03.05.2008
PLAN SOCIAL TRELLEBORG CARQUEFOU, 450 FAMILLES

FICHE PLAN SOCIAL EN COURS OU A VENIR.
Date :
Avril 2008.
Société :
Trelleborg
Effectifs :
311
Région, ville :
Carquefou.
Secteur, activité
Equipementier automobile.
Causes alléguées :
Trelleborg entend ainsi cesser les productions les moins rentables de ce site : les tuyaux et l'activité mélanges de caoutchouc.
La première, fortement demandeuse de main d'œuvre, sera délocalisée en Turquie et en Pologne. La seconde sera transférée vers des sites de Clermont-Ferrand, Reims et en République tchèque. " Nous étions le dernier producteur de tuyaux en France ", note François Guérin, directeur de la division transferts de fluides. L'activité extrusion-soufflage sera également revue à la baisse. Le groupe doit en effet faire face au désengagement de Renault, son principal client pour cette production.
Nombre de salariés concernés :
450
suppression de 311 emplois et le non renouvellement de 140 postes d'intérimaires sur son site industriel de Carquefou
Actions des salariés :
Un débrayage était prévu mardi 29 avril. D'autres actions pourraient suivre, "plus dures", assurent les syndicats.
Divers infos :
Trelleborg supprime 450 postes à Carquefou
29/04/2008
Social
L'équipementier suédois Trelleborg annonce la suppression de 311 emplois et le non renouvellement de 140 postes d'intérimaires sur son site industriel de Carquefou, près de Nantes (Loire-Atlantique). Ce plan est programmé entre janvier 2009 et mars 2010. Le complexe industriel spécialisé dans les pièces en polymères pour l'automobile compte 1 030 salariés en CDI et 350 intérimaires. Trelleborg entend ainsi cesser les productions les moins rentables de ce site : les tuyaux et l'activité mélanges de caoutchouc.La première, fortement demandeuse de main d'œuvre, sera délocalisée en Turquie et en Pologne. La seconde sera transférée vers des sites de Clermont-Ferrand, Reims et en République tchèque. " Nous étions le dernier producteur de tuyaux en France ", note François Guérin, directeur de la division transferts de fluides. L'activité extrusion-soufflage sera également revue à la baisse. Le groupe doit en effet faire face au désengagement de Renault, son principal client pour cette production.
Globalement, la marque au losange représente près de 60 % de l'activité du site qui fut sa filiale jusqu'en 1994. Demeureront à Carquefou des activités d'injection plastique, de pièces antivibratoires de type supports moteurs et articulation de trains (Modyn), la production de soufflets pour transmission (Prodyn) ainsi que des centres techniques associés. Une petite équipe de R&D sur les antivibratoires rejoindra l'Allemagne. Seules ces activités fortement mécanisées peuvent toujours être rentables en France, estime la direction. " L'activité industrielle sera maintenue et nous allons continuer à investir ", affirme François Guérin. " Depuis la reprise du site par Trelleborg, en 2000, 45 millions d'euros ont été investis ici. " Dans sa nouvelle configuration, le site réalisera près de 110 millions d'euros de chiffre d'affaires contre 155 millions d'euros à présent.
De notre correspondant en Pays de la Loire, Emmanuel Guimard
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Le monde :
Ce lundi 28 avril, en soirée, Claude Guillet n'est pas à la fête. Le maire de Carquefou (divers droite, Loire-Atlantique) n'a pas été informé de l'ampleur du "projet de restructuration" échafaudé par la direction de Trelleborg. L'équipementier automobile suédois emploie près de 1 400 salariés (intérimaires compris) sur cette commune de l'agglomération nantaise. L'élu veut croire que ce plan ne touchera "que les intérimaires pour l'essentiel".
Erreur. Quelques heures avant, la direction a dévoilé sa stratégie de "repositionnement" à l'occasion d'un comité central d'entreprise extraordinaire. Le coût social est lourd. La direction annonce "la suppression de 311 emplois en contrat à durée indéterminée et le non-renouvellement de 140 postes intérimaires d'ici à 2010". Le groupe promet de favoriser les solutions de reclassement. Mais ce plan "entraînera inévitablement des licenciements", concède François Guérin, président de la Business Unit Fluid Solutions, principale unité touchée par ce plan.
"COUP DE MASSUE"
Deux activités - les divisions Tuyaux et Mélanges - sont rayées de la carte. La première, qui concerne la fabrication de durites en caoutchouc, est délocalisée dans les pays de l'Est. La faute "à une concurrence mondiale trop agressive. Sur ce type de produits, la bataille économique est inégale, indique M. Guérin. Nos clients ne cessent de vouloir tirer les prix vers le bas. Nous sommes le dernier site en France à fabriquer ce type de pièces. Tous nos concurrents ont délocalisé leur production dans des pays à bas coût de main-d'oeuvre." Trelleborg ne dérogera donc pas à la règle. "L'activité sera progressivement transférée sur d'autres sites du groupe en Pologne et en Turquie", précise M. Guérin.
L'activité Mélanges plastiques va être répartie sur les sites de Clermont-Ferrand et de Reims, mais va aussi partir en République tchèque. "Une partie minoritaire sera aussi prise en charge par des sous-traitants." Enfin, une troisième branche - Extrusion soufflage - va être revue à la baisse, après la perte d'un important marché avec Renault.
Parallèlement à cette imposante opération, la direction entend remettre en cause certains accords, notamment dans le domaine des 35 heures. "L'équipement automobile est promis à un avenir difficile, il s'agit d'un domaine qui doit faire face à de fortes pressions économiques, explique M. Guérin. Il faut donc trouver des leviers supplémentaires. Nous devons tous nous mettre autour d'une table pour parler sereinement de la question du temps de travail.""Ce plan est inacceptable", rétorque Michel Bourdinot, délégué CFDT, syndicat majoritaire dans l'entreprise, qui évoque "un véritable coup de massue". "On ressent énormément de colère. Cela fait des années que l'on demande à la direction de se diversifier. On a l'impression que l'on nous laisse mourir à petit feu", lâche le syndicaliste. Les éventuelles propositions de reclassement ? "On n'y croit pas, tempête M. Bourdinot. On est sur un site qui compte beaucoup de gens qui ont entre 50 et 55 ans et qui souffrent de problèmes de santé du fait de la pénibilité de leurs postes. Reclasser ces personnes-là sera très difficile."
"On ne va pas se laisser faire, assure Claudine Saïche, 34 ans d'ancienneté, déléguée syndicale CGT. Notre coeur de métier, c'est la transformation du caoutchouc. On a la possibilité de faire autre chose pour maintenir les emplois. On l'a prouvé par le passé, en travaillant pour l'électroménager. Aux commerciaux de faire leur boulot." Un débrayage était prévu mardi 29 avril. D'autres actions pourraient suivre, "plus dures", assurent les syndicats.
Yan Gauchard
Article paru dans l'édition du 30.04.08.
Sources :
http://www.usinenouvelle.com/article/trelleborg-supprime-...http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/04/29/le-sued...
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