on n’avance pas ", conclut-il.

Les opérations canadiennes de DeSerres ne sont nullement affectées par cet échec outre-mer, a tenu à préciser le président. Le magasin d’Ottawa, qui a ouvert il y a quelques semaines, réalise des ventes " au-delà des attentes ". Aucune autre ouverture n’est prévue pour 2008.

√ En mars, les magasins Omer DeSerres ont raccourci leur dénomination sociale en laissant tomber le prénom " Omer ".

 

Sources :

http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/339914....

http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2008/07...

http://www.crea.tm.fr/

04.07.2008

PLAN SOCIAL TAF AIX-NOULETTE, 77 FAMILLES

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Depuis le 23 fevrier : 15 195 familles.

FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.

Date :

juillet 2008

Société :

TRANSARTOISFRIGO

Effectifs :

77 salariés, dont une quarantaine de chauffeurs

Région, ville :

Aix-Noulette

Secteur, activité

Transport

Propriétaire :

Causes alléguées :

Plusieurs difficultés étaient évoquées dont la flambée des cours du gazole

Nombre de salariés concernés :

77 salariés

Actions des salariés :

Infos :

TRANSARTOISFRIGO (Aix-Noulette) : Liquidation judiciaire

vendredi 04.07.2008, 08:27

L'entreprise TransArtoisFrigo et deux filiales basées à Aix-Noulette, entre Lens et Béthune, ont été placées en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Béthune, vendredi. Les 77 salariés, dont une quarantaine de chauffeurs, vont être licenciés.

Spécialisée dans le transport frigorifique vers l'Angleterre, la Belgique et les longues distances nationales, l'entreprise avait déposé le bilan en mars.

Plusieurs difficultés étaient évoquées dont la flambée des cours du gazole. Le redressement judiciaire était prévu pour durer six mois. L'incertitude sur la capacité de l'entreprise à faire face à ses charges aurait précipité la décision dans un contexte difficile sur le marché du transport. Selon le PDG, Jacques Lefebvre, deux groupes auraient même décliné leur offre de reprise à la mi-juin.

TransArtoisFrigo (Aix-Noulette)

en liquidation judiciaire

L'entreprise de transports frigorifiques TAF (TransArtoisFrigo) à Aix-Noulette, entre Lens et Béthune, a été placée en liquidation judiciaire, vendredi, par le tribunal de commerce de Béthune. Deux filiales de cette société familiale fondée en 1970 ont subi le même sort. Soixante-dix-sept salariés dont une quarantaine de chauffeurs sont sur le point d'être licenciés. TAF avait déposé le bilan le 13 mars suite à des difficultésfinancières en partie liées à la hausse du prix du gazole. Depuis, un redressement judiciaire était en cours.

Sources :

http://www.arras.maville.com/TransArtoisFrigo-Aix-Noulett...

http://www.lavoixeco.com/actualite/la_une/euroregion/2008...

03.07.2008

PLAN SOCIAL TEMPE RIXHEIM, 73 FAMILLES

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Depuis le 23 fevrier : 15 118 familles.

FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.

Date :

juillet 2008

Société :

Tempé

Effectifs :

373

Région, ville :

Rixheim (Haut-Rhin).

Secteur, activité

Charcuterie industrielle.

Propriétaire :

Le tribunal a retenu notre projet qui représente l'offre la plus pérenne et permettra de sauver 300 emplois sur 373", s'est félicité l'actuel directeur qualité de Tempé, Frédéric Kiszko, qui deviendra directeur général de la société

Causes alléguées :

Tempé, qui a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 50 millions d'euros en 2007, avait été placée en redressement judiciaire suite à un arrêt de la cour d'appel de Colmar. Celui-ci avait " fait droit à la demande du syndicat Force ouvrière qui s'était prévalu de l'application de la Convention collective nationale des industries charcutières rétroactivement au 1er janvier 2000 ", expliquait alors la direction. Jusqu'alors, Tempé appliquait la Convention collective de la charcuterie de détail. Les conséquences de cette décision engendraient un surcoût évalué à 7 millions d'euros pour la période 2000-2007 et 800.000 euros par an ensuite.

Nombre de salariés concernés :

73

Actions des salariés :

Infos :

Industrie agro-alimentaire - Des cadres reprennent la charcuterie industrielle alsacienne Tempé


( Publié le 02/07/2008 à : 18H 05 min )

 

La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse a approuvé jeudi le plan de reprise de la charcuterie industrielle alsacienne Tempé par quatre cadres de l'entreprise, au grand dam des représentants du CE qui dénoncent le retour de l'ancienne équipe.

"Le tribunal a retenu notre projet qui représente l'offre la plus pérenne et permettra de sauver 300 emplois sur 373", s'est félicité l'actuel directeur qualité de Tempé, Frédéric Kiszko, qui deviendra directeur général de la société.

Au nom de l'intersyndicale Cgt-Cftc-FO, Danielle Sage, déléguée FO et secrétaire du comité d'entreprise (CE) s'est dite pour sa part "estomaquée" par la décision du tribunal qui revient à remettre en selle "les mêmes cadres qui ont contribué à 20 millions d'euros de pertes cumulées, avec l'ancien Pdg qui revient en tant que consultant". Selon elle, les 73 licenciements "ne sont que le début, car bientôt l'usine Tempé ne sera plus qu'un siège social", compte tenu du développement de la sous-traitance qu'entendent mettre en place les repreneurs choisis. "D'autres projets de reprise qui tenaient mieux la route et qui étaient mis en place par de vrais professionnels étaient en lice", a-t-elle encore déploré.

Spécialisée dans la charcuterie et la gastronomie alsacienne

Interrogé par l'Afp sur les interrogations des représentants du personnel, M. Kiszko a rétorqué que le développement des "partenariats extérieurs" avait pour but de "développer l'entreprise" et ainsi de pérenniser l'emploi. Il a confirmé que l'ancien Pdg accompagnait le nouveau projet "à titre transitoire en tant que consultant". Selon lui, l'équipe en place "a prouvé qu'elle était capable de renouer avec les bénéfices" et va pouvoir désormais "prendre un nouveau départ".

Créée en 1910, Tempé est spécialisée dans la charcuterie et la gastronomie alsacienne. Elle emploie environ 400 salariés répartis sur trois sites de production et une trentaine de points de ventes. Après une période difficile au début des années 2000, Tempé avait renoué avec les bénéfices en 2005, pour un chiffre d'affaires actuel de quelque 50 millions d'euros. Malgré un premier plan social en 2001 (111 emplois supprimés), l'entreprise avait finalement dû être placée en redressement judiciaire en février dernier.

Source : AFP


La charcuterie alsacienne Tempé reprise par ses cadres

02/07/2008

Capital

La charcuterie industrielle alsacienne Tempé, dont le siège se trouve à Rixheim (Haut-Rhin), pourra poursuivre son activité. La chambre commerciale du tribunal de Mulhouse a en effet validé mercredi le projet de reprise des actifs par quatre des cadres actuels de l'entreprise, presque centenaire. Ils ont reçu l'appui financier par la société d'investisseurs privés Ambassador Foods, basée au Luxembourg.

Tempé, qui avait été placée en redressement judiciaire fin février, compte 373 salariés, répartis dans les activités de production et de vente au détail. " Notre projet propose une reprise de 300 personnes et permet de conserver le capital humain et le savoir-faire de Tempé ", précise Frédéric Kiszko, directeur qualité et futur directeur général de l'entreprise. " Ce projet permet de sauver un maximum d'emplois et de ne pas démanteler un groupe dont les deux entités de vente et de production, bien ancrées l'une à l'autre, sont difficilement séparables ", écrivent les quatre cadres repreneurs dans un communiqué. Henk Blom, qui occupait les fonctions de président du directoire de Tempé, " accompagnera la phase de transition en qualité de consultant externe ", précise Frédéric Kiszko.

Tempé, qui a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 50 millions d'euros en 2007, avait été placée en redressement judiciaire suite à un arrêt de la cour d'appel de Colmar. Celui-ci avait " fait droit à la demande du syndicat Force ouvrière qui s'était prévalu de l'application de la Convention collective nationale des industries charcutières rétroactivement au 1er janvier 2000 ", expliquait alors la direction. Jusqu'alors, Tempé appliquait la Convention collective de la charcuterie de détail. Les conséquences de cette décision engendraient un surcoût évalué à 7 millions d'euros pour la période 2000-2007 et 800.000 euros par an ensuite.

Sources :

http://www.usinenouvelle.com/article/la-charcuterie-alsac...

http://www.web-agri.fr/actualite-agricole/economie-social...

15.04.2008

LIQUIDATION ENCA HENIN-BEAUMONT, 20 FAMILLES

Depuis le 23 fevrier : 7345 familles.  
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FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.

Date :

Avril 2008.

Société :

Enca

Effectifs :

20 salariés.

Région, ville :

Hénin-Beaumont.

Secteur, activité

La société Enca, spécialisée dans la vitrine de boulangerie sur mesure, emploie 20 personnes.

Causes alléguées :

Liquidation judiciaire.

Nombre de salariés concernés :

20 salariés .

Actions des salariés :

?
Infos

Hénin-Beaumont : Enca, encore une société en liquidation sur le boulevard Darchicourt !

mercredi 02.04.2008, 10:09

Après les difficultés rencontrées par IBT et les fermetures de Sublistatic et Energy Plast, une autre entreprise du boulevard Darchicourt a été placée en liquidation judiciaire. La société Enca, spécialisée dans la vitrine de boulangerie sur mesure, emploie 20 personnes.

Odeurs de colle, bruits de visseuse. Dans les ateliers de la société Enca, boulevard Darchicourt à Hénin-Beaumont, hier était presque un jour de travail comme les autres. Presque. Parce qu'à y regarder de plus près, des salariés sont occupés à peaufiner leurs CV sur des ordinateurs, des offres d'emplois sont punaisées sur un tableau en liège. L'orchestre est à bord mais le navire coule. Hier, les salaires du mois de mars n'avaient pas encore été versés.
Les vingt salariés de cette entreprise spécialisée dans la vitrine de boulangerie sur mesure ont presque eu le temps de s'y faire. Depuis le 21 décembre, l'épée de Damoclès menace. C'était à 15 h, les salariés apprenaient qu'Enca était placée en redressement judiciaire. Un peu plus de trois mois plus tard, le 7 mars exactement, la société est placée en liquidation par la chambre commerciale du tribunal de Béthune. " On pouvait poursuivre l'activité durant 15 jours en attendant un éventuel repreneur " indique Alain Dupuis, responsable d'atelier devenu représentant du personnel par la force des choses.


La suite commence à être connue dans un boulevard Darchicourt décidément théâtre d'une désindustrialisation brutale. De repreneur, il n'y en pas eu. La fermeture était programmée pour vendredi mais le tribunal a laissé jusqu'au 9 avril pour répondre aux commandes en cours. Après, la messe sera dite.
" On a du mal à se l'expliquer, regrette Olivier Brassart, 14 ans de boutique au compteur et un goût amer dans la bouche, on avait du travail. " Alain Dupuis renchérit : " C'est la première année qu'on avait autant de commandes alors qu'en ce moment, il y a le salon Europain et que traditionnellement l'activité baisse en cette période. " Alors ? Alors, cette liquidation intervient après plusieurs années d'une histoire chaotique pour cette PME du boulevard Darchicourt. Depuis le lancement de cette activité de fabrication de vitrines en 1987, le site est passé en de nombreuses mains : Batinox, Électrolux, TMB, IBT... jusqu'à son rachat en 2005 par la société Dumoulin basée à Libercourt. Début 2006, Patrice Dumoulin part en retraite et revend ses sociétés à Yves-Marie Legrand. Lequel crée Lymo industries, une holding comprenant - à Hénin-Beaumont - Enca, - à Libercourt -, la SA Dumoulin (menuiserie pour la grande distribution) et la société MAP (des monteurs, poseurs de vitrines). Les deux dernières nommées sont actuellement en redressement judiciaire. •

PIERRE-LAURENT FLAMEN

Source :

http://www.lavoixeco.com/actualite/Secteurs_activites/Com...

05.03.2008

LIQUIDATION EN COURS RENCAST, SALOMON.

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Cher lecteur, chère lectrice, 

Ces informations sont peu reprises sur le Web.

Ainsi, google actualités n'affiche sur ces entreprises que 2 ou 3 dépêches.

J'avais lu quelques billets sur Salomon rumilly (250 salariés) mais je découvre que Rencast employant 1000 salariés est en redressement judiciaire depuis le 27 décembre.

Nous assistons aux dégâts collatéraux provoqués par les plans de réductions des coûts mis en place par les constructeurs automobiles.

Je découvre également que les "eaux d'Evian" connaissent des problèmes sociaux.

J'en saurai plus dans la journée.

Cordialement.

*****

Rencast devant le tribunal de commerce de Lyon
(26/02/2008 à 12:12)


Ce matin, les juges du tribunal de commerce de Lyon se sont à nouveau penchés sur l'avenir de l'équipementier automobile, placé depuis le 27 décembre dernier en redressement judiciaire avec période d'observation de six mois.
Présente sur le secteur de la fonderie aluminium cette entreprise dont le siège est à Bron possède une usine à Thonon. Elle est en proie à de nombreuses difficultés. En mars dernier elle avait dû fermer une unité de fabrication à Douvaine (Haute-Savoie) employant 100 personnes avant de se retrouver en cessation de paiement.
L'audience de ce matin a permis d'entendre les deux actionnaires actuels et les deux administrateurs judiciaires. Un point a été fait sur le plan de continuation. Sa faisabilité laisse les syndicats sceptiques a précisé, à La Boussole 74, Jean-Luc Clément, membre de l'intersyndicale, à la sortie du tribunal. Il nous a aussi indiqué que cinq repreneurs seraient sur les rangs en cas de rejet de ce plan.
Une nouvelle audience doit avoir lieu dans deux mois.
Rencast, travaillant essentiellement pour Renault et Peugeot, emploie 1 000 personnes. Elle a réalisé en 2007 un chiffre d'affaire de 160 millions d'euros pour un résultat qui devrait être tout juste positif et une dette cumulée de plusieurs millions.
L'ensemble des syndicats appellent à un rassemblement samedi 1er mars à Thonon à 10 h Place des Arts.

Pierre Faure

Rencast, plus de 200 manifestants
(03/03/2008 à 08:53)

Ils étaient environ 230 à manifester samedi à Thonon. Cela fait neuf semaines que l’entreprise Rencast est en redressement judiciaire.
Les salariés, venus faire valoir leurs inquiétudes, ont été rejoints par les Salomon qui ont fait le déplacement depuis Rumilly, mais aussi les salariés des Eaux d’Evian, des papeteries du Léman et des Hôpitaux du Léman

http://www.laboussole74.com/rubriques_zoom.php?cat=1&...

http://www.laboussole74.com/rubriques_zoom.php?cat=1&...

le 07/02/2008 à 19:15


Les syndicats des sites de fabrication de skis des marques Rossignol, Dynastar et Look fixations, propriété de l'Américain Quiksilver, ont exprimé, jeudi à Nevers, leur "inquiétude" pour leurs emplois menacés par les plans sociaux et les délocalisations.

"Devant l'accumulation de plans sociaux, les délocalisations de chaînes de production et la baisse vertigineuse de nos commandes, nous sommes très inquiets pour l'avenir de nos usines et la pérennité de nos emplois", a déclaré Benoît Moisson, délégué CFDT, lors d'une conférence de presse.

Selon le syndicaliste, la réunion commune entre les délégués des sites de Dynastar à Sallanches (Haute-Savoie), de Rossignol à Saint-Jean-de-Moirans (Isère) et de Look Fixations à Nevers, "est une première".

Plusieurs lignes de montage de l'usine de Nevers (207 salariés), dernière usine française à produire des fixations, "ont déjà été déménagées en Pologne début janvier et deux autres devraient suivre d'ici la fin de l'année", a ajouté M. Moisson.

De plus, les contrats de commandes supplémentaires ont été très fortement "réduits, pour passer de 500.000 à seulement 50.000 pour 2008", ce qui va déjà s'avérer "très préjudiciable pour tous les emplois précaires" (160 CDD en pleine saison, NDLR), a poursuivi le délégué syndical.

Selon la CFDT, "Quiksilver n'a pas de stratégie industrielle sur le long terme pour le groupe et pratique une politique à court terme pour tenter de sauver l'action en bourse".

L'intersyndicale (CFDT-CGT-FO) a ajouté qu'elle avait "déclenché la procédure de droit d'alerte" aux comités d'entreprise respectifs de Look et de Rossignol, et "(s'apprêtait) à le faire" pour Dynastar.

Le groupe américain Quiksilver, propriétaire des trois marques de matériel sportif français depuis 2005, a restructuré Rossignol en fermant l'usine de Saint-Etienne-de-Crossey (Isère) et supprimé des postes à Sallanches (Haute-Savoie) et à Nevers.

Il étudie actuellement la possibilité de vendre certaines marques.

A l'automne 2007, le Finlandais Amer Sport, propriétaire de Salomon, avait annoncé qu'il allait supprimer 400 emplois dans le monde en 2008, dont 250 à l'usine de Rumilly (Haute-Savoie) et 34 au siège de Salomon à Annecy.

Le plan social a ensuite été suspendu fin janvier par le juge des référés du tribunal de grande instance d'Annecy.

http://www.daily-bourse.fr/news.php?news=AFP080207180801....

04.03.2008

LIQUIDATION EXPRESS LENOIR ET MERCIER, 132 FAMILLES.

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4 mars 2008

Bogny-sur-Meuse 

Lenoir-et-Mernier : c'est fini ! 132 salariés à la rue

LE sort de Lenoir-et-Mernier était « plié » depuis mardi quand Pascal Massena, seul candidat susceptible de présenter un plan de redressement, a jeté l'éponge. Signe avant-coureur d'une fermeture.
La décision prise, hier, par le tribunal de commerce de placer le groupe bognysien en liquidation judiciaire n'a donc surpris personne.
Cette mesure laisse 132 salariés sur le carreau dans un secteur géographique où le syndrome de Thomé-Génot est encore dans toutes les mémoires. Une bonne partie du personnel va rejoindre les 400 chômeurs déjà répertoriés par l'ANPE à Bogny-sur-Meuse.
 

 « C'est un drame économique et humain. Maintenant, la priorité va à la sauvegarde d'un maximum d'emplois et à d'éventuels projets de reprise. En se méfiant des prédateurs » souligne Erik Pilardeau. Le choc est rude pour ces 132 travailleurs persuadés de payer là une mauvaise gestion de l'entreprise, d'ailleurs relayée par différents audits. A l'énoncé du jugement, la colère prend d'ailleurs le dessus sur l'abattement. La vindicte vise les deux dirigeants du groupe. A savoir : Philippe Jarlot, l'ancien Pdg, un moment pris à partie par un ouvrier et son associé, Pascal Massena, qui, le matin, avait présenté un ultime plan de cession-reprise avec le soutien d'un fonds d'investissement américain. « Un énième projet sorti de son chapeau » ironise un salarié.


Mais le tribunal n'est pas dupe. Comme en attestent ses conclusions : « Il résulte des explications du juge commissaire qu'aucun plan de redressement n'est possible en l'état actuel de l'actionnariat et que la recherche d'autres actionnaires susceptibles de recapitaliser la société est demeurée vaine ». La tristesse se lit alors sur tous les visages. Les échanges sont même parfois assez vifs entre délégués syndicaux et élus de terrain.
Jean-Paul, responsable de fabrication, ne cache pas son amertume. « Subir cela alors qu'on sait l'usine viable, c'est très dur. Les collectivités ne nous ont laissé aucune chance. Je crains des actions plus radicales ».


Martine, 46 ans, mère de deux enfants, voit l'avenir d'un mauvais œil : « La situation n'est pas belle. Ça craint pour l'avenir. Je vis ça très mal après 22 ans dans l'entreprise ». Claude Barbette, 56 ans, le doyen de la « boutique » est atterré. « La boîte ce n'est pas qu'un simple gagne-pain. J'y ai passé 41 ans à divers postes. C'était notre monde à nous. Cette annonce est un crève-cœur. Il ne restera bientôt plus que des souvenirs. Je me fais du souci pour les plus jeunes, dont mon fils : Damien ».

Après s'être donné rendez-vous ce matin pour occuper les différents sites de production, les Lenoir-et-Mernier ont adressé une sortie spéciale à Philippe Jarlot qui a dû quitter le Palais de justice, escorté par la police et sous les jets d'œufs… D'ici la date butoir du 20 février, diverses offres de reprise devraient parvenir au liquidateur judiciaire. Pour combien d'emplois sauvegardés ? That is the question…

Au terme des délibérations du tribunal de commerce, le délégué syndical CFDT et secrétaire du comité d'entreprise de Lenoir-et-Mernier, Claude Choquet, a lu un émouvant et vibrant : « J'accuse » applaudi à tout rompre par la centaine de salariés présents au Palais de justice.

Extraits :
 « J'accuse le Pdg d'avoir développé la stratégie du vautour en reprenant régulièrement des entreprises en liquidation judiciaire (LCAB, Sofinbo, Gérard Bertrand, Dauvin, Venturini, Jayot) et racheté ces entreprises pour une bouchée de pain en bénéficiant d'aides de l'Etat ».
« J'accuse le tribunal de commerce d'avoir distribué ces entreprises, comme on distribue des cacahuètes à un singe ».
« J'accuse le Pdg d'avoir endetté les entreprises de 6 millions d'euros et épuisé les réserves… et d'avoir pillé le parc machines et le stock métal ».
« J'accuse le Pdg d'avoir dépossédé l'entreprise de son patrimoine en se vendant à lui-même les bâtiments Lenoir et LCAB pour 700.000 euros ».
« J'accuse le Pdg d'avoir effectué en 2006 une progression de 10 % des cinq plus gros salaires alors que l'entreprise accusait un déficit de 700.000 euros ».
« J'accuse le Pdg d'avoir favorisé l'embauche des copains et de la famille au détriment de la recherche de compétence ».
« J'accuse le conseil général d'avoir accordé sans contrôle un prêt de 300.000 euros… et d'avoir abandonné les salariés à cause de ce prêt non remboursé ».
« Abandonnés, trahis, volés, il ne nous reste plus que notre colère pour obtenir réparatioN

http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/1007...

Ou l'on retrouve les pratiques douteuses de certain patron :

Article paru
le 22 février 2008
Dans les Ardennes, les 160 salariés d’un petit conglomérat d’usines de boulons, placé en liquidation judiciaire, demandent à l’UIMM de payer pour leur préjudice moral.

Bogny-sur-Meuse (Ardennes), envoyés spéciaux.

Silence dans la vallée, acte 2… Le long des méandres de la Meuse, au coeur des forêts ardennaises, les vautours et les hyènes gardent le moral, eux. Dans le décor, les ouvriers apparaissent désormais pour ce qu’ils sont : la principale espèce menacée de l’écosystème. Qu’elles reprennent ou continuent, les affaires sont les affaires. Après le saccage des ateliers d’estampage Thomé-Génot à Nouzonville, démantelés en octobre 2006 suite aux détournements savamment orchestrés par un noyau d’affairistes américains, voici le tour d’un conglomérat de petites boîtes métallurgiques (Lenoir-et-Mernier, FAV-LCAB, Dauvin, Gérard-Bertrand et Jayot), à Bogny-sur-Meuse, rachetées à prix cassés lors de procédures judiciaires et, en quelques années, méthodiquement pillées pour financer les opérations successives puis elles aussi placées en liquidation depuis le 7 février (lire ci-contre). Mais cette fois-ci, l’architecte du désastre est un vrai gars du coin.

Vieille connaissance de la bonne société ardennaise, Philippe Jarlot a été conseiller prud’homal dans le contingent des employeurs, et il demeure représentant de la CGPME à l’URSSAF et adhérent du Syndicat des industriels métallurgistes Ardennais (SIMA, rebaptisé récemment UIMM Ardennes) et du MEDEF. Et quand - ironie de l’histoire - ce patron du cru propose de racheter pour 8 000 euros un site annexe de Thomé-Génot, Jayot à Gespunsart, le tribunal de commerce n’a pas l’outrecuidance de lui poser trop de questions. « On a toujours fait comme ça avec lui, on lui a offert des boîtes sur un plateau sans lui demander de comptes, observe Xavier Médeau, avocat des Thomé-Génot et, aujourd’hui, des Lenoir-et-Mernier. Lors du rachat de Jayot, j’étais présent à l’audience et je me souviens que l’administrateur judiciaire a expliqué qu’on connaissait bien Philippe Jarlot, qu’il était digne de confiance, pour justifier qu’on ne réclame ni plans ni comptes d’entreprise. La procédure n’a pas été respectée et je réfléchis à l’opportunité d’une action judiciaire pour faire établir la faute de l’État… » Quelques semaines plus tard, en décembre 2006, Benoît Huré, le président (UMP) du conseil général des Ardennes, ne lésine pas sur les mots louangeurs pour saluer « la formidable leçon d’espoir apportée par Philippe Jarlot » dans un département sinistré. Dans la foulée, le conseil général lui octroie 300 000 euros d’aides publiques, contre la promesse de trente emplois. Cet engagement, comme les autres, ne sera jamais tenu : à peine cinq mois plus tard, au début de mai 2007, c’est le dépôt de bilan… Et aujourd’hui, à Bogny-sur-Meuse, dans le berceau historique de la fabrication industrielle de boulons, les 160 salariés des entreprises de boulonnerie Lenoir-et-Mernier, FAV-LCAB et autres sont à la rue, dans une colère noire, avec leur carnet de commandes bien fournis, mais plus un radis pour faire tourner les boutiques.

La suite :

http://www.humanite.fr/2008-02-22_Politique_Patrons-voyou...

http://atg-association.over-blog.com/article-16850092.html